Du bois à greffer maintenant offert aux Vergers du Cap!

Suite à plusieurs demandes, nous avons désormais officialisé la vente de bois/scions de greffage aux Vergers du Cap. Pour cette première année, le choix est un peu moins grand, mais d’autres variétés s’ajouteront au fil du temps, étant donné que nous avons planté plusieurs nouvelles variétés de fruitiers dans nos nouvelles zones de culture.

Pour en savoir plus: https://lesvergersducap.com/bois-a-greffer/

La culture des poires au Québec, plus que possible en choississant le bon cultivar

Difficile de trouver de l’information sur la culture des poires au Québec. Quel est le bon cultivar à essayer? Lequel sera résistant au froid mais aussi au feu bactérien, l’ennemi numéro un des poiriers?

Nos poires Luscious aux Vergers du Cap, à Cap-St-Ignace

En cherchant très fort, vous trouverez peut-être des miettes ici et là. C’est ce que je m’efforce de faire depuis plusieurs années. Et parfois, on tombe par pur hasard sur des petits trésors.

En voici deux ce matin: Le premier est un billet Facebook des résulats de culture de la pépinière aux Arbres Fruitiers, article du 21 janvier 2020 qui contient une préciseuse mine d’or.

Lien vers le billet de la pépinière aux arbres fruitiers sur leurs tests de culture de poiriers rustiques au Québec (https://www.facebook.com/pepiniere.aux.arbres.fruitiers/posts/2454424404822823)

Extrait:

« À la recherche de la poire parfaite Il y a peu de temps, nous avons partagé les résultats de nos tests de goût pour les pommes. Cependant, les pommes sont loin d’être les seuls fruits dans notre verger expérimental! Au cours des années, Éric a planté et greffé des centaines de variétés de fruits et de noix de toutes les sortes. Cette semaine, c’est le tour des poires!

Notre récolte de poires de l’année 2019 était exceptionnellement abondante – ce qui nous a permis de finalement goûter à plusieurs variétés pour la première fois! Nous divisons nos poires en deux catégories : les poires de type ussuriensis (hybrides entre Pyrus ussuriensis et Pyrus communis) et les poires de type européen (Pyrus communis).

Les poires de types ussuriensis sont généralement plus résistantes au froid, mais leur saveur est différente de ce à quoi on est habitués, beaucoup plus prononcée et complexe, souvent astringente.

Les poires de type européen sont celles qui sont commercialisées, dont la fameuse Bartlett. Elles sont généralement plus douces, leur saveur est plus subtile et la plupart ne sont pas très résistantes au froid.

Voici donc, sans plus tarder, le résultat de nos tests 2019: (…) »

Le second est un résultat de recherche de Pauliina Palonen et Deborah Buszard publié dans Canadien Science Publishing (https://cdnsciencepub.com/) en 1996. Ça date un peu, mais c’est quand même intéressant de savoir que des recherches sur la rusticité ont été menées ici, au Québec, sur la culture des poires. Dommage que les fruits de cette recherche ne circulent pas davantage.

N’empêche, 1996 et on est en 2021. C’est quand même un peu vieu malgré tout, mais j’y ai appris des choses. On y mentionne le cultivar Gaspar, dont je n’ai jamais entendu parler. Phileson et Miney, que j’ai greffés au Saguenay y sont aussi cités comme résistants au froid et je le confirme. Néanmoins, ils n’ont jamais produit encore pour moi. Phileson est malheureusement très sensible au feu bactérien, mais Miney vaudrait peut-être la peine d’être rappatrié au verger, tout comme Parker dont j’avais parti un arbre.

Voir la page 403 du document suivant, section culture des poires :https://cdnsciencepub.com/doi/pdf/10.4141/P96-013

« PEAR (PYRUS SPP.)

Due to its limited cold hardiness, pear cultivation is restrict-ed to middle regions of North America (Quamme 1976).The nucleation temperature of supercooled water in pearxylem is related to minimum temperatures in the northernlimit of pear production (Quamme 1976, 1977). Physical limits of deep supercooling may impose a physiological bar-rier to improving cold hardiness of pear and the expansionof its production.


1.Cold Hardiness

1.1. Cold hardiness of species, cultivars and rootstocks According to Granger (1982), it would be possible to establish a local pear industry in Quebec, Canada using cold resistant cultivars with acceptable commercial value, suchas Flemish Beauty, Clapp’s Favorite, Miney, Parker and Guyot. The most cold hardy cultivars tested in Quebec were Gaspar and Moe (Granger and Rousselle 1984). Cultivars Flemish Beauty and Harrow(HW601) were very hardy at one test location but only fairly hardy at the other. Cultivars Beurre d’Anjou, O.291, Kentville 14-24-15, Phileson, O.301, HW 606, and Harvest Queen were also hardy. Flemish Beauty has, however, been found to be susceptible to spring frost injury (Lamb 1982). Early-blooming pearcultivars tend to be more severely injured by spring frost, although wide differences between cultivars within date-of-full-bloom classes occur (Lamb 1982).  

1.2. Cold hardiness of plant parts and organs. As in apple, xylem is the most susceptible tissue in peartrees, followed by bark and buds (Quamme 1976). Fruit buds of Abbé Fétel pear were investigated after a cold spell(below –20°C) in January in Italy by Filiti and Neri (1989). The number of tannin cells, and cells with calcium oxalate crystals in fruit buds was increased by frost. Cellular lysis was observed in the pith. Injuries extended to the spur at the bud base and parenchyma rays, as well as the bark and the border layers of phloem. Lamb (1982) found that pistils were the most commonly injured organs, when survival of pear blossoms in the “bud burst” to “green cluster” stage was studied after a –5°C frost.


2. Physiology of Cold Hardiness

2.1. Biophysical aspects of cold hardiness Pear flower buds do not deep supercool (Quamme 1991). Xylem exhibits deep supercooling and the initiation of LTEin fully hardened twigs is -33 to -38°C, which corresponds toannual temperature minima at northern limits of commercialpear production (–28.9 to –34.4°C) (Quamme 1976, 1977). Instems of P. nivalis(Jacq.), P. cordata((Desv.) Schneider) andP. elaeagrifolia(Pall.), supercooled water was found in bothxylem and bark tissues (Rajashekar et al. 1982). LTEs detected in flower buds of some Pyrus species were likely to arisefrom the stem tissues associated with the buds.

2.2. Biochemical aspects of cold hardinessWhen suspension-cultured pear (P. communisBartlett) cellswere cold acclimated at 2°C, changes in soluble extracellu-lar polysaccharides occurred (Wallner et al. 1986). Extracellular accumulation of a relatively small, neutralpolysaccharide was increased, and a larger molecular weight pectic polysaccharide decreased. The decrease in apectic polysaccharide may have been due to inhibition ofsynthesis at low temperatures or to low-temperature-induced degradation. Also, the deposition of callose in the cell wall was observed, which may stabilize this regionagainst stress induced disturbances.

3. Evaluating Cold Hardiness

Ketchie et al. (1972) found a close correlation between elec-trolyte leakage and survival of pear seedlings evaluatedvisually by tissue browning. According to Quamme (1976),the LTE detected in DTA indicates injury to the xylem. Montano et al. (1987) also reported that the initiation of thefirst LTE corresponded with accuracy of  ±3°C to the temperature of incipient injury to the xylem in tests.

4. Factors Affecting Cold Hardiness

4.1. Cultural and environmental In Bartlett pear trees, bloom delay through evaporative cool-ing reduced hardiness of flower buds and flowers, compared with controls at the same floral development stages (Stranget al. 1980).Montesinos and Vilardell (1989) pointed out the important role of Pseudomonas syringae in frost susceptibility of peartrees in Catalunya. Forty percent of  the  P. syringae strains isolated from buds were ice nucleation active (Montesinos and Vilardell 1991). Mean nucleation temperatures (NT50) of detached flower buds were dependent on population levels of P. syringae ranging from –2.7 to –6°C. According to Proebsting and Gross (1988), however, the population of ice nucleation active (INA) bacteria has no influence on frost injury to pear fruit buds, flowers or fruits, when buds are attached to the stem, because the intrinsic wood-associated ice nucleus is a source of ice nucleation at about –2°C.

4.2. Growth regulatorsIn a study by Ketchie and Murren (1976), polyvinylpyrolidone K-30, glycerol, ethylene glycol and dimethyl sulphoxide in several concentrations and combinations, applied by terminal feeding, failed to increase the frost resistance of a hardy pear cultivar d’Anjou, but increased the resistance of the less hardy cultivar Bartlett. »

Bonne année 2021!

Ça va bien et… ça va vite!

Le bilan 2020 est fait et par extension, notre plan de production 2021 pour Les Vergers du Cap a été décidé. Les semis sont commandés et même des nouveaux tapis chauffants pour notre verrière.

Parlant de semis; un petit conseil à ce sujet, ne tardez pas trop pour commander vos graines! Covid aidant, plusieurs variétés de plantes étaient déjà en rupture de stock, surtout dans le certifié bio. Les gens se sont tous remis à cultiver leurs légumes et c’est bien tant mieux. Vive l’autonomie alimentaire!

Je me permets donc de vous partager le lien vers le blogue du jardinier paresseux. Le billet contient une liste assez exhaustive des semenciers disponibles: https://jardinierparesseux.com/catalogues/

De notre côté, nous avons plusieurs beaux projets en vue, dont l’agrandissement du verger avec une nouvelle zone de fruitiers: des poiriers, pruniers asiatiques et abricotiers, sans compter un plus grand jardin ainsi que l’ajout de plants de petits fruits supplémentaires. Des heures de plaisir à prévoir au printemps prochain! 🙂

Je donnerai aussi quelques présentations et formations dans les mois à venir, sur la taille ainsi que le greffage. Je partagerai l’information dès que j’en saurai davantage.

D’ici là, bon hiver et bon magasinage!

Enfin réussi ma première greffe d’agrume! Citron vert (lime) tipunch sur semis de citron Meyer; Trucs et conseils de réussite.

Jamais deux sans trois, ou dans mon cas, je préfère la version anglaise: Three times is the charm. Car oui, il m’aura fallu trois tentatives avant de réussir ma première greffe d’agrume, ce que je considère comme une greffe de niveau intermédiaire-avancée.

greffe de citron vert sur citron meyer

Le résultat final à la mi-avril. À gauche dans le pot de terre cuite, le plant d’origine; nain, buissonnant et peu vigoureux. C’est désormais chose du passé! 🙂

Pas que la technique est si difficile, mais qu’un paquet de petits détails peuvent contribuer à l’échec de ce type de greffe.

J’avais déjà essayé par deux reprises de greffer des branches pourtant d’apparence saine et bien verte de l’épicerie: des clémentines et des oranges sanguines. Le problème, c’est que ces branches de l’épicerie semblent souvent bien vivantes, mais sont souvent partiellement desséchées et augmentent le risque d’échec.

Pour ma greffe, j’ai donc décidé de greffer de la lime hâtive de la réunion (citron vert) sur mon semis de citron Meyer que je fais pousser depuis plusieurs années sans jamais avoir eu de floraison. Tant qu’à faire pousser une plante, autant avoir des fleurs et des fruits!

J’ai donc été lire sur le sujet pour savoir ce que je n’avais pas fait comme il faut les deux premières fois afin de m’assurer d’avoir enfin la réussite escomptée.

1. La compatibilité: toujours essayer de valider que ce que l’on tente de greffer est compatible sur le porte-greffe visé.

Dans mon cas, vive les réseaux sociaux et forums de ce jour, j’avais réussi à lire quelque part sur un forum de France portant sur les agrumes que les citrons verts (limes) se greffaient sur citron Meyer.

2. La technique: pour greffer le citron, les techniques habituelles de greffe de bourgeon en insertion (écusson) fonctionnent, tout autant que les greffes en fente ou en insertion. Donc, la technique, ici, n’était pas défaillante.

3. Fraicheur du matériel à greffer: j’avais lu qu’on recommandait d’avoir le bois à greffer le plus frais possible. Lors de mes deux premières expériences, mon bois provenait de l’épicerie et je ne pouvais pas garantir sa fraicheur. Il faut donc se méfier des branches d’agrumes en apparence fraiches, mais dont la date de récolte inconnue. Donc, utiliser du bois et des bourgeons fraichement prélevés et procéder comme pour une greffe à bois dormant en été. On prélève un écusson en conservant un bout de pétiole sinon on utilise un bout de branche en insertion.

4. Le dessèchement: très important, on doit recouvrir la branchette de plastique ou de cire/parafilm, voire la greffe d’un sac de plastique. Les agrumes sont très sensibles et peuvent sécher d’un rien. Dans mon cas, j’ai utilisé du buddywrap pour mes greffes.

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Ma greffe de citron vert de la Réunion (tipunch) en date du 24 janvier

5. L’étêtage: pour ma greffe j’avais taillé sévèrement le citronnier, mais en lui conservant tout de même une branche latérale, afin qu’il demeure en vie, le temps de sa guérison. Il faut compter au moins 15 jours, voire un mois ce qui est encore mieux. Quand la guérison s’est bien faite, le pétiole se dessèche et tombe en laissant un bourgeon sain.

Suite à la greffe en écusson dormant, on recommandait d’étêter au-dessus de la greffe un mois après la date de greffe. Dans mon cas, j’ai patienté longtemps, ne voulait pas couper la branche restante du citronnier.

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Le 15 mars, on voyait bien la repousse, mais avec très peu de vigueur.

À la mi-mars, j’ai bien été obligé de me rendre à l’évidence. La greffe est un corps étranger et la plante fait tout pour repousser sur ses propres bourgeons en évitant le greffon. Pour que la greffe fonctionne, il faut contraindre la plante à pousser dans la partie greffée, il faut être radical et étêter et retirer toute repousse du greffon.

J’ai donc enfin coupé la branche secondaire du citronner pour ne laisser que l’oeil dormant greffé ainsi que la branchette secondaire aussi greffée et retiré minutieusement toutes les repousses. Le résultat a été immédiat.

Le résultat à la fin mars, puis enfin mi-avril.

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La greffe de lime à la fin mars – 2 semaines après l’étêtage complet du citronnier

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Le résultat après un mois d’étêtage (et trois mois après greffage). Le plant de gauche est le plant mère, un citron vert nain et buissonnant. Fini tout ça, il sera désormais arbustif et d’autant plus productif!

Et enfin, une mise à jour en décembre, donc presque un an plus tard. J’en suis à mon deuxième fruit. Bon greffage! 🙂

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On fait du jus!

C’est la saison: mission jus; on presse les pommes restantes (beaucoup) et on fait du jus de pommes pasteurisé.

Broyeur tunnel italien à la rescousse et presse vessie (bladder press) aidante, on fait deux batch par jour et on se retrouve avec 42 gallons total pour presque 150 litres à mettte en cruchons.

Next: taille des arbres…

Réservoir, presse et broyeur…
On fait du jus!

 

Des nouvelle, ça passe toujours et encore trop vite!

Désolé du si long silence.

Avoir deux jobs en même temps; un verger et analyste au gouvernement de front, c’est un peu audacieux (ou fou ou naïf). Appelez ça comme vous voulez, mais on ne peut pas tenir ce rythme longtemps. Comme on dit, on est pas des machines.

Je tiens le coup, mais je l’avoue, j’ai hâte de n’avoir plus qu’un seul travail et de pouvoir me concentrer uniquement sur le projet du verger.

Rassurez-vous, je prévois garder mon terrain de jeu, de recherche au Saguenay: plusieurs de mes poiriers et pommiers ont maintenant 5-6 voire 7 ans. Et même si j’ai récolté peu de fruits à ce jour, je laisse la nature suivre son cours. Mes petits arbres doivent survivre, croitre, mourir selon ce qu’ils seront capable de faire; certains sont désormais plus grand que moi, au moins deux mètres de haut. D’autres sont morts alors qu’ils étaient prêts à produire, comme mes semis d’Empire l’hiver 2018-2019. RIP.

À Cap-St-Ignace, nous avons plein de beaux projets pour le verger; des nouvelles cultures, plantations, recettes, variétés à l’essai, projets de jus/cidre. J’ai déménagé plusieurs plantes, en ai bouturé d’autres: mes cassis, gadelles, caseille, kiwi kolomikta sans compter greffé plus de 400 arbres.

De plus, avec l’atelier de transformation, nous avons plusieurs nouvelles recettes en développement, sans compter les travaux et aménagements à venir… Vraiment plein de belles choses à venir et pour se tenir occupés.

Et surtout, je voulais vous dire que ça va bien. Je ne suis pas mort; c’est encore un peu fou pour moi, j’ai définitivement moins de temps pour moi, pour partager et pour écrire mes expexpériences.

Ce n’est que partie remise. Je vous en promets plusieurs à venir.
D’ici là, bonne planification hivernale! 🙂 Lire la suite

C’est fou et ça passe vite

Déjà deux mois que c’est signé et le double qu’on travaille fort en mentorat au verger. Wow! Que le temps passe vite. Déjà passé le temps des cerises Montmorency et Evans, et déjà on plonge dans les pommes. C’est grisant et toujours aussi agréable.

Malheureusement, peu de temps pour vous partager tout ce que je vis; les bons coups, les nombreuses heures multifacettes; gestion de projet, de produit, kiosque et clientèle, de comptabilité, agriculture bio, gestion de machinerie et de prévention des insectes et maladies. J’ai un peu l’impression d’être Shiva, il me faudrait mille bras.

Mais ce que je retiens de plus agréable, c’est les gens. De beaux clients, avides d’apprendre comment ça marche, la culture saine et bio. De bien manger et de partager avec nous le fruit de nos labeurs. En tout cas, je ne regrette absolument pas ma décision.

Avez-vous vu la vidéo d’Arterre! On est tellement fier d’être le premier maillage signé et d’avoir pleinement profité de ce super service offert par plusieurs MRC du Québec!

Vous irez voir ça ici:

 

À propos d’ARTERRE: https://www.arterre.ca/

Et d’ici à ce que je vous partage plus, passez nous voir aux Vergers du Cap… on est pas sorteux. 😉

Lesvegersducap.com

Première recette de cidre expérimentale

J’ai embouteillé ma première recette de cidre obtenue à partir de pommes de marché du vieux port, l’automne dernier. Pour une poche et demie de fruit, j’ai obtenu 13 litres de jus, puis un beau 12 litres de cidre d’un mélange MacIntosh, golden russet et de pommettes Hyslop.
La presse à pomme est celle achetée l’automne dernier: un modèle de base qui fonctionne bien quand les fruits ont été soit broyés, soit gelés plusieurs jours, puis dégelés pour les ramollir.

Au total, on parle d’un processus d’au moins trois mois, soit de la presse initiale à la mi-mars au produit fini fin juin.

Une fois la presse remplie et pressée, les fruits perdent beaucoup de masse. En passant, La presse n’était pas vendue avec suffisamment de blocs de bois…

Sinon, j’ai donc obtenu 12 litres de cidre que j’ai divisé en deux recettes : 6 litres en cidre doux chaptalisé avec un 20g par litre, le 6 litres restant en effervescent. Un peu de sucre au fond des bouteilles que j’ai encapsulées pour en faire un cidre pétillant.

Mon cidre pétillant dans ses bouteilles de 500 ml
Le cidre doux avec sa belle couleur jaune paille

J’étais bien content d’avoir lu les deux livres de références suivants et que je vous recommande chaudement :

  1. Craft Cider Making, de Andrew Lea (3e édition)
  2. Du pommier au cidre – Manuel de cidrerie pour l’amateur et l’artisan

J’ai suivi les conseils d’un peu des deux, mais surtout de faire un premier soutirage rapide afin de ralentir la fermentation du moult pour conserver un taux de sucre résiduel. Je trouvais ça essentiel, étant donné que mon moult était principalement composé de pommes à croquer (donc plus acidulées).

Ma recette:

Pressage# 1 – 14 mars

Batch de cidre 1 – 2019-03-24

Pommes – 1,6 poches, dont

1 1/2 poche de mac
1 gros sac de Golden Russet
1 petit sac de Hyslop

Pommes gelées puis pressées.
Jus total produit: 13 litres

Sulfitage initial: 1/3 de c. à thé
Pectinase: 1 c. À thé (1 à 2.5 par 4 litres) donc soit 3 ou 6 pour 12.

Levure à Champagne: le 25 mars

Mesures:

Hydromètre : 1,42 (10,5 brix)
Test d’acidité PH 2844 : 4,2 (disons car bandes rudimentaires) après sulfitage
Réfractomètre: 10,5 brix (confirme ma mesure précédente)

Mesure 30 mars: Hydromètre 1,45 (moult presque congelé, puisque à l’extérieur).
Suivant la correction de M. Jolicoeur (pour du moins de 6 degré, je soustrais 1,8, ça donnerait 1,24!!!
J’ai transvidé (premier soutirage) pour ralentir la fermentation.

20 avril:
Lecture; serait à 1,32 à 5 degrés (dehors)
Il faut donc encore soustraire 1,8, ça donne 1,14

29 avril
Lecture extérieure à 1,20 à 5 degrés
En soustrayant 1,8, ça donne 1,02
Transvidé en tourie

6 juin

Moult très bon tel quel!
Embouteillage de 6 litres en tranquille (mi/peu-sucré, ajout de 20g/l)
Et un autre 5-6 litres en pétillant avec la technique d’ajout d’une cuillère de dextrose dans la bouteille.

À boire fin juin.

Achat de Les Vergers du Cap

Petit-moyen-grand scoop, selon votre niveau de proximité: Pascal et moi sommes en processus d’acquisition d’un verger. Et pas n’importe quel, un verger bio certifié EcoCert.

Il s’agit de Les Vergers du Cap, un verger bio situé à Cap St-Ignace, à côté de Montmagny. C’est à une heure de Québec, parfait pour moi, qui vais conserver mon travail en ville, le temps de me familiariser avec le tout. Le site est sur le bord du Fleuve, mais de l’autre côté de l’autoroute 20, sur les plus belles terres fertiles du Québec; les basses terres du Saint-Laurent, en zone 5. Wow! Un diamant brut déjà amoureusement cultivé, mais pas à son plein potentiel. Et on a de beaux projets afin de le développer davantage.

Les propriétaires vendeurs, Francine et Raymond, ont amoureusement développé l’entreprise dix ans, mais n’ont pas de relève. De plus, nous avons découvert Arterre (https://www.arterre.ca/): un organisme/service de maillage qui permet à des aspirants, comme nous, d’être jumelés à des vendeurs à la recherche de relève. Je vous en reparlerai plus en détail, mais c’est grâce à eux qu’on a entendu du verger. Vous irez voir leur site, c’est vraiment super.

Le verger a déjà 159 pommiers et 51 autres fruitiers (13 poiriers, 12 cerisiers et 26 pruniers) pour un total de 210 arbres en production.

Le visage du bonheur! 🙂

La blague, c’est qu’en début d’année, je n’avais jamais entendu parler de Cap St-Ignace. Je savais tout juste que Montmagny était sur la Rive-Sud, quelque part avant La Pocatière
C’est donc toute la fébrilité de ce projet d’achat et les nombreuses démarches qui en découlent qui explique ma relative inactivité sur mon blogue.

Les nouveaux propriétaires en formation: Alain et Pascal!

Je continuerai donc de documenter mes expériences, puisque je continue d’avoir ma terre au Saguenay et d’y faire cultiver toutes sortes de choses de façon expérimentale. Sauf que j’irai moins souvent, puisque mon nouveau terrain de jeu est désormais plus chaud et plus grand! D’ici là, voici les coordonnées du verger. Vous pouvez également me suivre sur les réseaux sociaux, comme sur la page Facebook de Les Vergers du Cap.

Le site web: https://lesvergersducap.com/

Sur Facebook: https://www.facebook.com/lesvergersducap

On a même eu le temps d’agrandir un peu: une nouvelle zone verger a été plantée en mai dernier: 36 nouveaux fruitiers, principalement des pommes, mais aussi des poires et quelques pruniers qui s’ajouteront éventuellement à notre sélection de fruits.

Bon jardinage et bon printemps! 🙂

Premières greffes qui débourrent

Suite à la catastrophe de l’an dernier (canicule qui a tué presque toutes mes greffes du printemps après leur débourrement à la fin mai), cette année, je m’étais bien résolu à prendre les grands moyens afin d’assurer une bonne reprise de mes greffons.

J’ai donc décidé de garder mes greffes à l’œil: j’ai commandé des greffons pour livraison en avril puis, les ai plantés en bac sur mon balcon.

Résultat:

Ensuite, tout en m’assurant que les températures demeuraient au dessus du zéro mais fraîches, j’ai greffé dès la mi-avril, ce qui a laissé beaucoup plus de temps à mes greffes de guérir. Un long temps de guérison, c’est d’ailleurs le secret du succès des greffes à œil dormant d’août.

Par conséquent, alors que nous ne sommes qu’à la début mai, j’ai des bourgeons qui montrent des signes d’ouvrir.

Enfin, cette année, mes porte-greffes et greffons auront toutes leurs chances et un bien meilleur taux de reprise. Tant qu’à faire tous ces efforts, c’est bien que ce ne soit pas pour rien!

Bon jardinage et bon printemps!