Butte de culture, gros bon sens et champignons

Connaissez-vous le terme Hügelkultur ou Butte de culture? On peut traduire le terme par Hill culture en anglais ou donc, culture sur butte. Il s’agit donc de la culture sur un monticule de débris végétaux, mais d’abord de bois raméal qu’on recouvre de terre. Le but premier étant de conserver l’humidité de la pluie dans un contexte de milieu aride tout en apportant de la matière organique en réserve supplémentaire à un milieu pauvre.

Pour de plus amples exemples, voir ici: https://www.ecohabitation.com/guides/1155/hugelkultur-decouvrez-cette-epatante-butte-de-culture-autofertile/

Néanmoins, bien que certains associent obligatoirement ce type de culture aux fondements de la permaculture, il n’en est rien. Il s’est important de voir la butte comme un outil qu’on peut, ou pas, utiliser selon son besoin.

Comme j’avais un endroit dans mon verger dont le sol était très pauvre et surtout sableux, et que mes plantes et arbres y survivaient tout juste sans pousser tellement, je me suis dit que c’était l’endroit idéal pour essayer la technique.

L’été passé, j’ai donc enfin pris le temps de le mettre en œuvre. Je me suis créé des buttes réservoirs d’humus et d’humidité afin d’aider les trois cercles de fruitiers dont le sol était déficient.

L’année précédente, j’avais tout de même pris la peine d’installer un anneau de compost afin de les aider, mais bien qu’aidant un peu à améliorer la fertilité du sol, ça n’avait pas réglé le problème d’humidité.

J’ai donc creusé une digue remplie de petit bois et brindilles recouverts de compost, puis sur laquelle j’ai semé un mélange d’engrais vert: de l’avoine et des gourganes, à faucher en cours de saison.

Voici le résultat:

On voit très bien la différence de couleur entre le sol sableux pauvre et le compost riche et presque noir.

Résultat: Une super croissance cette année! Malgré la canicule et la sécheresse, mes arbres ont bien poussé, sans aucun arrosage. Voir par vous même:

Dans ce cas, les poiriers n’ont pas doublé, mais bien triplé de hauteur!

Et même, je me suis retrouvé avec des agarics en bonus. Car oui, il y avait des champignons de paris dans mes restes de tables et donc dans mon compost. Et apparemment, en quantité suffisante pour que se développe une population spontanée de champignons! 🙂

Mais attention! Il faut ici user du gros bon sens, car pour se servir de buttes de cultures, il faut utiliser du petit bois frais ou pas complètement sec (sinon qu’on a fait tremper) et dont le diamètre n’est pas trop gros. Je vous invite ici à écouter un petit vidéo divertissant d’une critique de biologiste sur les absurdités et aberrations de la culture intensive. Sans être contre la pratique, il faut tout de même être conscient des limites et des défis que ce type de plantation à haute-densité comporte.

Voici une référence d’un bon article sur les pour et les contre de la méthode, car comme pour tout, le poison, c’est la dose (ou trop c’est comme pas assez).

https://www.lejardinvivant.fr/2015/09/28/buttes-de-permaculture-idees-recues/

Autre référence.
https://fermesdavenir.org/fermes-davenir/outils/les-buttes

Ici, une vidéo de Lydia Bourguiguion qui met en garde contre les excès dans l’implantation d’une butte de culture: https://www.youtube.com/watch?v=OHO1eaMdiQQ

Et un autre vidéo des mêmes auteurs à la fois ludique et vitriolique sur les attentes souvent irréalistes de pomiculteurs commerciaux, ainsi que sur les conséquences du consumérisme extrême sur leur pratique.

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Perdu dans mes lectures sur le cidre

Bonne nouvelle année!

Je vous souhaite plein de projets et de bonheur dans vos plantations et des récoltes abondantes.

Et désolé si j’ai été un peu absent cet automne. La fin de la saison et la préparation du verger pour l’hiver ont été un peu prenantes et je n’ai pas eu l’énergie d’écrire autant que je l’aurais voulu.

De plus, depuis décembre, je me suis un peu perdu dans mes lectures sur le cidre. J’avais déjà le livre de Claude Jolicoeur sur le cidre, mais dans sa version initiale en anglais, alors pour mon cadeau de Noël à moi de moi, je me suis acheté la nouvelle version française bonifiée et actualisée, que je recommande à tous.

Le livre est intitulé Du pommier au Cidre – Manuel de cidrerie pour l’amateur et l’artisan, de Claude Jolicoeur. Le livre de 398 pages est publié aux éditions de Rouergue.

Le lien vers le livre de Claude Jolicoeur, aux éditions du Rouergue: https://www.lerouergue.com/catalogue/du-pommier-au-cidre

Disons que la lecture en question a ravivé mon intérêt dans la fabrication de cidre, en plus de m’encourager à mieux explorer et comprendre les méthodes utilisées ainsi que l’importance de l’utilisation de différentes variétés afin de développer un assortiment variétal, ou pommage bien balancé.

Définition de pommage: http://www.cnrtl.fr/definition/pommage)

Alors d’ici à ce que je puisse presser mon propre jus, je me suis acheté quelques poches de pommes au marché du Vieux-Port, à côté de chez moi et les ai laissé geler sur notre galerie. Le gel ramollit les pommes et celles-ci seront plus faciles à presser, dès que j’aurai « patenté » un pressoir quelconque et récupéré un kit de titration de l’acidité…

En attendant de pouvoir en dire davantage, je vous souhaite un bon hiver et de belles lectures inspirantes!

L’hiver est là; avez-vous bien préparé vos fruitiers?

L’hiver est là! La neige recouvre déjà le verger pour son repos jusqu’au printemps.

Quand on fait pousser des fruitiers pour la première fois, on a toujours une vision un peu romantique de la chose. On achète un fruitier, on fait un trou, on le plante. Et voilà! Après quelques années, celui-ci produira tout seul des fruits.
Malheureusement, la chose est tout autre.

Ma mère dit toujours que « faire produire un fruitier, ça relève presque du miracle. Il faut se battre contre la nature (sécheresse, vent, hiver, glace), les bêtes (ours, porc-épic, lièvres, mulots, oiseaux) et les maladies. »

Dans ce cas, ce qui m’intéresse est l’hiver. Il faut se méfier de deux choses primordiales: les mulots et la neige/glace.

Pour les mulots: rien de mieux qu’un bon protecteur à mulot en spirale. Par contre, dans mon coin, il tombe suffisamment de neige pour que les mulots grignotent au-dessus du protecteur, je dois donc en ajouter deux.

J’utilise non pas un, mais bien deux protecteurs (spirale) à mulots. Beaucoup de neige veut aussi dire un plus grand rayon d’action pour les rongeurs sous la couche de glace de surface en hiver.

 

Exemple de dégâts de mulots au-dessus du protecteur. Dans ce cas-ci, j’avais essayé (au printemps) la greffe en pont sans succès. Mon arbre a dû repousser presque de la base.

Deuxième point: attacher vos jeunes arbres et les branches.

Encore une fois, beaucoup de neige est un avantage pour la protection du froid, mais c’est aussi un désavantage quand vient la fonte des neiges. Le poids de la croute de glace de surface et de la neige fondante casse et arrache systématiquement les branches perpendiculaires au tronc qui ne sont pas attachées. Et ce, même sur les plus gros arbres.

À Petit-Saguenay, la neige abondante (parfois 2m par endroits) m’oblige donc à couper toute branche d’arbre fruitier en dessous de 1,5 m ainsi que de bien attacher tous mes arbustes (cassis, chum), sinon la neige les écrase et les casse.

Mes chums en hiver: j’utilise de la moustiquaire ou broche à poule pour créer une barrière de protection contre les mulots. Aussi, j’attache les branches en fagot afin d’éviter qu’elles ne soient brisées par la fonte de la neige au printemps.

Bon hiver!

Critique des poires EarlyGold ou JefGold et visite de la Cidrerie St-Antoine (pommes bio)

Ça y est, nous sommes en plein coeur de l’automne. Le temps passe très vite et les récoltes sont presque terminées; ne me reste plus que des coings japonais et les nèfles à ramasser. Ensuite, ce sera la mise en hiver du verger.
D’ici là, j’ai visité pour la première fois la cidrerie St-Antoine hier (http://cidreriestantoine.com/)

Celle-ci est à 25 minutes des ponts de Québec, sur la Rive-Sud, le long de la 132.

Le temps était gris, mais peu importe, au moins il ne pleuvait pas et pourquoi pas en profiter!

La cidrerie St-Antoine est un des rares (si ce n’est pas le seul) vergers 100% bio dans les alentours de Québec (que je connaisse). Ils produisent plusieurs variétés de pommes et surtout, du jus et cidre de toutes sortes. J’étais ravi de mettre la main sur une provision de mes pommes préférées, les Honeycrisp. Avec le soleil de cette année et en bio, elles sont les meilleures que j’ai goûtées à vie! Nous avons aussi récupéré un peu de Cortland ainsi que de la Spartan qui n’était pas tout à fait prête. La Lobo, en fin de saison, était exquise. Et autre détail non-négligeable, les prix sont tout à fait raisonnables.

Apparemment, le verger a souffert de vents violents… plusieurs arbres étaient couchés au sol.

Un pommier chargé de Spartan

Un autre pommier, celui-là chargé de délicieuses Honeycrisp

Un minot de pommes bio pour 40$, c’est une bonne affaire!

Nous avons aussi acheté du cidre pétillant, du cidre en bouteille et du cidre de glace prestige. Leurs produits sont tous excellents, le choix était difficile.

Poires Early Gold ou Jefgold:

Et de retour à la maison, j’ai quand même eu envie de faire une saucette au marché du Vieux-Port, des fois que je serais tombé sur une poire que je ne connais pas.

Eurêka! C’est avec grand plaisir que je suis tombé sur des EarlyGold (ou JefGold) vendues par la Ferme François Bélanger de l’Ange-gardien (https://fermebelanger.vpweb.ca/). Moi qui les croyais hâtives, elles ne sont prêtes qu’en octobre à Québec. La ferme qui les vend les donne presque; soit parce qu’ils en ont trop, soit parce qu’ils vont bientôt fermer leur étal. Tout est une question de marketing; la vendeuse était bien étonnée de mon enthousiasme. Elle s’est assurée plus d’une fois de me dire que le goût me surprendrait et que c’était bien loin d’une Bartlett, ce que je savais d’emblée.

EarlyGold est un semis de Ure commercialisé par Wilbert Ronald de Jeffries Nurseries. Le semis est supposé être un croisement avec une poire ussuriensis sauvage.

http://www.jeffriesnurseries.com/earlygold.pdf

J’en avais lu des descriptions peu flatteuses sur les forums et du point de vue gustatif, mes attentes étaient plutôt basses.

Early Gold ou JefGold – De petites à moyennes poires, plus grosses que les Ure et aux couleurs variées: Du jaune pur mât au rousselé voire aux joues orangées.

La dégustation:

Ironiquement, ma première poire n’était pas tout à fait mûre. La chair des EarlyGold n’est pas fondante et demeure ferme. Le goût de la poire en question était acidulée, avec une légère amertume désagréable. Première expérience donc décevante, car la poire goûtait tout juste meilleure qu’une Golden spice.

Ma deuxième poire était déjà meilleure. Sucrée (14,5 brix) et sans amertume. J’étais charmé, on retrouvait le goût sucré de la Ure, mais en version plus ferme avec une belle balance de Sucré/acide, sans trop du goût ou de la saveur musqué de certains fruits presque sauvages de la famille des ussuriensis (comme le John).

Ma troisième poire était une petite poire cuivrée rousselée à la joue rosée. Celle-là était définitivement au soleil et une bonne candidate pour une lecture du taux de sucre. Et comment! La poire était exquise! Je retrouvais enfin ce goût de miel dont on parlait parfois, avec même un petit quelque chose qui rappelle vaguement la Seckel. Wow! 18 brix et aucune amertume. Quel délice! Ça y est, je suis convaincu. J’ai bien fait d’un greffer et la poire mérite un arbre à elle seule.

Du coup, je retourne en chercher une caisse. Vive la ferme François Bélanger de L’Ange-Gardien. 🙂

https://fermebelanger.vpweb.ca/

PS: Notez que la poire Early Gold était sous licence (de protection des obtentions végétales) entre 1995 et 2002, mais que celle-ci a été retirée depuis: http://www.cfia-acia.agr.ca/francais/plaveg/pbrpov/cropreport/par/app00000488f.shtml

Cette variété de poirier peut donc être greffée et multipliée librement.

Récoltes 2018

Ça y est! Le mois d’août est déjà dernière nous. Les récoltes vont bon train, même si tout n’est pas encore terminé. Les pommiers et les poiriers tardent à produire, mais au moins les petits fruits, eux, sont généreux.
Je vous partage quelques photos des récoltes à ce jour.

href= »https://poirespetitsag.files.wordpress.com/2018/09/img_5707.jpg »> Ma cueillette annuelle de cerises à grappe (prunus virginiana) pour mon vin de cerise[/c

Encore une autre récolte généreuse de petits fruits, cette fois les cassis:

La taille des vignes (en Docteur Guyot), avant et après avec filet anti brouteurs et voleurs. Je suis agréablement surpris par la production de mes Radisson et Frontenac gris (voir photo 2 et 3). Wow!

Avant la taille (conduite en Docteur Guyot simple)

Après la taille – les radisson et frontenac produisent vraiment beaucoup, je suis impressionné.

Mes pommes Norland:

Mon nouvel arbre de Norland greffé sur pommetier donne de superbes pommes. Étrangement, les fruits issus de cet arbre ne sont pas striés comme ceux du vieil arbre de mon père (à gauche sur la photo). C’est pourtant un clone! Quand on dit que le porte-greffe a tout de même une influence…

J’ai aussi une belle récolte de Chum Sapa à venir (pruniers hybrides bessyei x domestique). Sapa et Opata semblent très heureux ensemble, je n’ai jamais eu une pareille quantité de chum sur mes buissons. La pollinisation entre ces deux variété est donc très efficace.

Mon pommier september ruby:

Vitis Baltica à l’essai:

Première cueillette de raisins Baltica. Même sans aucune taille, les quelques raisins produits on pu me confirmer un excellent potentiel gustatif. On le dit plutôt productif, je pourrai tester davantage. Prêt fin août au Saguenay, même avant le Somerset. Je suis impressionné!

J’ai aussi réussi à faire tout de même quelques greffes à œil dormant, étant donné que ça demeure une des meilleures greffes pour assurer le succès de reprise au printemps. Cette année, mon objectif était surtout de me créer une banque de doublons de mes variétés plus rare, afin d’éviter de perdre mes spécimens au cas où il arriverait un pépin.

Greffe d’un œil dormant de pêcher poussé à partir du compost et qui a survécu à un hiver. Le porte-greffe est un chum Convoy.

Bonnes récoltes! 🙂

Les blues de juillet et la dure réalité de la vie de producteur de fruits et petits-fruits

Juillet, c’est un peu déprimant. On passe tout l’hiver à se préparer, le printemps à travailler dur pour essayer de tout planifier au mieux en espérant nos récoltes. On regarde nos plants fleurir, on rêve de fruits. Et là, la météo s’y met: il fait trop froid, trop chaud, gel hâtif, pluie persistante. Les petites bêtes aussi, puis les insectes, les maladies…

Je suis justement tombé sur un vidéo de Stefan Sobkowiak des Fermes Miracles, posté le 27 juillet dernier, qui nous partageait, en toute candeur, qu’il avait les blues et que les déboires de la saison en cours lui donnaient carrément l’envie de tout abandonner (I want to quit): https://www.youtube.com/watch?v=Hhh2PCv_r0E&feature=youtu.be

Comme quoi, ça nous arrive à tous, ce moment de perte de motivation, selon nos attentes et les résultats obtenus.

Cette année, le printemps était presque parfait, mais l’hiver a été dur. Au printemps, pas trop de dommages des mulots, mais plusieurs arbres brisés par la neige ou carrément cramés par le froid.
Ensuite, la sécheresse.

Quand même les adventices crament…


Et malheureusement, je suis à distance. Je visite mon verger du Saguenay aux deux semaines et j’arrose bien un peu, mais mon projet, c’est tout de même de la permaculture et j’aspire à avoir des plantes autonomes le plus possible. Néanmoins, quand même les adventices (mauvaises herbes) ont envie de mourir de sécheresse, c’est un peu extrême. Du coup, j’ai perdu presque tous mes nouveaux pommiers et poiriers greffés de l’année, sans compter plusieurs semis dans mon petit potager qui n’ont pas survécu.

C’est sans compter la constante guerre contre les attaques d’insectes et animaux sauvages. Cette année, y’a un chevreuil particulièrement peu farouche qui s’attaque à tout ce qui pousse même sur le bord de la route. Aucune gêne; il grignote jusqu’aux abords du chalet et des bâtisses. Il me nargue. Celui-là n’a carrément aucun instinct de survie. Comme si ce n’était pas assez, je suis aussi aux prises avec une grosse marmotte beaucoup trop intelligente. Elle contourne systématiquement tous les pièges, les déclenche et se pousse.

Ce qui reste des zucchini après le passage de la *&?%$#?%$# de marmotte.

Côté production, c’est une chance que d’avoir diversifié mes plantations et d’avoir planté des petits fruits: les fraises (j’ai failli les perdre tellement il faisait chaud) ont produit généreusement, les gadelles, groseilles cassis et mûres commencent et produisent, malgré tout. Les framboises s’en viennent. J’ai un peu de petites cerises sûres (de la série Romance) et plusieurs Chum, surtout des Sapa en route (cherry-plum), ce qui sauve un peu la mise.

On peut se fier sur les gadelles!

Super production de Sapa en route. Sapa est un peu moins rustique z3-4; il est un des premier croisement prunus Besseyi x prunier à avoir été fait, mais très productif.

Les pommes, on repassera. Le gros Norland est dans son année de repos alors que mon deuxième commence à produire. Les Norland, on peut s’y fier. J’aurai quand aussi quelques September ruby à goûter.

Le Norland, un arbre sur qui on peut se fier

Et les poiriers se font toujours attendre: mon John a enfin fleuri, mais n’a produit que deux poires, dont une bouffée par le %$#@?@%$G de chevreuil.

Donc, la patience est de mise, mais difficile de ne pas se sentir découragé.

C’est dans ces moments-là que je suis content que mes revenus ne dépendent pas du verger.

Enfin… pas encore!

Mauvaises herbes ou adventices comestibles?

La nuance entre le mot mauvaise herbe et adventice est majeure: une herbe n’est jamais mauvaise intrinsèquement, elle ne fait que pousser à un endroit non désiré, d’où l’utilisation du terme plus juste d’adventice: « Se dit d’une plante qui n’a pas été semée par l’homme et qui nuit à la croissance d’une culture. »

En passant, je consomme déjà depuis plusieurs années la fameuse « poulette grasse » ou chénopode blanc qui se resème un peu partout de lui-même (https://fr.wikipedia.org/wiki/Chenopodium_album). Donc, plutôt que de l’arracher systématiquement, je choisis volontairement d’en conserver quelques-uns. Le chénopode se consomme comme des épinards et est excellent en salade, vapeur ou en soupe. Son seul défaut, c’est qu’une fois cueilli, il se flétrit immédiatement, ce qui explique sa non-commercialisation.

Le chou gras (ou poulette grasse) le chénopode blanc. Source: https://jardinage.ooreka.fr/plante/voir/2085/chenopode-blanc

Sinon, dans mes lectures sur la permaculture et le jardinage, j’avais plusieurs fois entendu dire que les orties (Urtica) étaient comestibles, voire même précieuses de par leurs nombreuses vertus: « toniques, dépuratives, diurétiques, anti-inflammatoires (douleurs rhumatismales) » source Wikipédia.

Talle d’ortie, source blogue de Stéphane Loriot: https://stephaneloriot.wordpress.com/2015/02/18/canapes-orties-ailles/

Détail des poils urticants en silice de l’ortie. Source: http://urticamania.over-blog.com/article-32447995.html

J’avoue que lorsqu’une plante produit des réactions urticaires (comme le fait l’ortie), mon premier réflexe n’est certainement pas de chercher à la manger. Qu’à cela ne tienne, j’étais presque content de découvrir par hasard une talle de celles-ci, bien installées près des pivoines chez mes parents. C’était l’occasion pour enfin tenter l’expérience.

On récolte les jeunes feuilles et on évite les manipulations à main nue. On rince le tout et puis hop! Dans mon cas, le résultat était un potage délicieux apprécié de tous. Nous étions quatre néophytes qui avons été unanimement charmés. Ma seule erreur, j’ai laissé les tiges qui sont franchement trop fibreuses.

ma petite récolte d’orties; il en restera pour une deuxième recette!

Le potage avant le passage au mélangeur.


Recette de potage aux orties:

Ingrédients: Bouillon de poulet ou de bœuf, environ 2 tasses de feuilles d’orties, 1 oignon et 4 tasses de pommes de terres pelées en morceaux.

Cuisson: On fait revenir et brunir les oignons et ensuite hop! On cuit les pommes de terre dans le bouillon. On ajoute les orties et on termine le tout au mélangeur. Et voilà!


Liens utiles

Pour identifier l’ortie:

http://www.lavisdesplantes.fr/ortie-carte-identite/

Des idées de recettes:

http://home.naturopathe.over-blog.com/article-toutes-les-recettes-et-astuces-pour-cuisiner-l-ortie-74281068.html

Pour reconnaître les plantes sauvages comestibles:

http://nomadity.be/blog_santenaturelle/les-plantes-sauvages-comestibles-du-quebec/

Bonne dégustation!