Mauvaises herbes ou adventices comestibles?

La nuance entre le mot mauvaise herbe et adventice est majeure: une herbe n’est jamais mauvaise intrinsèquement, elle ne fait que pousser à un endroit non désiré, d’où l’utilisation du terme plus juste d’adventice: « Se dit d’une plante qui n’a pas été semée par l’homme et qui nuit à la croissance d’une culture. »

En passant, je consomme déjà depuis plusieurs années la fameuse « poulette grasse » ou chénopode blanc qui se resème un peu partout de lui-même (https://fr.wikipedia.org/wiki/Chenopodium_album). Donc, plutôt que de l’arracher systématiquement, je choisis volontairement d’en conserver quelques-uns. Le chénopode se consomme comme des épinards et est excellent en salade, vapeur ou en soupe. Son seul défaut, c’est qu’une fois cueilli, il se flétrit immédiatement, ce qui explique sa non-commercialisation.

Le chou gras (ou poulette grasse) le chénopode blanc. Source: https://jardinage.ooreka.fr/plante/voir/2085/chenopode-blanc

Sinon, dans mes lectures sur la permaculture et le jardinage, j’avais plusieurs fois entendu dire que les orties (Urtica) étaient comestibles, voire même précieuses de par leurs nombreuses vertus: « toniques, dépuratives, diurétiques, anti-inflammatoires (douleurs rhumatismales) » source Wikipédia.

Talle d’ortie, source blogue de Stéphane Loriot: https://stephaneloriot.wordpress.com/2015/02/18/canapes-orties-ailles/

Détail des poils urticants en silice de l’ortie. Source: http://urticamania.over-blog.com/article-32447995.html

J’avoue que lorsqu’une plante produit des réactions urticaires (comme le fait l’ortie), mon premier réflexe n’est certainement pas de chercher à la manger. Qu’à cela ne tienne, j’étais presque content de découvrir par hasard une talle de celles-ci, bien installées près des pivoines chez mes parents. C’était l’occasion pour enfin tenter l’expérience.

On récolte les jeunes feuilles et on évite les manipulations à main nue. On rince le tout et puis hop! Dans mon cas, le résultat était un potage délicieux apprécié de tous. Nous étions quatre néophytes qui avons été unanimement charmés. Ma seule erreur, j’ai laissé les tiges qui sont franchement trop fibreuses.

ma petite récolte d’orties; il en restera pour une deuxième recette!

Le potage avant le passage au mélangeur.


Recette de potage aux orties:

Ingrédients: Bouillon de poulet ou de bœuf, environ 2 tasses de feuilles d’orties, 1 oignon et 4 tasses de pommes de terres pelées en morceaux.

Cuisson: On fait revenir et brunir les oignons et ensuite hop! On cuit les pommes de terre dans le bouillon. On ajoute les orties et on termine le tout au mélangeur. Et voilà!


Liens utiles

Pour identifier l’ortie:

http://www.lavisdesplantes.fr/ortie-carte-identite/

Des idées de recettes:

http://home.naturopathe.over-blog.com/article-toutes-les-recettes-et-astuces-pour-cuisiner-l-ortie-74281068.html

Pour reconnaître les plantes sauvages comestibles:

http://nomadity.be/blog_santenaturelle/les-plantes-sauvages-comestibles-du-quebec/

Bonne dégustation!

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Constat des greffes qui débourrent et des variétés qui ont gelé

De retour du verger ou j’ai pu enfin constater les greffes qui débourrent ainsi que les décès suite à l’hiver – que je n’avais pourtant pas cru si froid.

Plusieurs greffes débourrent comme prévu, alors que d’autres boudent et tardent à débourrer.

Aussi, c’est le temps de l’année ou je peux constater les variétés pas assez rustiques! Dire que cet hiver, le froid n’a pas dépassé la barre des -35 degrés Celsius, j’aurais pensé que tous mes pommiers et poiriers seraient en pleine forme. Erreur! Est-ce la vague de chaleur tardive à l’automne qui a chamboulé la mise en hiver? Ou est-ce les vagues de chaleur en janvier? Je ne le saurai jamais. Néanmoins, force est de constater que j’ai perdu plusieurs variétés et que j’ajouterai désormais leur nom à ma liste des cultivars à éviter.

J’ai plusieurs variétés qui ont gelé et des branches entières de mon pommetier surgreffé qui sont mortes: j’ai complètement perdu mon Scarlett O’Hara, mon Entreprise et mon Belmac, tandis que sur le même arbre, les branches de Sweet sixteen, de Pristine et de September Ruby sont en pleine forme et se préparent à fleurir.
Côté poiriers, mes porte-greffes John et Ure et la plupart des variétés qui s’y trouvent n’ont aucun dommage, excepté pour une variété de France nommée « gras vert » qui est en train de mourir ainsi que mon Parker. Sauvignac et Ste-Julienne ont partiellement gelé, tout comme Beauté Flamande.
Mon shipova greffé sur Sorbier est, lui, complètement mort, alors que celui greffé sur aronia (l’hiver sous la neige) a survécu.
Mon pommier Liberty vivote et William’s pride est mort.
 
Donc, je continue de viser plutôt des variétés zonées 2-3 et laisserai graduellement tomber tout ce qui est zone 4.
Dans ces cas-là, je suis toujours content de faire mes tests à petite échelle plutôt qu’à coup de 100 arbres. Les pertes font moins mal.
 
Sinon, grosse job de plantation, encore environ 80 semis plantés (croisements de pommes et poires principalement). Néanmoins, j’ai commencé à supprimer des semis d’il y a 4-5 ans pas assez rustiques. Principalement des semis d’Anjou et de Bosc, décidément très peu rustiques.
J’ai tout de même pris un peu de temps pour installer mes buttes de courges et concombres, planter une petite douzaine de tomates et une autre de maïs, quelques fines herbes, et haricots grimpants.
 
Nous avons même planté/préparé notre première butte de champignons, soit le strophaire rouge vin. C’est quand même long avant que ça produise, de mémoire, je crois qu’il faut attendre presque 3 mois? Enfin, on verra vers le mois d’août sinon à l’automne le résultat! Et si ça fonctionne bien, j’en propagerai au verger, car pour le moment, c’est installé en sous-bois.

Alors voilà!

Sinon, voici quelques autres variétés à éviter au Saguenay, selon le constat d’un ami, David Joly (Au Verger Ancestral) à St-Didace, dans le coin de Lanaudière (aussi en zone 3-4), qui lui aussi a perdu plusieurs arbres cet hiver:

« (…) notre Golden Russet et Egremont Russet agonisent (heureusement, on a un petit Minnesota Russet qui va bien et j’ai pu faire plusieurs greffes de Morden Russet ! ), nos 2 Liberty ont l’air d’avoir de la misère, notre plus gros William’s Pride semble mort (mais 2 autres semblent ok), tout ce qui était plus limite en rusticité, mais qui avait bien passé les derniers hivers en arrache (heureusement, ce n’est que quelques-uns), notre pommier Entreprise a repris, mais n’a pas beaucoup de feuilles ; plusieurs poiriers sont morts (Luscious, Ste-Sophie, Northbrite, Harrovin Sundown, un petit Savignac, notre gros Savignac de 5-6 ans semble avoir des problèmes – les feuilles sont devenues tombantes et molles, une couple de chaudières 5 gallons d’eau ont replacé les choses, mais les feuilles semblent maintenant endommagées). Une amie horticultrice dans le coin de Joliette a perdu ses 2 pommiers Priam et ses 2 pommiers Freedom alors qu’elle est probablement en zone 5a (ou au pire, 4b).

Heureusement, beaucoup d’arbres sont en pleine forme. Grosso modo, tout ce qui vient du Minnesota (Haralson, Lautz, Chestnut, Sweet 16, Frostbite, Keepsake, Honeycrisp, Red Baron, …) semblent en pleine forme, de même que les variétés qui viennent de la pépinière à Ste-Julienne et toutes les variétés qui ont une pommette comme parent proche. »
Je termine avec quelques photos des greffes qui reprennent. Restera à voir si la greffe ne meurt pas après un mois (incompatibilité) sinon après l’hiver car non-rustique…

Pommier Cox’s Orange sur Bud118. Je n’ai pas pu résister, même si la rusticité ne devrait pas être au rendez-vous.

Pommier Red Baron sur Bud 118

Poirier Korshinskyi sur poirier Ure

Poirier Harvest Queen greffé en latérale sur le tronc du porte-greffe, un poirier John. J’ai hâte de voir si Harvest Queen est aussi rustique qu’il est réputé l’être.

Poirier Thorn sur John

Ici, une double greffe, soit avec intergreffe: un abricotier Debbie’s Gold sur Cherry-Plum Opata (greffé environ un mois à l’avance et conservé au frigo). Le tout regreffé mi-mai sur un prunier americana.

Pommier Norkent sur Bud118

Ici, greffe en écusson dormant qui a sauvé mon Haralson. Celui-ci était sur un M26 depuis plusieurs années et gelait à chaque année. La couverture de neige tardive a complètement eu raison de lui cette année (à gauche). Après cinq ans, mon arbre est complètement mort. Mes bourgeons greffés sur pommetier ont sauvé mon arbre. On reprend tout à zéro.

Prunier salicina Brookgold sur prunus nigra

Bon jardinage! 🙂
PS: Un ami me demandait quel était mon échantillonnage pour déterminer la rusticité d’une plante? Soit, combien d’exemplaire est-ce que je teste. La réponse est: en général, j’essaie toujours d’avoir au moins deux arbres de chaque variété. Néanmoins, dans le cas de variété réputés moins rustiques (genre zone 3b-4 pour moi), je les greffe en tête et ne dispose souvent que d’un seul exemplaire. Je juge que c’est suffisant pour le besoin de la cause, soit suffisamment d’énergie déployée pour tester une plante qui ne survivra probablement pas, à moins d’une heureuse surprise.

C’est beau des fleurs, mais c’est surtout des fruits qu’on veut!

Enfin! C’est le printemps. Les arbres fleurissent; à Québec, les pommiers et pommetiers sont à leur plus beau!

Pommetier hybride en fleur

Malheureusement, certains arbres fruitiers semblent s’entêter qu’à produire que des fleurs sans jamais fructifier – au grand désarroi de ceux qui les cultivent.

On me posait justement cette très pertinente question cette semaine:
« Bonjour, j’ai acheté un poirier Cold snapp et un pommier Jonagold. Je me demande avec quelle variété je peux le polliniser. Quelles sont les compatibilités? »

La réponse simple est la suivante: plantez (ou greffez) deux variétés de pommiers et de poiriers à proximité l’un de l’autre et le tour est joué.

Branche de pommier (fleurs blanches) greffée sur un pommetier de type Royalty. Une façon simple d’assurer une pollinisation réussie; deux variétés à proximité l’une de l’autre.

Néanmoins, je tenais tout de même à couvrir quelques points supplémentaires qui peuvent faire toute la différence entre l’échec et le succès. Voici donc mon analyse point par point:

1. Pollinisation croisée: la plupart des fruitiers produiront davantage avec un autre arbre de la même espèce à proximité. Oubliez les histoires d’autofertilité bien que ce soit parfois vrai, mais la plupart du temps à un degré très décevant.
En gros, plantez deux arbres (ou greffer une branche) de deux variétés pour la pollinisation (comme nous, il faut un papa et une maman):  un pommier avec pommier ou pommetier, un poirier avec un poirier et un prunier avec prunier (je n’entre pas dans les détails ici, car dans ce cas il existe des incompatibilités).

2. Point deux: planter deux variétés identiques ne fonctionne pas. Deux pommiers Liberty ne se polliniseront pas l’un l’autre, puisqu’ils sont tous les deux des clones du même arbre. Et ce même si physiquement, vous en avez deux.

3. Synchronisation: les deux arbres que l’on veut croiser doivent fleurir à peu près en même temps. Au Québec, la saison est tellement courte que c’est rarement un problème pour nous. Sur certains sites européens, on regroupe les variétés par période de floraison, puisque leur printemps dure beaucoup plus longtemps que le nôtre. Selon le site, on utilisera une échelle de A à G ou sinon de 1 à 7, avec comme référence, au centre, la variété Golden Délicious, avec un quatre jours d’intervalle entre chaque groupe. Pour en savoir plus: https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollinisation_des_pommiers#Groupes_de_floraison.

Par exemple, le Jonagold est classé dans le groupe de floraison 4 sous OrangePippin: https://www.orangepippin.com/apples/jonagold

4. Distance: les arbres à polliniser doivent se trouver relativement près l’un de l’autre. Je recommande la plantation dans un périmètre de 100 mètres l’un de l’autre si vous avez beaucoup de pollinisateurs (abeilles et bourdons). Néanmoins, certains arbres comme les poiriers produisent peu de nectar et leurs fleurs sont souvent boudées des insectes. Il doit donc y avoir un autre arbre de variété différente se trouvant à proximité, soit davantage dans un rayon de 30m.

pommier Norland en fleur

5. Les triploïdes et autres variétés infertiles: Certains arbres sont classés comme triploïdes puisqu’ils possèdent trois paires de chromosomes plutôt que deux. Il s’agit de variété moins courantes, mais qui nécessitent, comme tous les autres fruitiers, d’obtenir du pollen d’une autre variété pour produire. Néanmoins, les variétés triploïdes en question ont la particularité de ne pas produire du pollen viable pour les autres arbres. Ils sont donc considérés comme peu ou pas fertiles. En cas de doute, je vous invite à consulter la banque de données internationale du GRIN (germoplasme), car celle-ci permet d’identifier avec certitude, au niveau génique, le cultivar concerné.

Si je reprends l’exemple de Jonagold, sur le site du GRIN, on confirme que le cultivar en question est effectivement un triploïde, donc celui-ci ne pourra pas polliniser un éventuel compagnon, alors que l’inverse (selon le cultivar choisi) devrait fonctionner. On constate que c’est un triploïde en consultant le tableau du bas, dans la section Characterization and Evaluation Data, sous Ploidy Level: 3x – Triploid https://npgsweb.ars-grin.gov/gringlobal/accessiondetail.aspx?id=1005004

6- Enfin, dernier point, malgré tout ça, il existe certaines incompatibilités et celles-ci sont carrément de l’ordre des paires de chromosomes. Sans se rendre à ce niveau de détail, disons que c’est ce qui explique que dans certains cas, on pollinise un cultivar X avec un autre Y, mais sans succès. Je ne connais pas de site qui répertorie efficacement les compatibilités avec autant de précision, pour la simple raison que le « mappage » génétique de tous les cultivars est très long et onéreux. Disons que pour le commun des mortels, se contenter d’avoir plusieurs cultivars et variétés à proximité devrait suffire.

Je vous recommande donc ce site (le GRIN) afin de valider surtout si vous cultivar sont triploïdes:

https://npgsweb.ars-grin.gov/gringlobal/search.aspx

Quelques ressources supplémentaires:

– Le site de l’OMAFRA, qui survole la question de la pollinisation des pommiers: http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/facts/00-012.htm#emplacement

– Vous pourrez consulter l’outil d’orange-pippin afin de valider la compatibilité de pollinisation de pommier ici (toutes les variétés ne sont pas nécessairement répertoriées): https://www.orangepippintrees.co.uk/pollinationchecker.aspx

– Un autre article d’intérêt, un de mes anciens billets portant sur l’épineux sujet de la pollinisation des pruniers: https://poirespetitsag.wordpress.com/2016/05/08/les-prunes-ces-vilaines-xenophobes/

Et je termine avec une recommandation de ces deux articles du jardinier paresseux qui traite également de la question de la pollinisation:  https://jardinierparesseux.com/2015/05/29/il-faut-souvent-2-fruitiers-pour-obtenir-des-fruits/

Jouez à l’entremetteur pour votre fruitier célibataire

prunier de type américain en fleur

nouvelles du verger – mai 2018

De retour d’un cinq jours bien rempli à préparer le verger pour une nouvelle saison. En gros, beaucoup de plaisir en alternant les menus travaux incontournables d’entretien, soit: détacher les branches des arbres, tailler le bois brisé par la neige, retirer les protecteurs à mulots, remplacer les arbres morts, ajout de fumure (en partie), taille des petits fruits et de la vigne.

Je me suis gardé le meilleur pour la fin: le greffage! 🙂 Comme chaque année, je m’étais dit que j’avais déjà tout ce dont j’avais besoin et n’avais prévu que quelques remplacements au verger… Rien à faire: d’un courriel entre amis à un autre, j’ai récupéré du bois à greffer d’une quarantaine de variétés de poires, pommes et prunes intéressantes à essayer. Impossible de résister! Alors, pourquoi pas ? J’aurai donc des arbres en avance lors de ma prochaine extension du verger dont les travaux sont lentement mais surement en route.

Mes quelques pertes de l’année: mes poiriers Luscious et Summercrisp ainsi que Northbrite. Pour les pommes; c’est mon Ginger gold qui a rendu l’âme, tandis que j’ai aussi perdu mon prunier Stanley et mon abricot Moongold.

Qu’à cela ne tienne, j’ai plusieurs remplaçant en lice.

Voici donc quelques images du verger qui se réveille.

Photo du verger à la mi-mai. Cette année, il reste encore beaucoup de neige, conséquence des tempêtes tardives de fin d’hiver et aux accumulations record; plus de 2m par endroits.

En bas à droite, on voit bien mon prunier Mont-Royal qui se porte à merveille, alors que j’ai du remplacer plusieurs autres pruniers à proximité dont la rusticité laissait à désirer.

Un prunier de remplacement: l’hybride japonais (salicina) Fofonoff ou Homesteader, supposé rustique zone 2.

Au centre, mes semis de pommes Empire, dont j’espère avoir les premières fleurs et peut-être fruits cette année. J’ai bien hâte de voir – après cinq ans – s’ils produiront des pommettes, des pommes et surtout, si ça sera bon au goût! Au pire, ils deviendront d’excellents porte-greffe.

Quelques unes de mes greffes de l’année; dans ce cas-ci, des pommiers sur bud 118; un peu de tout; du Wealthy, Spartan, Red Baron, Collet, Cox’s Orange Pippin, Fall red…

Enfin! des bourgeons floraux de poires. Sur la photo, c’est mon porte-greffe John, auquel j’ai laissé quelques branches qui se prépare à fleurir.

Bon jardinage!

Cueillette du bois à greffer pour l’atelier du 5 mai à venir

Encore beaucoup de neige au verger, à Petit-Saguenay. À certains endroits dans le verger, la neige passe dessus ma clôture à chevreuil de 7 pieds de haut, c’est donc qu’il reste encore plus que 2m.
Quelqu’un m’avait demandé des boutures de cassis et j’ai du creuser 1m dans la neige avant d’atteindre le haut de la talle.


Moi qui dans ma grande naïveté, croyait pouvoir tailler et nettoyer les dommages d’après hiver et en plus, pulvériser mon huile de dormance. Oups, je suis soit en avance dans ma tête, soit le printemps en retard. Je vote pour un peu des deux.

Ça sera donc partie remise au début mai pour l’entretien de printemps.

Au moins, mes récoltes de bois à greffer sont faites. J’ai plusieurs variétés de pommes et de poires prêtes à partager le 5 mai prochain. Ce que j’ai récolté de mémoire:

Pommes: Liberty, Norland, Priscilla, Honeycrisp, September Ruby, McIntosh, Sweet 16, Scarlet O’Hara

Poires: John, Miney, Old Home, Summer Blood birne, Patten, Golden Spice, Beauté Flamande, Early Gold.

Ma récolte de bois à greffer pour l’atelier du 5 mai

Et en passant, j’aurai d’autres boutures de variétés supplémentaires en provenance d’un deuxième verger, donc le choix sera au rendez-vous.

Au plaisir de vous y voir en grand nombre!

Un rappel du lien avec les détails de la formation du 5 mai:

https://poirespetitsag.wordpress.com/2018/03/31/atelier-de-greffage-a-quebec-le-5-mai-2018-prochain/

Connaissez vous le champignon compagnon du jardin par excellence, le strophaire rouge vin?

Qu’est-ce qu’on fait quand il tombe une ixième tempête de neige déprimante qui nous tombe sur la tête? On pense au jardinage.

J’ai justement reçu ceci hier:

Ma toute nouvelle trousse de culture facile de Strophaire rouge vin, un des meilleurs champignons compagnon du jardin.

Le strophaire sur le site de mycoquébec: https://www.mycoquebec.org/bas.php?post=Stropharia&l=r&nom=Stropharia%20rugosoannulata%20/%20Strophaire%20%C3%A0%20anneau%20rugueux&tag=Stropharia%20rugosoannulata&gro=35

En résumé, c’est un très gros champignon (jusqu’à 20cm), à la chair ferme et de saveur agréable. Par contre, reste à savoir si les insectes et vers s’y intéressent, j’imagine bien que oui.

Vous n’avez qu’à taper son nom (stropharia rugosoannulata) pour tomber sur une pléiade d’images tout aussi impressionnantes les unes que les autres.

En attendant de pouvoir en récolter moi-même, en voici quelques images pour se mettre l’eau à la bouche:

source Flickr – Roberta Dell’Anno https://www.flickr.com/photos/inner_nature/7257623268

et une autre ici

https://www.flickr.com/photos/inner_nature/7257624724

Source: themushroomforager.com/category/king-stropharia/

Et ici:

Un vidéo ici (en anglais) de Adam Haritan qui publie des vidéos YouTube sous le pseudonyme LearnYourLand. Le vidéo est intitulé Massive Wine Cap Mushroom: https://www.youtube.com/watch?v=cLUy6-i16Cs

Il en a publié un deuxième sur comment identifier le champignon en question: https://www.youtube.com/watch?v=KGh3Ark6JEM

C’est un ami qui m’en avait parlé pour la première fois, aux Fêtes. Ça m’avait bien surpris de ne pas connaître le pourtant réputé « géant des jardins », moi qui m’intéresse à la mycologie depuis des années. En fait, la raison en est fort simple, c’est que ce champignon est originaire d’Europe. Les variétés indigènes de strophaires du Québec sont plutôt indigestes ou beaucoup plus petits que celui-là.

J’avais donc très hâte de me procurer du mycélium (filaments végétatifs du champignon ou hyphes) afin d’inoculer des buttes de culture de courges au printemps. De plus, avec un peu de chance, il produira plusieurs saisons.

Par contre, en janvier, j’avais localisé ce site, soit mycoboutique.com – très bien construit – pour me procurer mon kit. Je vous recommande chaudement mycoboutique.com, car le site est truffé d’information pertinente et de trucs de cultures comme ici:

http://www.mycoboutique.com/fr/documents/culture/exterieur

En suivant ce lien, vous trouverez plusieurs PDF d’instruction de culture extérieure de mycélium de champignons, tels que la morille, la culture sur buche de la pleurote, sur les coprins et le strophaire.

Sauf qu’en retournant pour passer une commande, la semaine dernière, le strophaire était en rupture de stock. Il l’est encore cette semaine. Quelle déception!

J’ai donc dû user de stratégie et faire preuve d’initiative. Je devais trouver un autre fournisseur. En cherchant à nouveau, je suis cette fois tombé sur une autre compagnie québécoise, cette fois de Montréal nommée Champignon Maison (http://www.champignons-maison.com/).

Finalement, c’est de là que provient mon kit. Fiouf! Mission réussie. Et malgré que leur site soit plutôt semi-fonctionnel et qu’ils n’ont pas tenu compte de mon commentaire/consigne, j’ai obtenu ma commande rapidement et en parfait état. De plus, la compagnie possède plusieurs points de vente, dont quatre à Québec, mais aussi répartis un peu partout dans la province. Leurs produits sont donc accessibles facilement.

Voir ici: http://www.champignons-maison.com/index.php/nos-trousses/points-de-vente

De plus, ce qui est particulièrement intéressant dans le cas de ce kit soit de ce champignon-ci, c’est que j’ai lu que le strophaire est un bon champignon pour le compagnonnage.  L’intérêt premier du strophaire réside dans le fait que c’est un champignon saprophyte, soit décomposeur et qui n’entre pas en compétition avec les végétaux. Par opposition à certains champignons qui peuvent soit aider les racines de façon symbiotique (mycorhize ) alors que d’autres vont carrément leur nuire.

Enfin, je termine avec un lien vers un article de bioptère qui «participe à un projet de recherche sur le développement d’un substrat de culture adapté et de stratégies techniques pour la culture du strophaire rouge vin (Stropharia rugosa-annulata), en collaboration avec Saveurs du boisé Choquette.»

Le tout a fait l’objet d’un reportage très intéressant diffusé en 2017 à l’émission La semaine Verte à Radio-Canada ici: http://www.biopterre.com/un-champignon-meconnu/

https://ici.radio-canada.ca/tele/la-semaine-verte/2016-2017/segments/reportage/9981/champignon-strophaire-rouge-vin

Bon visionnement! 🙂

 

 

Atelier de greffage à Québec le 5 mai 2018 prochain

Joyeuses Pâques et bon congé aux chanceux qui sont en fériés! Bon courage à tous les autres.

Je vous parlais récemment d’un possible atelier de greffage à venir dans cet article. https://poirespetitsag.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=1990&action=edit

Alors, je le confirme. Je donnerai bel et bien un atelier pratique sur le greffage le 5 mai prochain, à Québec (Ulaval), en collaboration avec l’asso étudiante VIA Agro-écologie (http://viaagro.wixsite.com/via-agro-ecologie).

Détails de l’atelier sur le greffage :

Quand : le 5 mai 2018, de 9 à 12h

   Où : sur le campus de l’Université Laval, pavillon Paul-Comtois (local à déterminer)

      Prérequis : un couteau à greffer (ou canif bien affuté) + un rouleau de ruban électrique et marqueur permanent

   Combien : 30$ (1 arbre à greffer) ou 40$ (3 arbres à greffer) pommier ou poirier au choix

Contenu de la formation : courte présentation sur les techniques de greffage. La greffe proposée sera la greffe anglaise compliquée avec démonstration à l’appui.

  • Porte-greffes: Bud118 pour les pommiers et du OHxF97 pour les poiriers, dans les deux cas du 75-80% par rapport à un franc et surtout, du rustique au moins zone 3-4.
  • Bois à greffer : j’apporterai des greffons de plusieurs variétés de fruitiers de mon verger (avec une courte description de chacun). Vous pouvez aussi apporter votre bois de pommiers ou poiriers à propager ou échanger, de la maison.

Les places (et porte-greffes) sont limitées à 15 personnes

pour réservez votre place, écrivez-moi à ajetteaqua@yahoo.ca

***

Petits rappels pour ceux qui veulent récolter leur bois à greffer (pommiers ou poiriers)

Votre bois à greffer doit être dormant (bourgeons non-ouverts), et prélevé sur un arbre exempt de maladies.

Pour en savoir plus sur la conservation du bois à greffer:

http://www.greffer.net/?p=752