On fait du jus!

C’est la saison: mission just. on presse les pommes restantes (beaucoup) et on fait du jus de pommes pasteurisé.

Broyeur tunnel italien à la rescousse et presse vessie (bladder press) aidante, on fait deux batch par jour et on se retrouve avec 42 gallons total pour presque 150 litres à mettte en cruchons.

Next: taille des arbres…

Réservoir, presse et broyeur…
On fait du jus!

Des nouvelle, ça passe toujours et encore trop vite!

Désolé du si long silence.

Avoir deux jobs en même temps; un verger et analyste au gouvernement de front, c’est un peu audacieux (ou fou ou naïf). Appelez ça comme vous voulez, mais on ne peut pas tenir ce rythme longtemps. Comme on dit, on est pas des machines.

Je tiens le coup, mais je l’avoue, j’ai hâte de n’avoir plus qu’un seul travail et de pouvoir me concentrer uniquement sur le projet du verger.

Rassurez-vous, je prévois garder mon terrain de jeu, de recherche au Saguenay: plusieurs de mes poiriers et pommiers ont maintenant 5-6 voire 7 ans. Et même si j’ai récolté peu de fruits à ce jour, je laisse la nature suivre son cours. Mes petits arbres doivent survivre, croitre, mourir selon ce qu’ils seront capable de faire; certains sont désormais plus grand que moi, au moins deux mètres de haut. D’autres sont morts alors qu’ils étaient prêts à produire, comme mes semis d’Empire l’hiver 2018-2019. RIP.

À Cap-St-Ignace, nous avons plein de beaux projets pour le verger; des nouvelles cultures, plantations, recettes, variétés à l’essai, projets de jus/cidre. J’ai déménagé plusieurs plantes, en ai bouturé d’autres: mes cassis, gadelles, caseille, kiwi kolomikta sans compter greffé plus de 400 arbres.

De plus, avec l’atelier de transformation, nous avons plusieurs nouvelles recettes en développement, sans compter les travaux et aménagements à venir… Vraiment plein de belles choses à venir et pour se tenir occupés.

Et surtout, je voulais vous dire que ça va bien. Je ne suis pas mort; c’est encore un peu fou pour moi, j’ai définitivement moins de temps pour moi, pour partager et pour écrire mes expexpériences.

Ce n’est que partie remise. Je vous en promets plusieurs à venir.
D’ici là, bonne planification hivernale! 🙂 Lire la suite

C’est fou et ça passe vite

Déjà deux mois que c’est signé et le double qu’on travaille fort en mentorat au verger. Wow! Que le temps passe vite. Déjà passé le temps des cerises Montmorency et Evans, et déjà on plonge dans les pommes. C’est grisant et toujours aussi agréable.

Malheureusement, peu de temps pour vous partager tout ce que je vis; les bons coups, les nombreuses heures multifacettes; gestion de projet, de produit, kiosque et clientèle, de comptabilité, agriculture bio, gestion de machinerie et de prévention des insectes et maladies. J’ai un peu l’impression d’être Shiva, il me faudrait mille bras.

Mais ce que je retiens de plus agréable, c’est les gens. De beaux clients, avides d’apprendre comment ça marche, la culture saine et bio. De bien manger et de partager avec nous le fruit de nos labeurs. En tout cas, je ne regrette absolument pas ma décision.

Avez-vous vu la vidéo d’Arterre! On est tellement fier d’être le premier maillage signé et d’avoir pleinement profité de ce super service offert par plusieurs MRC du Québec!

Vous irez voir ça ici:

 

À propos d’ARTERRE: https://www.arterre.ca/

Et d’ici à ce que je vous partage plus, passez nous voir aux Vergers du Cap… on est pas sorteux. 😉

Lesvegersducap.com

Première recette de cidre expérimentale

J’ai embouteillé ma première recette de cidre obtenue à partir de pommes de marché du vieux port, l’automne dernier. Pour une poche et demie de fruit, j’ai obtenu 13 litres de jus, puis un beau 12 litres de cidre d’un mélange MacIntosh, golden russet et de pommettes Hyslop.
La presse à pomme est celle achetée l’automne dernier: un modèle de base qui fonctionne bien quand les fruits ont été soit broyés, soit gelés plusieurs jours, puis dégelés pour les ramollir.

Au total, on parle d’un processus d’au moins trois mois, soit de la presse initiale à la mi-mars au produit fini fin juin.

Une fois la presse remplie et pressée, les fruits perdent beaucoup de masse. En passant, La presse n’était pas vendue avec suffisamment de blocs de bois…

Sinon, j’ai donc obtenu 12 litres de cidre que j’ai divisé en deux recettes : 6 litres en cidre doux chaptalisé avec un 20g par litre, le 6 litres restant en effervescent. Un peu de sucre au fond des bouteilles que j’ai encapsulées pour en faire un cidre pétillant.

Mon cidre pétillant dans ses bouteilles de 500 ml
Le cidre doux avec sa belle couleur jaune paille

J’étais bien content d’avoir lu les deux livres de références suivants et que je vous recommande chaudement :

  1. Craft Cider Making, de Andrew Lea (3e édition)
  2. Du pommier au cidre – Manuel de cidrerie pour l’amateur et l’artisan

J’ai suivi les conseils d’un peu des deux, mais surtout de faire un premier soutirage rapide afin de ralentir la fermentation du moult pour conserver un taux de sucre résiduel. Je trouvais ça essentiel, étant donné que mon moult était principalement composé de pommes à croquer (donc plus acidulées).

Ma recette:

Pressage# 1 – 14 mars

Batch de cidre 1 – 2019-03-24

Pommes – 1,6 poches, dont

1 1/2 poche de mac
1 gros sac de Golden Russet
1 petit sac de Hyslop

Pommes gelées puis pressées.
Jus total produit: 13 litres

Sulfitage initial: 1/3 de c. à thé
Pectinase: 1 c. À thé (1 à 2.5 par 4 litres) donc soit 3 ou 6 pour 12.

Levure à Champagne: le 25 mars

Mesures:

Hydromètre : 1,42 (10,5 brix)
Test d’acidité PH 2844 : 4,2 (disons car bandes rudimentaires) après sulfitage
Réfractomètre: 10,5 brix (confirme ma mesure précédente)

Mesure 30 mars: Hydromètre 1,45 (moult presque congelé, puisque à l’extérieur).
Suivant la correction de M. Jolicoeur (pour du moins de 6 degré, je soustrais 1,8, ça donnerait 1,24!!!
J’ai transvidé (premier soutirage) pour ralentir la fermentation.

20 avril:
Lecture; serait à 1,32 à 5 degrés (dehors)
Il faut donc encore soustraire 1,8, ça donne 1,14

29 avril
Lecture extérieure à 1,20 à 5 degrés
En soustrayant 1,8, ça donne 1,02
Transvidé en tourie

6 juin

Moult très bon tel quel!
Embouteillage de 6 litres en tranquille (mi/peu-sucré, ajout de 20g/l)
Et un autre 5-6 litres en pétillant avec la technique d’ajout d’une cuillère de dextrose dans la bouteille.

À boire fin juin.

Achat de Les Vergers du Cap

Petit-moyen-grand scoop, selon votre niveau de proximité: Pascal et moi sommes en processus d’acquisition d’un verger. Et pas n’importe quel, un verger bio certifié EcoCert.

Il s’agit de Les Vergers du Cap, un verger bio situé à Cap St-Ignace, à côté de Montmagny. C’est à une heure de Québec, parfait pour moi, qui vais conserver mon travail en ville, le temps de me familiariser avec le tout. Le site est sur le bord du Fleuve, mais de l’autre côté de l’autoroute 20, sur les plus belles terres fertiles du Québec; les basses terres du Saint-Laurent, en zone 5. Wow! Un diamant brut déjà amoureusement cultivé, mais pas à son plein potentiel. Et on a de beaux projets afin de le développer davantage.

Les propriétaires vendeurs, Francine et Raymond, ont amoureusement développé l’entreprise dix ans, mais n’ont pas de relève. De plus, nous avons découvert Arterre (https://www.arterre.ca/): un organisme/service de maillage qui permet à des aspirants, comme nous, d’être jumelés à des vendeurs à la recherche de relève. Je vous en reparlerai plus en détail, mais c’est grâce à eux qu’on a entendu du verger. Vous irez voir leur site, c’est vraiment super.

Le verger a déjà 159 pommiers et 51 autres fruitiers (13 poiriers, 12 cerisiers et 26 pruniers) pour un total de 210 arbres en production.

Le visage du bonheur! 🙂

La blague, c’est qu’en début d’année, je n’avais jamais entendu parler de Cap St-Ignace. Je savais tout juste que Montmagny était sur la Rive-Sud, quelque part avant La Pocatière
C’est donc toute la fébrilité de ce projet d’achat et les nombreuses démarches qui en découlent qui explique ma relative inactivité sur mon blogue.

Les nouveaux propriétaires en formation: Alain et Pascal!

Je continuerai donc de documenter mes expériences, puisque je continue d’avoir ma terre au Saguenay et d’y faire cultiver toutes sortes de choses de façon expérimentale. Sauf que j’irai moins souvent, puisque mon nouveau terrain de jeu est désormais plus chaud et plus grand! D’ici là, voici les coordonnées du verger. Vous pouvez également me suivre sur les réseaux sociaux, comme sur la page Facebook de Les Vergers du Cap.

Le site web: https://lesvergersducap.com/

Sur Facebook: https://www.facebook.com/lesvergersducap

On a même eu le temps d’agrandir un peu: une nouvelle zone verger a été plantée en mai dernier: 36 nouveaux fruitiers, principalement des pommes, mais aussi des poires et quelques pruniers qui s’ajouteront éventuellement à notre sélection de fruits.

Bon jardinage et bon printemps! 🙂

Premières greffes qui débourrent

Suite à la catastrophe de l’an dernier (canicule qui a tué presque toutes mes greffes du printemps après leur débourrement à la fin mai), cette année, je m’étais bien résolu à prendre les grands moyens afin d’assurer une bonne reprise de mes greffons.

J’ai donc décidé de garder mes greffes à l’œil: j’ai commandé des greffons pour livraison en avril puis, les ai plantés en bac sur mon balcon.

Résultat:

Ensuite, tout en m’assurant que les températures demeuraient au dessus du zéro mais fraîches, j’ai greffé dès la mi-avril, ce qui a laissé beaucoup plus de temps à mes greffes de guérir. Un long temps de guérison, c’est d’ailleurs le secret du succès des greffes à œil dormant d’août.

Par conséquent, alors que nous ne sommes qu’à la début mai, j’ai des bourgeons qui montrent des signes d’ouvrir.

Enfin, cette année, mes porte-greffes et greffons auront toutes leurs chances et un bien meilleur taux de reprise. Tant qu’à faire tous ces efforts, c’est bien que ce ne soit pas pour rien!

Bon jardinage et bon printemps!

Du gingembre au Québec!

Je viens de tomber sur un article for prometteur; celui-ci répond à une question qui me trottait depuis un moment, à savoir : « Est-ce qu’on peut faire pousser du gingembre au Québec? »

Source Wikipédia

Car jusqu’à tout récemment, j’étais convaincu que non. Après tout, le gingembre est une plante tropicale et ne survit pas à nos hivers!

Mais… ça ne veut pas dire pour autant qu’on ne peut pas en faire pousser! On peut très bien le cultiver, mais comme on le fait avec une annuelle. C’est un bulbe, et celui-ci se cultive un peu comme un iris, soit plutôt en surface, dans un sol riche bien drainé. On le décolle à l’intérieur (mars avril) et on le récolte avant les gels, le plus tard possible.

Voici donc le lien qui m’a inspiré et que je vous recommande.

Bonne lecture/culture !

https://56milleidees.ca/faire-pousser-du-gingembre-au-quebec-oui-oui-ca-se-peut/

Mise à jour du 2 juin: