Premières greffes qui débourrent

Suite à la catastrophe de l’an dernier (canicule qui a tué presque toutes mes greffes du printemps après leur débourrement à la fin mai), cette année, je m’étais bien résolu à prendre les grands moyens afin d’assurer une bonne reprise de mes greffons.

J’ai donc décidé de garder mes greffes à l’œil: j’ai commandé des greffons pour livraison en avril puis, les ai plantés en bac sur mon balcon.

Résultat:

Ensuite, tout en m’assurant que les températures demeuraient au dessus du zéro mais fraîches, j’ai greffé dès la mi-avril, ce qui a laissé beaucoup plus de temps à mes greffes de guérir. Un long temps de guérison, c’est d’ailleurs le secret du succès des greffes à œil dormant d’août.

Par conséquent, alors que nous ne sommes qu’à la début mai, j’ai des bourgeons qui montrent des signes d’ouvrir.

Enfin, cette année, mes porte-greffes et greffons auront toutes leurs chances et un bien meilleur taux de reprise. Tant qu’à faire tous ces efforts, c’est bien que ce ne soit pas pour rien!

Bon jardinage et bon printemps!

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Du gingembre au Québec!

Je viens de tomber sur un article for prometteur; celui-ci répond à une question qui me trottait depuis un moment, à savoir : « Est-ce qu’on peut faire pousser du gingembre au Québec? »

Source Wikipédia

Car jusqu’à tout récemment, j’étais convaincu que non. Après tout, le gingembre est une plante tropicale et ne survit pas à nos hivers!

Mais… ça ne veut pas dire pour autant qu’on ne peut pas en faire pousser! On peut très bien le cultiver, mais comme on le fait avec une annuelle. C’est un bulbe, et celui-ci se cultive un peu comme un iris, soit plutôt en surface, dans un sol riche bien drainé. On le décolle à l’intérieur (mars avril) et on le récolte avant les gels, le plus tard possible.

Voici donc le lien qui m’a inspiré et que je vous recommande.

Bonne lecture/culture !

https://56milleidees.ca/faire-pousser-du-gingembre-au-quebec-oui-oui-ca-se-peut/

La saison des semis et des ‘tites tabarnouches de mouches des semis

Yééé! C’est la saison des semis. Mais… c’est aussi celle des mouches des semis pourtant bien optionnelle.

À mon grand désarroi, le sac de terreau que je me suis acheté pourtant à grand frais (car spécifiquement pour semis) contenait plus que du bonbon… il était « infesté » de sciarides, ou mouche des semis. Pas impressionné je suis.

C’est un petit insecte plutôt inoffensif d’ordinaire, puisque les larves mangent habituellement des détritus sauf que faute de nourriture, c’est les semis qui y passent.

Je voulais donc une solution bio contre ce fléau des semis, plutôt que d’utiliser de l’insecticide.

Les solutions trouvées, donc:

1- L’insecte a besoin d’un milieu humide: suffit alors de laisser sécher en surface
2-Apparemment que le moucheron et sa larve n’affectionnent pas trop la cannelle.

J’ai donc enfin trouvé un usage à ma vieille cannelle défraîchie…

Autre référence: https://jardinierparesseux.com/2018/01/11/controlez-les-mouches-du-terreau-sciarides/

Une bonne vieille presse à jus

En attendant le printemps, quoi de mieux que de s’amuser à faire un peu de cidre avec les pommes de fin de saison.

Je me suis un peu – probablement – laissé influencé par ma visite au Mondial des cidres de la fin de semaine dernière, à Montréal. Merci encore à la cidrerie le Somnambule pour les billets!

J’avais prévu me bricoler une presse à jus, mais faute de temps, je craque et m’achète un modèle fait d’avance. Il est justement en spécial sur Amazon.ca 170$ livraison incluse.

Le bon vieux modèle classique de 18 litres (4,75 gallons)

source Amazon: presse EJWOX 17 litres (4,75 gallons) en solde à 170$ livraison incluse

https://www.amazon.ca/Fruit-Gallon-Basket-Berries-Making/dp/B0777VKQPK/ref=pd_sbs_79_8?_encoding=UTF8&pd_rd_i=B0777V1JNB&pd_rd_r=4f35ef7c-428c-11e9-870e-afb0e07225f8&pd_rd_w=M4FgZ&pd_rd_wg=mDahB&pf_rd_p=5dcda75b-8643-4da3-9bb1-5c0233790500&pf_rd_r=H8NW0QE2YSTYAWRM0VVG&refRID=H8NW0QE2YSTYAWRM0VVG&th=1

Tout ça, c’est en attendant mon projet d’achat une coche au-dessus, soit une presse hydraulique du type modèle EJWOX (copie chinoise des classiques Spiedel) : Hydropress Fruit Grape Apple Wine Press 10.5 Gallons (qui fonctionne en branche l’eau du robinet), donc sans effort! 🙂

Pour comparaison: https://www.elnova.ca/fr/equipement/presses/presse-ballon/504-hp40.html

J’en profite pour partager une source québécoise intéressante de matériel professionnel de vinification, située à Rougement:

https://www.elnova.ca/fr

Bon magasinage! 🙂

Des graines plus vites que les autres – la viabilité des fruits restés dans les arbres

Voilà, mes graines ont décidé que c’était le printemps!

Je m’étais mis des pépins de pommes et poires à stratifier au frigo en visant mars comme germination. Surprise! Quelques graines ont germé plus vite que prévues; il s’agit de graines de fruits ramassés en décembre et janvier, en plein cœur de l’hiver (donc qui avaient déjà subi des extrême de température chaud et froid).

J’aurais cru que les pépins qui demeurent dans le fruit et qui subit les affres de l’hiver n’étaient plus fertiles. C’était sans compter sur l’adaptabilité des plantes. En fait, les graines étaient simplement en dormance et avaient très bien survécu. Je le constate avec mon taux de germination, puisque mes graines de pommetier (que j’ai surnommé dragon pour son feuillage dentelé) et les graines de poirier callery germent avec hâte.

Donc, au lieu de germer en deux mois pour les pépins de pomme ou en trois pour les poires, la germination a commencé tout de suite après 3 semaines environ et se continue.

D’ailleurs, j’ai aussi remarqué que les pépins récoltés sur des fruits à l’automne ont tendance à sortir de leur dormance plus rapidement que des graines entreposées depuis un an ou plus.

Bon jardinage!

PS: Si vous cherchez des graines de porte-greffe de poire (rustique en zone 4), il y a des poiriers callery partout à Burlington. Par contre, attention, ce poirier est considéré comme espèce envahissante, donc pour utiliser comme porte-greffe seulement.

Butte de culture, gros bon sens et champignons

Connaissez-vous le terme Hügelkultur ou Butte de culture? On peut traduire le terme par Hill culture en anglais ou donc, culture sur butte. Il s’agit donc de la culture sur un monticule de débris végétaux, mais d’abord de bois raméal qu’on recouvre de terre. Le but premier étant de conserver l’humidité de la pluie dans un contexte de milieu aride tout en apportant de la matière organique en réserve supplémentaire à un milieu pauvre.

Pour de plus amples exemples, voir ici: https://www.ecohabitation.com/guides/1155/hugelkultur-decouvrez-cette-epatante-butte-de-culture-autofertile/

Néanmoins, bien que certains associent obligatoirement ce type de culture aux fondements de la permaculture, il n’en est rien. Il s’est important de voir la butte comme un outil qu’on peut, ou pas, utiliser selon son besoin.

Comme j’avais un endroit dans mon verger dont le sol était très pauvre et surtout sableux, et que mes plantes et arbres y survivaient tout juste sans pousser tellement, je me suis dit que c’était l’endroit idéal pour essayer la technique.

L’été passé, j’ai donc enfin pris le temps de le mettre en œuvre. Je me suis créé des buttes réservoirs d’humus et d’humidité afin d’aider les trois cercles de fruitiers dont le sol était déficient.

L’année précédente, j’avais tout de même pris la peine d’installer un anneau de compost afin de les aider, mais bien qu’aidant un peu à améliorer la fertilité du sol, ça n’avait pas réglé le problème d’humidité.

J’ai donc creusé une digue remplie de petit bois et brindilles recouverts de compost, puis sur laquelle j’ai semé un mélange d’engrais vert: de l’avoine et des gourganes, à faucher en cours de saison.

Voici le résultat:

On voit très bien la différence de couleur entre le sol sableux pauvre et le compost riche et presque noir.

Résultat: Une super croissance cette année! Malgré la canicule et la sécheresse, mes arbres ont bien poussé, sans aucun arrosage. Voir par vous même:

Dans ce cas, les poiriers n’ont pas doublé, mais bien triplé de hauteur!

Et même, je me suis retrouvé avec des agarics en bonus. Car oui, il y avait des champignons de paris dans mes restes de tables et donc dans mon compost. Et apparemment, en quantité suffisante pour que se développe une population spontanée de champignons! 🙂

Mais attention! Il faut ici user du gros bon sens, car pour se servir de buttes de cultures, il faut utiliser du petit bois frais ou pas complètement sec (sinon qu’on a fait tremper) et dont le diamètre n’est pas trop gros. Je vous invite ici à écouter un petit vidéo divertissant d’une critique de biologiste sur les absurdités et aberrations de la culture intensive. Sans être contre la pratique, il faut tout de même être conscient des limites et des défis que ce type de plantation à haute-densité comporte.

Voici une référence d’un bon article sur les pour et les contre de la méthode, car comme pour tout, le poison, c’est la dose (ou trop c’est comme pas assez).

https://www.lejardinvivant.fr/2015/09/28/buttes-de-permaculture-idees-recues/

Autre référence.
https://fermesdavenir.org/fermes-davenir/outils/les-buttes

Ici, une vidéo de Lydia Bourguiguion qui met en garde contre les excès dans l’implantation d’une butte de culture: https://www.youtube.com/watch?v=OHO1eaMdiQQ

Et un autre vidéo des mêmes auteurs à la fois ludique et vitriolique sur les attentes souvent irréalistes de pomiculteurs commerciaux, ainsi que sur les conséquences du consumérisme extrême sur leur pratique.

Perdu dans mes lectures sur le cidre

Bonne nouvelle année!

Je vous souhaite plein de projets et de bonheur dans vos plantations et des récoltes abondantes.

Et désolé si j’ai été un peu absent cet automne. La fin de la saison et la préparation du verger pour l’hiver ont été un peu prenantes et je n’ai pas eu l’énergie d’écrire autant que je l’aurais voulu.

De plus, depuis décembre, je me suis un peu perdu dans mes lectures sur le cidre. J’avais déjà le livre de Claude Jolicoeur sur le cidre, mais dans sa version initiale en anglais, alors pour mon cadeau de Noël à moi de moi, je me suis acheté la nouvelle version française bonifiée et actualisée, que je recommande à tous.

Le livre est intitulé Du pommier au Cidre – Manuel de cidrerie pour l’amateur et l’artisan, de Claude Jolicoeur. Le livre de 398 pages est publié aux éditions de Rouergue.

Le lien vers le livre de Claude Jolicoeur, aux éditions du Rouergue: https://www.lerouergue.com/catalogue/du-pommier-au-cidre

Disons que la lecture en question a ravivé mon intérêt dans la fabrication de cidre, en plus de m’encourager à mieux explorer et comprendre les méthodes utilisées ainsi que l’importance de l’utilisation de différentes variétés afin de développer un assortiment variétal, ou pommage bien balancé.

Définition de pommage: http://www.cnrtl.fr/definition/pommage)

Alors d’ici à ce que je puisse presser mon propre jus, je me suis acheté quelques poches de pommes au marché du Vieux-Port, à côté de chez moi et les ai laissé geler sur notre galerie. Le gel ramollit les pommes et celles-ci seront plus faciles à presser, dès que j’aurai « patenté » un pressoir quelconque et récupéré un kit de titration de l’acidité…

En attendant de pouvoir en dire davantage, je vous souhaite un bon hiver et de belles lectures inspirantes!