Bouturage ligneux (ou à bois sec)

Enfin une semaine avec un peu de temps pour m’adonner à mon passe-temps favori, jouer dans les plantes!

Cette semaines, je mets les boutures « à bois sec » en terre. L’idée, c’est d’encourager les plantes en dormance à se faire des racines pendant ce qui leur reste de période de repos, et ce avant que les bougeons n’éclatent.

Bien que cette technique ne fonctionne pas avec tous les végétaux, elle permet à ceux qui s’y prêtent, de cloner une variété donnée en reproduisant exactement les attributs de son plant mère.

Alors j’en profite et je mets en terre:

  • mes cassis, caseille, gadelles (rouges et blanches), du cognassier et deux sortes de vigne. Toutes ces espèces sont réputées pour refaire des racines à partir de bouture à bois sec.
  • Je me risque également avec deux autres; un prunus tomentosa (cerisier de Nanking), réputé difficile à faire reprendre, et enfin avec une bouture d’hibiscus rustique, qui m’a été donné, histoire de tenter le coup.

ImageVoici le matériel nécessaire:

– Des boutures d’environ 20 cm.

– Un contenant de plastique (ou autre) profond

– Un sécateur, pour bien tailler ses boutures

– Idéalement, des hormones (pas dans la photo) pour stimuler la reprise des racines.

En gros, on enterre 2/3 à 3/4 de la tige à bouturer pour éviter son asséchement et on ne conserve que 1 à 3 bourgeons hors terre, on met le tout sous cloche non-chauffée, sur le rebord d’une fenêtre au nord par exemple jusqu’au printemps. On pourra alors rempoter et faire pousser en cloche, toujours, jusqu’à reprise de la plante.

La technique: on remplit le contenant de terreau, au sauce la bouture dans de l’hormone de croissance, et hop! On plante et on arrose. Le sol ne doit pas être trop détrempé, tout juste humide pour ne pas que les boutures pourrissent.

Pour certaines variétés récalcitrantes, on recommande de gratter un peu le bas de la  bouture afin d’en exposer le cambium. Cette technique favoriserait la croissance des racines. Il est à noter que pour certaines variétés de plantes, des techniques précises telles que la bouture « à talon », sont préférables à d’autres.

Voici le résultat:

Ici, on voit mes cassis Titan et mes caseilles Josta:ImageOn recouvre d’une cloche (un plastique percé fera l’affaire)Imaged’autres amis! 🙂Image

Pour en savoir plus, je vous recommande ce site:

http://www.aujardin.info/fiches/bouturage-bois-sec.php

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3 réflexions sur “Bouturage ligneux (ou à bois sec)

  1. Pingback: Bouturage ligneux (à bois sec) – partie 2 | Poires et Permaculture Petit-Sag

  2. J’ai bouturé plusieurs arbustes mais je n’utilise pas d’hormones de croissance. Pour les physocarpes, les gadeliers, les cassissiers, les sureaux; je plante le bout de branche directement en terre (argileuse: humide et fraîche), de préférences à l’ombre mais pas toujours; ils reprennent à tout coup. Pour l’argousier, les cerisiers nains, le caraganier, le cognassier, des arbustes de soleil, le taux de réussite est moins grand; p-ê pcq je n’ose pas les mettre carrément à l’ombre. À l’intérieur, 18°C env., ça ne réussit pas très bien: ça sèche ou, avec un sac, ça moisit. Je crois que les bords de fenêtres sont bons pour les semis mais pas pour les boutures. Ce printemps, je garde mes boutures au garage, sombre et frais, 6° à 10°C. Après un hiver passé en terre humide, elles débourrent. Mais elles n’auront pas plus de clarté tant qu’elles ne s’enracineront pas. À suivre. Sinon, quand il commence à faire chaud, c’est derrière le mur nord de la maison que le bouturage fonctionne le mieux.

    Votre site est très motivant. On réalise qu’on peut faire pousser bien des choses comestibles au Québec; suffit de choisir. Le greffage commence à m’intriguer.

    Merci, Ilona

    • Merci pour les commentaires.
      Et n’hésitez pas à essayer de greffer, c’est plus facile qu’on le croit. De plus, avec tout les vidéos de tutoriel qu’on peut trouver sur le web, c’est plus facile et accessible que jamais.
      Moi cette année, j’avais mis des greffes de vigne avec du terreau au frigo. Elles ont débourré au printemps, sur le rebord de ma fenêtre, mais les poussent ont attrapé un champignon ou quelque chose fongique et on flétri. Je m’apprêtais à tout jeter, quand j’ai remarqué en dépotant que les tiges étaient pleines de belles racines et qu’une d’entre elles repoussaient un oeil plus bas.
      C’est fort la nature!
      Bon jardinage! 🙂

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