La poire Bosc de l’épicerie avec un bout de branche encore vivant

En faisant des emplettes, hier, je suis tombé sur une poire Bosc avec un petit bout de branche. La branche en question avait un petit bourgeon. Wow!

Quelle n’était pas ma surprise quand j’ai constaté que la branche était encore vivante! 🙂
Alors qu’est-ce que j’ai fait? Naturellement, je me suis empressé de l’acheter pour pouvoir essayer de la greffer à la maison, sur une de mes branches de boutures entreposées au frigo.
C’est que depuis janvier, j’échange des boutures (surtout des fruitiers) en prévision du printemps, afin de me constituer moi-même mon futur verger à moindre frais (et surtout sur les porte-greffe de mon choix).

J’ai donc des dizaines de boutures de pommiers, poiriers, cerisier et pruniers au frigo, qui attendent le moment venu de leur greffe à Petit-Saguenay.
Alors étant donné que j’aime les défis (y’a de ça aussi), j’ai mis la petite branchouille au frigo hier soir (dans un essuie-tout humide, histoire que ça se réhydrate un peu) et j’ai l’ai greffée en écusson ce matin sur une branche de poirier rustique.
Dommage, je n’ai pas pensé à prendre une photo.
Elle y restera, au frigo jusqu’à la mi-fin mai, ce qui lui donnera tout le temps de cicatriser avant que son porte-greffe de fortune ne se fasse greffer à nouveau.

L’écusson était vivant, mais le cœur était noir et plutôt mal en point. J’ai quand même espoir que ça marche. Surtout que c’est un bourgeon floral, ça serait cool de le faire fleurir (avec une greffe pendule à la Koréenne, peut-être) ! 🙂

Sinon, pour le moment, la greffe ressemble à ça (emballée dans du plastique, du buddy-wrap ou budding wrap).

ecusson

Le plus ironique, c’est que je sais pertinemment qu’un poirier Bosc, ce n’est pas rustique à Petit-Saguenay, en zone 3b. C’est du 5b-6.

Mais bon, étant donné que les tiges hors-terre gèleront à chaque hiver, j’en ferai un bosc-quet :p

PS: Encore plus drôle, je m’achète un paquet de figues et là encore, trouve un autre bourgeon… Ça m’a « démangé » de le greffer sur un de mes figuier, mais j’ai été sage.

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2 réflexions sur “La poire Bosc de l’épicerie avec un bout de branche encore vivant

    • Bonjour Chapelle,

      La Honeysweet était dans un lot en provenance des USA mais étiquetée Seckel.

      Au Canada, plus particulièrement au Québec, l’étiquetage des fruits est très minimaliste.
      Pour les poires, il semble n’y avoir que les noms suivants apparemment possibles à l’épicerie:
      Bartlett, Bosc, Anjou, Comice, Packham, Seckel et Forelle (+ Rocha et Abbé Fétel).
      Pour les rouges, c’est Red Anjou, Starkrimson et parfois simplement Red pears (poires rouges).
      Sinon, c’est à peu près impossible de trouver autre chose dans les épiceries à Québec.
      Il faut que je ratisse les marchés locaux pour découvrir (et à chaque fois, ça relève presque du miracle) quelques poires locales qui se limitent souvent à des Beauté Flamandes.

      Donc, pour déjouer l’industrie (aux variétés limités), les producteurs se servent des noms de poires comme de « famille » de produit et vendent donc des poires « similiaires » sous un faux nom.
      Ainsi, sous la famille Seckel, on trouvera indépendamment des Early Seckel, des Seckel et des Honeysweet, bien que j’en ai trouvé qu’une seule fois. Elles sont faciles à distinguer, puisque leur taille est le double des autres, ce devait donc nécessairement être des Honeysweet, d’autant que leur goût était semblable à une seckel, mais en beaucoup moins prononcé et pas aussi intense.
      Le pire se produit avec les Bartlett, vu que ce sont les poires les plus populaires. Ce nom se retrouvant sur les étiquettes des fruits n’a absolument rien de fiable. Une grande partie des producteurs délaissement progressivement la culture des Williams et Bartlett (trop sensibles au feu bactérien) pour la nouvelles série des Harrow ; ces croisements possèdent une grande partie d’héritage Bartlett et donc un goût qui s’y rapproche à s’y méprendre, et surtout, sont résistants au Feu bactérien.
      Au final, donc, particulièrement pour ce qui est des Seckel et des Bartlett, on nous passe un peu n’importe quoi. Je me dis souvent que ça vaudrait la peine de faire une plainte et de pousser pour un étiquetage plus juste, mais ma crainte c’est de perdre le peu de variété qui se rend finalement jusqu’à mes papilles, qui ne s’en trouverait qu’encore plus restreintes au niveau des choix.
      Et si vous permettez, je vais recycler cette question comme nouveau billet, soit sur l’étiquetage en général.
      Salutations!

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