Quelques photos des greffes du verger

De retour en ville après ma semaine intensive de jardinage. Une centaine de greffes à mon actif et déjà plusieurs reprises avant mon retour. J’en partage d’ailleurs quelques images.

Chum (cherry-plum) Convoy sur prunus nigra

Chum (cherry-plum) Convoy sur prunus nigra

Néflier Nottingham sur pommetier

Néflier Nottingham sur pommetier

poirier Lada, sur semis d'Anjou (à affranchir)

poirier Lada, sur semis d’Anjou (à affranchir)

cerisier tomentosa sur merisier (pensylvanica)

cerisier tomentosa sur merisier (pensylvanica)

coing Kaunching sur semis de poirier

coing Kaunching sur semis de poirier

Poirier Seckel Hâtif sur ussuriensis

Poirier Seckel Hâtif sur ussuriensis

À la maison, mes fixateurs d’azote font 50 cm de haut (les robinias, féviers et caraganas). Je me suis semé quelques graines de bourrache et un ami est supposé me faire parvenir des plants de consoude. Grâce à Pascal, nous avons aussi un sac de semence de trèfle blanc de 2kg qui couvre 20000 p carré, un excellent couvre-sol en perspective pour mon sous-sol de verger.
Ça a été plus dur à trouver que je ne le pensais, le sac de semence a été acheté chez Gérard Bourbeau & Fils Inc. et le produit est à leur nom, c’est donc eux qui font faire l’emballage du produit. Ça revient à 39,99$ pour le 2kg, mais ça vaut la peine. C’est les petits lièvres qui vont être content! 🙂

J’ai deux douzaine de tomates et plus encore de semis de poiriers sur lerebord des fenêtre, sans parler de mes boutures de vigne, cassis, gadelles et caseilles.
Enfin, je me suis parti des semis de courges pour une dernière expérience de greffe avant de tout transférer en pleine terre, vers le 8 juin. Ça va faire du bien, au condo, les fenêtres commençaient à être pas mal remplies.

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Journée petits fruits

Aujourd’hui, j’ai fait une journée petits fruits. J’en suis toujours en pleine semaine de plantation de mon verger. J’adore travailler la terre et c’est très satisfaisant de voir les progrès à chaque jour.
Et après mes deux premiers rangs hier (avec des plus gros arbres), aujourd’hui, j’ai pris une pause petits fruits. J’ai donc transplanté un petit rang de framboises d’automne (deux variétés), un de mûres sans épines et trois plants d’aronia. C’est certain que j’ai déjà hâte que tout ça produise des résultats, mais pour les mûres et aronia, ça ne sera pas avant l’an prochain. Pour les framboises d’automne, il y a des chances d’une petite production dès cette année.
Sinon, à part les courbatures (je ne suis pas en forme tant que ça et la pelle, les roches et les souches me mènent la vie dure), j’ai le regret de constater que plusieurs de mes arbres habituellement zoné 3 ont souffert du froid extrême de cet hiver. Mon prunier Pitsin et mon Toka on gelé en partie, alors que mon poirier Westfort a perdu ses boutons floraux. 😦 Pas de fruits cette année. Je ne m’en fais pas pour autant, je sais que ces plantes sont « fait fortes » et qu’elles finiront par développer une résistante. Un peu de gel des extrémité ne les tuera pas.
J’ai aussi quelques arbres zoné 4 dont certains sont gelés à un tel point que je ne suis même pas certain qu’ils vont repousser. C’est le cas pour mon poirier Luscious, mon poirier Giffard et mon Summercrisp, qui semble avoir rendu l’âme.
Ça ne m’empêche pas de m’encourager avec mes greffes qui se portent bien, puisque mes zone 4 qui ont de la misère pourront éventuellement être greffés, eux aussi, en top grafting (je plante un poirier zone 2-3 et je met des bouture de zone 4 sur le bout des branches seulement).
Et depuis que je recouvre le greffon de cire ou de plastique (buddytape), le taux de réussite de mes greffes a multiplié exponentiellement. En même temps, c’est la grosse logique. Une bouture prend deux semaines à cicatriser/guérir. Si on expose une petite branchouille en dormance dehors, sans racines ni rien, elle sèche! Gros bon sens.
Et de toute façon, j’avais pris mes précautions pour tout greffer en double. Sauf que parti comme c’est là, j’aurai beaucoup de plantes en extra, ce qui n’est pas pour déplaire à mes parents ni à ma soeur Lynda, qui a acheté le chalet d’à côté.
Sinon, voici une courte liste de quelques curiosités que j’ai réussi à greffer et qui ont réussi jusqu’à maintenant:

  • prunus Tomentosa sur Prunus pensylvanica (merisier), du cerisier Juliette et du Valentine, également sur merisier (pensylvanica).
  • prunier Damas sur Pitsin (en partie prunier Salicina, rien d’autre ne semble fonctionner sur le Pitisin)
  • Néflier sur pommetier
  • Néflier sur poirier
  • Coing sur pommetier
  • Coing sur poirier
  • Coing sur Chaenomeless

Par contre, mes tentatives de greffes de pêches (deux variétés) sur Damas ont échoué.
Ainsi que mes greffes à œil dormant d’abricot sur prunier nigra. 😦

Et comme je l’ai probablement déjà dit, j’ai une centaine de greffes « traditionnelles » du printemps en cours dont plusieurs ont fonctionné. Principalement des pommiers sur pommiers/doucins/pommetiers, des poiriers sur poiriers (semis) et des pruniers sur prunus nigra. Un super taux de réussite de pommiers sur pommetiers baccata, reste à voir si mes greffes sur pommetier Selkirk fonctionneront! J’en ai pour une semaine ou deux d’attente, parce que mes porte-greffes étaient plus petits et qu’ils ont été greffé tout récemment.

À suivre…

Semaine de jardinage

Ça y est, j’y suis. C’est le printemps et j’achève mes dernières greffes avant de commencer la grande plantation du verger; 5 rangs, deux zones tampon/coupe-vent, des arbres et arbrisseaux à planter et déplacer… Des heures de plaisir (et c’est sans ironie).

Je me faisais la réflexion, à savoir qu’il n’y a probablement pas grand monde qui prennent des vacances pour jardiner. Et alors? Pourquoi pas! L’important, c’est de se faire plaisir et c’est exactement ce que je fais.
Encore une journée de greffage (ma dernière) et j’aurai atteint mon objectif soit d’une centaine de greffes. J’avais une cinquantaine de spécimen de toute sorte (pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers, coing, néflier, même des pêchers). Et j’ai essayé d’en greffer deux exemplaires de chaque, au moins.

Reste à voir si le tout reprendra.

Dans certains cas, comme pour les néfliers, c’est déjà fait. J’en avais greffé sur pommetier et sur poirier – les néfliers sont compatibles avec presque tout – et les greffes sont dors et déjà reprises et débourrées. Des petites pousses vertes percent la couverture de cire. Elles sont déjà bonnes d’avoir survécu tout ce temps au frigo – de janvier jusqu’en mai! Wow! Photos à venir!

Ma livraison de porte-greffe qui se fait attendre.

Journée d’incertitude et de doute aujourd’hui.
J’ai passé ma journée à attende des nouvelles de ma livraison de porte-greffes, en route depuis mardi. Malheureusement, la compagnie de livraison, DICOM, fait affaire avec un sous-traitant au Saguenay qui, apparemment, ne font leur livraisons que deux fois la semaine.
Mon vendeur m’avait pourtant assuré que la livraison serait faite le mercredi ou le jeudi sans fautes, sauf que toujours pas de porte-greffes à l’horizon.

Demain, ça sera ma dernière chance pour les recevoir avant le long weekend, et surtout, c’était un peu monis une aussi pour le greffage. Un peu serré tout ça, comme planning. D’autant plus que j’ai peur que mes petits pommetiers Selkirk soient tous morts dans leur emballage, quand ils arriveront enfin. 😦

Enfin. Souhaitez-moi bonne chance! Sinon, je vais devoir faire un méchant de moi-même et faire des téléphones de bêtises. Moi qui haïs tellement ça, me plaindre! 😦 grrr!

***

En passant, c’est rentré le lendemain, le vendredi. Pas grâce au livreur (qui n’avait pas encore bougé son c…), mais grâce à mes parents qui se sont déplacés jusqu’à Petit-Saguenay récupérer eux-mêmes le colis.

Par chance, les arbrisseaux étaient en pleine forme (super emballage!) et parfait pour le greffage.  🙂

pommetiers Selkirk de chez ArbresEnLigne.com

pommetiers Selkirk de chez ArbresEnLigne.com

50 greffes et une surprise

Ça y est, je suis en pleine saison des greffes (comme vous pouvez le constater) 🙂

Greffes de mai - photo par René Jetté

Greffes de mai – photo par René Jetté

J’ai passé la fin de semaine dernière à greffer des boutures de toute sortes. Le tout,  sur des porte-greffe résistants à la sécheresse et au froid, le genre de conditions que l’on retrouve à mon verger au climat de montagne.

Je me suis acheté un petit sécateur « oméga » – qui fait davantage des coupes en forme de « V » mais quand même – que j’ai bien apprécié. Son seul défaut, il faut que la bouture et le porte-greffe soient de même calibre. Toutefois, je l’ai bien apprécié, il m’a permis de sauver bien du temps.

J’ai aussi fait plusieurs greffes anglaises (surtout) et quelques greffes en couronne et écussons. Mes plantes greffées: des pommiers, poiriers, cerisiers, pruniers, coings et néfliers.

Restera à voir si le succès sera au rendez-vous!

Particulièrement avec mes greffes que j’ai réalisé à l’aide de mon nouvel outil. Celui-ci créé une zone de contact relativement petite  entre les greffons et greffés, ce qui fait que j’ai tout emballé les greffons afin d’éviter les pertes d’humidité (cire pour certain, buddy tape pour d’autres). Bien hâte de voir quel sera mon taux de réussite – y’a toujours aussi les problèmes d’incompatibilités inconnues, de pommiers sur pommetiers par exemple, mais bon, on verra pour ça aussi.

Ouil de greffage « omega » de chez Lee Valley

La surprise, c’est que j’ai réussi une greffe de poire sur amélanchier! 🙂 J’en avais essayé trois, dont deux sur du bois trop vieux (échec) alors que celle qui est en train de reprendre est une greffe de bourgeon à œil dormant de l’été dernier d’un Seckel Hâtif sur du bois vert et vigoureux (nouvelle repousse d’une souche). C’est vraiment génial! Étant donné que l’Amélanchier est buissonnant, il devrait conférer au poirier son port plus trapu ainsi que sa mise à fruit tout aussi hâtive. Et comme je l’ai lu je ne sais plus où (probablement sur un forum), pour que la greffe fonctionne, il faut que l’amélanchier conserve au moins une partie de branche vraie, sinon il finit par rejeter le greffon étranger.

À suivre… (je mettrai des photos très bientôt de mes « expériences »).

La pomate – jardinage urbain

La lecture d’un article de la société d’horticulture de Bas-Léon, en Bretagne,sur la pomate, m’avait inspiré cet hiver. La pomate, c’est une tomate greffée sur une patate. Étant tous deux de la même famille (les solanacées), la tomate et la patate sont compatibles et peuvent pousser ensemble, sur un même plant.

L’article en question: http://hortimail.over-blog.com/article-pomate-pommes-de-terre-et-tomates-sur-une-meme-plante-106015480.html

Ce qui est bien avec cette combinaison, c’est que ça permet à ceux qui n’ont pas beaucoup d’espace de combiner la culture des tomates-cerises avec un plant de pommes de terre. Je sais, ce n’est pas « rentable » au niveau monétaire, les patates, me direz-vous, ça coute rien. Mais bon, tant qu’à faire pousser des tomates, pourquoi pas en profiter pour AUSSI faire pousser des patates dans le même bac/pot? 🙂 On joint l’utile à l’agréable, rien de meilleur que des bonnes patates fraîches.

Et surtout, je suis un homme de défi. J’avais bien envie de voir si j’y arriverais moi aussi, à greffer une tomate sur un plant de patate.
Alors, ça y est, j’ai suivi les instructions et je me suis lancé.

 

Les pré-requis - un plant de tomate pour les boutures et des patates germées

Les pré-requis – un plant de tomate pour les boutures et des patates germées

Patates germées

Les patates germées, avant greffage et transplantation

boutures de tomates

Mes boutures de tomates, des Whipper Snapper, des tomates cerises hâtives

les pomates

Les tomates, greffées sur leurs hôtesses patates

la pomate rempotée

La pomate rempotée – surtout on n’enterre pas le point de greffe tout de suite

C’est dans deux semaines que je verrai si mes greffes ont repris. D’ici là, je les garde à l’ombre, avec un taux d’humidité élevé.

Instructions:

  • On laisse pousser des patates en leur gardant un seul germe.
  • On greffe ensuite à l’anglaise des « gourmands » de tomates cerises d’environ une dizaine de centimètres. On attache avec une pince ou du ruban adhésif qui s’enlève facilement (sinon du buddy-tape, comme je l’ai fait).
  • Sans enterrer le point de greffe, on laisse guérir pendant environ deux semaines, à l’ombre voire même dans un milieu assez humide pour ne pas que les greffons ne se dessèchent. Moi je leur mets un sac de plastique avec des petits trous pour que ça respire.
  • Quand on voit qu’un cal s’est formé, on enterre le point de greffe et on laisse la tomate se faire ses propres racines, puisque les patates seront prêtes avant les tomates. Dans les champs de patates, les plants (verdure) se flétrissement assez rapidement et on veut que la tomate puisse continuer de pousser et produire d’elle-même vers la fin de l’été.
  • Dernier point, il est recommandé d’utiliser des tomates cerises, pour se rapprocher le plus possible des fruits naturels que produisent parfois les patates. Car oui, des pommes de terre, ça fleurit et ça produit occasionnellement des fruits.

Bon jardinage! Je mettrai des photos plus tard des résultats.

graines en cadeau – USDA National Germplasm Repository

Saviez-vous que la plupart des gouvernements conservent des arboretum ou des dépôts de plantes sauvages et/ou cultivars, pour des fin de recherche? Et que quand on le demande gentiment, les gens du grand public peuvent avoir accès à des boutures ou à des semences?

En fouillant sur le web, j’ai découvert ces dépôts qui sont une source extraordinaire d’information et de matériel génétique gratuit!

J’étais un peu septique, mais j’avais tout de même fait une demande de graines, via leur formulaire web, au USDA Ars, du National Germplasm Repository de Corvallis, en Oregon. J’avais choisi quelques variétés sauvages de poiriers des environs de la Russie, réputées pour être résistantes au froid et à la sécheresse, le tout avec pour objectif de faire des tests au niveau des porte-greffes de poirier.

Étant donné que j’étais un particulier (par opposition à un centre de recherche ou une pépinière commerciale), je ne pensais pas que ça allait fonctionner.

J’ai d’abord passé plusieurs heures sur le site du GRIN à explorer la partie des « Pyrus seed accessions » pour me chercher des variétés potentiellement intéressantes et résistantes (froid, sécheresse, maladies). J’en avais ciblé cinq, dont j’avais même oublié les noms, puisque la demande avait été fait en janvier dernier.

Puis, j’avais rempli la demande tel que demandé sur leur site, soit le formulaire en ligne, incluant mes objectifs recherchés, les variétés choisies et mes coordonnées.

Hier, en arrivant du travail, surprise! Un colis m’attendait. J’avais bel et bien reçu mes graines du « dépôt » de Corvallis, avec Certificat Phytosanitaire inclus et tout et tout. Wow! 🙂

graines de poiriers en provenance du NCGR-Corvallis

graines de poiriers en provenance du NCGR-Corvallis

Alors je suis maintenant l’heureux propriétaire de graines de quatre variétés de poiriers sauvages (la cinquième était en rupture lol) dont trois sur quatre sont comestibles (petits fruits astringents, tout juste bon pour du vin, mais le fruit n’est pas l’intérêt premier).

Les variétés que je pourrai tester:

  1. pyrus regelii (Kazakhstan) porte-greffe très résistant au froid (-40’C) et à la sécheresse, vigoureux, de 3 à 6m. Très prometteur, puisque parfait comme hauteur de poirier. Et en plus, le feuillage est super joli (comme plante ornementale) et les fruits sont comestibles!
  2. pyrus korshinskyi (de Jalal-Abad, Kyrgyzstan): porte-greffe le plus résistant au froid et à la sécheresse, vigoureux et grand, jusqu’à 8m. Apparemment encore plus résistant que regelii. Aucune mention sur la comestibilité des fruits. Le feuillages ressemble beaucoup à celui des ussuriensis Harbin.
  3. pyrus nivalis (Russie) celui-là, c’est davantage une tentative. Je sais que le nivalis est couramment utilisé comme Porte-Greffe, mais étant donné que je ne sais rien sur la provenance exacte de ce cultivar, ça peut être un coup d’épée dans l’eau. Je vais tout de même l’essayer, étant donné que ça me fait des graines gratos. Qui n’essaie rien…
  4. pyrus spinosa (Albanie, en montagne). De l’ordre de la tentative expérimentale. Le spinosa est buissonnant et davantage zoné 5-6 (climat méditerranéen). J’espère tout de même le tester en misant sur le fort couvert de neige de chez nous, etle faire pousser bas, protégé par la neige. J’ai lu hier qu’ils avaient eu un froid record de -25C en Albanie et que des gens étaient morts. Alors que dire de mes -45’C… Hummm, ici on en meurt pas, mais les poiriers spinosa? On verra! 🙂

Autre lien d’intérêt: Les Ressources Phytogénétiques du Canada.

On peut passer des commandes des boutures parmis leur inventaire en remplissant un formulaire en ligne, mais les demandes se font en janvier, entre le 1er et le 31 (à vérifier).

Leur site: http://pgrc3.agr.gc.ca/propos-about_f.html