Pièges naturels pour les parasites des pommes et autre actualité

L’été avance. Les fraises sont déjà terminées et nous arrivons maintenant aux framboises. Sur la galerie, j’ai croqué pour vous, en photo, les mûres de St-Tite (elles poussent à l’état sauvage, sur le bord du lac Pierre-Paul). Ce ne sont définitivement pas des Perron noir car les plants et fleurs sont plus petits et elles ne sont pas non plus complètement dépourvues d’épines, mais elles en ont peu. Elles semblent vouloir mûrir plus tôt aussi, mais c’est à confirmer, lorsque j’aurai fait pousser les deux variétés côte à côte. Restera aussi à voir si elles sont plus rustique que les autres. En attendant, voici la photo:

mûres de St-Tite

Mûres sauvages de St-Tite – sur notre galerie en attendant la plantation, cet automne

J’en profite pour vous faire une petite mise à jour des mes dernières plantations intérieures.

D’abord mon petit pêcher (pêche plate). Tout comme l’an dernier, il est bien poussé et joli. Je suis toujours déterminé à le garder à l’intérieur pour son premier hiver. Comme ça, je serai certain qu’il ne gèlera pas, ni ne se fera manger par des souris.

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Semis de pêche plate (donut)

Ensuite, une photo de mon poirier Regelii. Il est magnifique! C’est vraiment surprenant comme plante, car contrairement aux autres poirier, il fait toutes ses feuilles en même temps. Dès la germination de la graine, une série de petites feuilles étaient déjà formées et depuis la semaine dernière, toutes prennent de l’extension simultanément. Ça me rappelle un papillon qui sort de son cocon, les feuilles toutes ratatinées, délicates. C’est vraiment une belle plante.

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Pyrus Regelii

Sinon, j’ai hâte à ma prochaine visite au terrain, à Petit Saguenay.

Là bas, les pommes commencent à grossir. Mais qui dit pomme, dit pommes piquées. On peut bien choisir des pommes résistantes aux maladies tant qu’on veut, il n’existe pas de pommes résistantes aux vers ou autres désagréables insectes parasites (drosophyles et carpocapses, principalement).

Dans de pareille situation, le réflexe de plusieurs est tout de suite de pulvériser.

Sauf que les produits chimiques sont nocifs pour l’environnement et ne disparaissent jamais complètement du sol, sans parler des effets secondaires qu’ils peuvent avoir sur les oiseaux et autres prédateurs naturels des insectes. Je vous proposerai plutôt une méthode de contrôle naturelle éprouvée (je l’ai testée l’an dernier) et qui fonctionne très bien dans notre petit verger. Je l’ai testée pour la première fois l’an dernier et les pommes ainsi traitées sont tout de suite redevenues belles, et ce dès la première année de traitement. Alors que l’année précédente, elles étaient infestées de parasites et pas vraiment ragoutantes.

Il s’agit de poser des pièges à mouches et papillons, un visuel, l’autre olfactif. Même si quelques pommes ou fruits ont déjà été piquées, il n’est pas trop tard pour éviter le plus gros de l’infestation et pour poser ses pièges.

Pièges à parasites des pommes

Aperçu des pièges à parasites des pommes

  1. Piège à mouche collant:

Utiliser des boules jaunes et rouges, environ 3 par arbres. N’importe quelle sphère ou forme ronde fait l’affaire. On peut même utiliser un panneau de bois sur lequel on peint un rond rouge ou jaune (les mouches n’ont pas un gros cerveau). Personnellement, je préfère recycler des couvercles de pots de plastique blanc (yogourt, fromage à la crème, margarine). Sinon, une boule de styromousse peinte fait aussi l’affaire.

Une fois peints en rouge ou jaune, on les badigeonne de Tanglefoot (résine collante) et on suspend aux branches de façon à ce que ce soit bien visible. À appliquer dès le début juin, jusqu’en août.

  1. Piège olfactif (entonnoir)  (environ 2-3 par arbres).

Couper une bouteille d’eau ou boisson gazeuse en deux. Retourner la partie du haut et l’utiliser comme entonnoir. On le fixe à la base avec des petits trous et attaches/bouts de fils. Il faut que ça se détache aisément pour quand viendra le temps du vidage et nettoyage.

Poser une bande jaune (adhésif) en haut du piège, afin de leurrer les mouches.

Au fond du piège, préparer le mélange olfactif (odeur) avec du touski (tout ce qu’il y a au frigo) : un mélange jus/levure/bière ou vin. On peut aussi y ajouter un couvercle (pour la pluie). Comme couvercle, une assiette d’aluminium (pizza) fait très bien l’affaire.

À installer mi-juin et à vider le liquide aux deux-trois semaines environ, jusqu’en septembre.

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