Pl@ntNet : une application smartphone qui identifie les végétaux

Nouvelle App vraiment chouette servant à reconnaître les plantes et utilisant la technologie de la reconnaissance faciale (via les fleurs, feuilles ou fruits). Malheureusement, il n’y a que les plantes indigènes d’Europe présentement disponibles et l’outil est encore à un stade un peu expérimental.

Mais l’outil est intelligent et collaboratif, donc il deviendra de plus en plus complet avec l’usage, car on peut contribuer! Bravo pour cette extraordinaire initiative! À essayer. 🙂

http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20130305.OBS0785/pl-ntnet-l-application-smartphone-qui-identifie-les-vegetaux.html

Pl@ntNet : l’application smartphone qui identifie les végétaux! 🙂

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Angélys – une poire tombée du ciel

Enfin! Une nouvelle sorte de poire inespérée qui me tombe du ciel. J’ai eu la chance de mettre la main sur des poires Angélys cette semaine à la Carotte Joyeuse (ou le Crac), un petit marché d’aliments bio et naturels près de mon travail, rue St-Jean, à Québec.

C’est donc grâce à eux que j’ai enfin pu me mettre une nouvelle variété de poire sous la dent! Rien de moins qu’une poire importée de France (une autre première!).

Je vous présente Angélys:

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La poire Angélys

À vue de nez, elle n’a pas l’air spéciale. Moi je me dis toujours, si un fruit n’est pas très beau, c’est qu’il doit être bon en tabarnouche. Comme de fait, une croquée m’a suffit. Un parfum digne d’une bosc, parfumé et capiteux. Juteuse et sucrée, un petit goût presque vineux ressemblant un peu à la Doyenné du Comice. Il ne m’en fallait pas plus pour retourner en chercher cinq autres.

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Un beau fruit ferme, juteux et parfumé. Miam!

Et contrairement à la majorité des fruits des étals, Angélys n’est pas issu d’un croisement au hasard. Cette variété en particulier a été « créé » de toute pièce, par le croisement entre deux poires méritoires: La doyenné d’hiver et la Doyenné du comice, la seconde étant ma poire préférée à ce jour. Ce croisement, donc, a été effectué dans un but précis: celui de remplacer une autre poire en voie de disparition (que je n’ai jamais trouvée ni goûtée au Québec), c’est-à-dire la poire « passe crassane », une poire d’hiver extrêmement sensible au feu bactérien, et interdite de reproduction/multiplication en France.

La poire Passe Crassane – interdite de multiplication en France, trop sensible au feu bactérien – source: http://recette3.supertoinette.com/70078/thumb/800/-/70078.jpg

La poire Angélys (Anger, son lieu de création et Lys, l’emblème des rois de France), est aussi une poire d’hiver. Celle-ci a été nécessité trente ans de recherche, depuis 1963 jusqu’en 2000 par l’INRA (institut national de la recherche agronomique de France).

Ses avantages: une très longue période de conservation (de novembre à mars-avril), même à la maison, puisqu’elle peut demeurer sur le comptoir jusqu’à deux semaines avant de blettir, si on compare à plusieurs autres variétés qui se conservent très peu et ou mal.

Ne vous reste plus qu’à en dénicher… sinon qu’à en demander! Qui sait, peut-être la verra-t-on de plus en plus se pointer le bout du nez au marché! En tout cas, j’en serai le premier content.

À propos de la poire Angélis:

http://www.angelys.org/angelys.php

La nuit des longues dents, ou les mulots, terreur du verger en dormance

Ça y est, j’ai visité mon verger récemment. Je ne me suis pas tout à fait encore remis du choc de ce que j’y ai trouvé. Malgré mes protecteurs à mulots, plusieurs de mes arbres et semis ont été complètement ravagés par les rongeurs.
L’automne dernier, j’ai mis mon verger en hiver un peu à la presse et je n’ai pas tout protégé mes plants. Dans plusieurs des cas, j’avais au moins protégé tout ce que je considérais important par des « protège-mulots », ces tubes de plastique en spirale de 60cm dont on recouvre la base des arbres.
Ce que je n’avais pas anticipé, c’est que les mulots grugent ce qui se trouvait sous la neige, mais au-dessus du protecteur.

Voyez par vous même:

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Je n’aurai donc d’autre choix que de:

1- soit tailler l’arbre et attendre qu’il repousse. Dans le cas des arbres plutôt jeune, c’est comme si j’avais taillé l’arbrisseau, qui s’en remettra assez vite.

2- soit faire des greffes en pont (de restauration).

De ce que j’ai vu à date, j’ai au moins deux arbres (que je tiens à sauvegarder) à greffer.

Voici à quoi ressemble la technique de la greffe en pont:

Et… comme je l’avais dit, en principe, tout ce qui était « important » à mes yeux avait été protégé. Ce ne fera que retarder un peu le tri parmi mes semis de poiriers dont je teste la rusticité…

Pour plus d’information sur la greffe en pont: http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/facts/98-004.htm

Pour des trucs ou conseils sur la gestion des mulots:

Lutte contre les mulots et campagnols (de l’OMAFRA, le ministère de l’agriculture de l’Ontario, Canada)

Sinon, si quelqu’un a des solutions bio autre que le pâté de Ricin (à déposer dans les tunnels), le piégeage et les chats, je suis tout ouïe!

Car c’est certain, l’année prochaine, je m’installerai des pièges et devrai protéger mes arbres et arbrisseaux davantage. J’ai « perdu » une ‘tite bataille, mais pas la guerre!

Connaissez-vous le lupin indigo ou Baptisia australis?

Ça y est, j’ai enfin réussi à faire germer mon premier lupin indigo.
Je ne connaissais pas cette plante, avant de la remarquer l’été dernier dans les jardins des plaines d’Abraham. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert que cette joli vivace buissonnante, en plus d’être fort jolie, est aussi un fixateur d’azote? Il ne m’en fallait pas plus pour que je m’y intéresse.
La photo de la jolie coupable:

Le lupin indigo – source: http://www.gerbeaud.com

Originaire d’Amérique du nord, la plante fait partie des fabacée et ressemble beaucoup aux lupins. Par contre, elle résiste mieux à la sécheresse (une fois bien implantée) et pousse en formant un petit buisson d’environ 1m de haut.

Et surtout, il détient un avantage certain sur les lupins; les pucerons ne l’aiment pas. Car les lupins, dans le coin de Petit-Saguenay, se font systématiquement infester par des colonies de pucerons noirs, ce qui fait que j’avais abandonné pour de bon l’idée d’en faire pousser dans mon coin.

Le défaut, il en faut bien un: les graines du baptisia ne germent pas facilement. Du moins, beaucoup moins facilement que celles des lupins. J’ai essayé la technique de verser un peu d’eau bouillante et les faire tremper une journée. Une graine a germée (sur 5-6) après presqu’un mois d’attente… Heureusement, j’ai fini par en avoir quatre germées au total. Assez pour en essayer la culture en quelques endroits.

Par contre, encore une fois, le baptisia ne pousse pas très vite et peut prendre jusqu’à trois ans avant d’être bien établis et de fleurir la première fois. En plus, une fois installées, les « talles » ne se divisent pas volontiers. J’ai lu qu’il est préférable d’attendre que la touffe ait six à huit ans avant de songer à la diviser. Madame n’aime pas se faire déranger…

On lui pardonne toutefois ces quelques défauts. La patiente est toujours récompensée! 🙂

Bon jardinage!

Pour plus d’information au sujet de cette joli vivace zone 3:

http://www.jardinage.net/arbres-et-arbustes/?id=l-eternel-lupin-indigo