Angélys – une poire tombée du ciel

Enfin! Une nouvelle sorte de poire inespérée qui me tombe du ciel. J’ai eu la chance de mettre la main sur des poires Angélys cette semaine à la Carotte Joyeuse (ou le Crac), un petit marché d’aliments bio et naturels près de mon travail, rue St-Jean, à Québec.

C’est donc grâce à eux que j’ai enfin pu me mettre une nouvelle variété de poire sous la dent! Rien de moins qu’une poire importée de France (une autre première!).

Je vous présente Angélys:

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La poire Angélys

À vue de nez, elle n’a pas l’air spéciale. Moi je me dis toujours, si un fruit n’est pas très beau, c’est qu’il doit être bon en tabarnouche. Comme de fait, une croquée m’a suffit. Un parfum digne d’une bosc, parfumé et capiteux. Juteuse et sucrée, un petit goût presque vineux ressemblant un peu à la Doyenné du Comice. Il ne m’en fallait pas plus pour retourner en chercher cinq autres.

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Un beau fruit ferme, juteux et parfumé. Miam!

Et contrairement à la majorité des fruits des étals, Angélys n’est pas issu d’un croisement au hasard. Cette variété en particulier a été « créé » de toute pièce, par le croisement entre deux poires méritoires: La doyenné d’hiver et la Doyenné du comice, la seconde étant ma poire préférée à ce jour. Ce croisement, donc, a été effectué dans un but précis: celui de remplacer une autre poire en voie de disparition (que je n’ai jamais trouvée ni goûtée au Québec), c’est-à-dire la poire « passe crassane », une poire d’hiver extrêmement sensible au feu bactérien, et interdite de reproduction/multiplication en France.

La poire Passe Crassane – interdite de multiplication en France, trop sensible au feu bactérien – source: http://recette3.supertoinette.com/70078/thumb/800/-/70078.jpg

La poire Angélys (Anger, son lieu de création et Lys, l’emblème des rois de France), est aussi une poire d’hiver. Celle-ci a été nécessité trente ans de recherche, depuis 1963 jusqu’en 2000 par l’INRA (institut national de la recherche agronomique de France).

Ses avantages: une très longue période de conservation (de novembre à mars-avril), même à la maison, puisqu’elle peut demeurer sur le comptoir jusqu’à deux semaines avant de blettir, si on compare à plusieurs autres variétés qui se conservent très peu et ou mal.

Ne vous reste plus qu’à en dénicher… sinon qu’à en demander! Qui sait, peut-être la verra-t-on de plus en plus se pointer le bout du nez au marché! En tout cas, j’en serai le premier content.

À propos de la poire Angélis:

http://www.angelys.org/angelys.php

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