bilan des greffes 2015 – 1ère partie

En gros, une nette amélioration de mon bilan de greffage cette année. Je commence sérieusement à « prendre le tour », comme on dit. Je suis meilleur dans mes techniques de greffages et aussi, à cerner l’endroit ou il faut greffer. Car greffer c’est un Art, comme dirait Charles Baltet.

Entre autre, une de mes amélioration marquée, c’est l’utilisation systématique de la cire sur mes greffons. Étant donné que je n’avais pas beaucoup de greffe à faire à l’intérieur, je n’ai donc pas préparé un chaudron de cire chaude pour tremper mes greffes, mais me suis contenté de trainer ma chandelle avec moi. Je greffais, j’attachais avec du ruban à plombier ou du parafilm, puis je scellais les blessures et recouvrais les greffons de cire. Heureusement, il ne ventait pas trop.

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Un exemple de ma greffe préférée: anglaise compliquée, j’attache au ruban à plombier et je protège le greffon avec de la cire. Après trois semaine, mon Dolgo sur pommetier débourre.

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Greffe à oeil dormant de poirier Harvest Queen sur semis de p. ussuriensis

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Greffe sur racine de Sorbier Thuringiaca fastigiata sur Sobier sauvage. J’ai coupé au sol le Porte-greffe, puis l’ai fendu en deux. J’y ai inséré le greffon en biseaux, attaché le tout au parafilm et scellé à la cire.

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Greffe en pont de mon pommier BriteGold, sauvé des mulots. D’autres n’ont pas eu cette chance.

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Détail de la greffe en pont sur mon Britegold.

Après trois semaines, la plupart de mes nouvelles greffes reprenaient déjà (c’était la fds dernière), avec quelques exceptions; des arbres mourants que j’ai essayé de greffer même si le cambium était vert foncé presque noir et d’une qualité douteuse. J’avais espoir d’arriver à les sauver, mais ça n’a pas fonctionné. À l’impossible…

J’ai aussi essayé des greffes de boutures échangées durant l’hiver via courrier postal. Dans ces cas-là aussi, le bois était plutôt moribond; trop de temps au frigo, les bourgeons tombaient carrément. Alors je n’ai pas été surpris de constater que les greffes n’avaient pas fonctionné.
Mais en général, je suis vraiment très satisfait.

Aussi, pour ce qui est des greffes de l’an dernier, comme je l’avais dit dans mon dernier billet, la plupart ont repoussé au printemps. Celles qui ne l’ont pas fait n’étaient pas assez rustiques, comme dans le cas de certaines variétés de poires greffées sur mon Ure, les Kieffer, StarKrimson et Conference. Ou encore j’ai perdu quelques plantes que j’avais transplanté tard en automne et dans ces cas-là, la greffe n’était pas en cause. Tout a cramé.

Mon Seckel greffé sur Amélanchier, au printemps de sa deuxième année. Il a peut-être trouvé l’hiver dur, mais il repousse! 🙂

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Le Poirier Seckel greffé sur Amélanchier – 2e année

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Deux greffes de pruniers de l’an dernier. En Arrière-plan gauche, mon damas de Kamouraska sur Ptitsin et à l’avant droite, mon Yellow Egg sur Nigra

Donc, un bilan très positif et d’autres expériences à venir! 🙂

Il me restera à vous parler de ma tentative de greffes de boutons floraux, mais je cultiverai ici le sens de suspense et garde ça pour un prochain billet.

À bientôt!

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