le raifort, plante compagne du pommier, et condiment!

Saviez vous que le raifort est vivace et facile de culture en climat nordique? De plus, cette plante de la famille du chou (brassicacées anciennement appelés crucifères), est excellente pour la permaculture, puisque c’est une plante compagne. Une compagne, c’est une plante qui fait bon ménage avec d’autre. Les compagnes sont donc bonnes à planter pour différentes raisons: pollinisation, racines profondes, plante dissuasive pour les parasites ou maladies ou encore qui aident à garder l’humidité ou puiser l’eau du sol.

IMG_5417

Un plant de raifort à gauche, planté un peu trop près d’un jeune poirier de mon verger – la poudre grise, c’est de la cendre.

Dans le cas du raifort, ce qui m’a tout d’abord intéressé, c’est les racines profondes de la plante, qui aident à puiser l’eau profondément dans le sol afin d’aider à palier d’éventuelles sécheresses dans mon verger non irrigué.

De plus, le raifort est super facile de culture. Il suffit d’un petit bout de racine afin de la propager et ainsi au bout d’un an ou deux, avoir un nouveau plant vigoureux que l’on peut de nouveau propager.

Cette plante, donc, possède de profondes racines qui en font un excellent compagnon des fruitiers. Voici un extrait tiré du site legtux.com(1): « Cette plante vivace de la famille des Brassicacées est connue pour son effet protecteur contre les maladies cryptogamiques des arbres fruitiers, c’est-à-dire celles qui résultent d’attaques de champignons. Armoracia rusticana, le raifort, agirait contre la moniliose, l’oïdium et la cloque du pêcher également. La ciboulette plantée au pied du pommier a les mêmes effets. »

On recommande également de planter le raifort au pourtour des arbres, plutôt que directement à leur pied. Et avec raison, la plante est assez grosse et produit du feuillage d’au moins 40cm, sans compter les racines tout aussi profondes.

Trois ans plus tard et fort de mon succès, je me suis dit qu’il faudrait bien que j’essaie de faire quelque chose avec cette plante, étant donné que j’en avais multiplié et semé un peu partout.

Une fois récoltée, la racine de raifort n’est pas la plus convaincante. Voir par vous même:

Une racine de raifort – tiré de raifort.free.fr

Lors de la cueillette, l’on ne garde que la partie du haut, soit la plus grosse et ensuite l’éplucher avec de s’en servir. On garde donc les petites racines pour repartir d’autres plants.

Ensuite, c’est tout simple. On râpe la racine et on ajout quelques gouttes de citrons.

IMG_5463

on râpe le raifort et on l’utilise à la place de la moutarde

Le résultat, même s’il sent fort lorsqu’on le râpe, est plus doux que je ne l’aurais cru. Il est utilisé comme condiment et remplace très bien la moutarde dans les recettes. C’est d’ailleurs excellent avec le poisson.

Le raifort, une fois râpé, se conserve environ deux semaines au frigo dans un pot, sinon environ six mois dans un sac au congélateur.

IMG_5462

Bonne cuisine!

1. source: http://famille.legtux.org/index.php/fiches-potagers-et-vergers/140-fiches-potagers-et-vergers/fiches-potagers-et-vergers-front-page/503-quinze-plantes-compagnes-pour-les-arbres-fruitiers

Publicités

Gelée de sureau rouge (sambucus racemosa)

Il y avait beaucoup de fruits de sureau rouge (ou sambucus racemosa) cette année. Alors, j’ai fait quelques recherches et j’ai découvert qu’on pouvait faire une gelée de sureau, en faisant attention de ne pas consommer les graines. Celles-ci sont toxiques. Il ne m’en fallait pas moins pour me décider à en faire une cueillette et essayer la recette en question.

IMG_4774

Ma cueillette de sureau rouge 2015

Voici la recette de gelée de sureau que j’ai trouvée, ainsi que le résultat de mon expérience.

Voici la recette initiale que j’avais trouvé: http://cuisinesauvage.blogspot.com/2007/09/gele-de-sureau-rouge.html

On récolte les fruits que l’on rince, puis que l’on détache de leurs grappes. On ajoute environ un verre ou deux d’eau et on fait bouillir environ 20 minutes, pour que les fruits éclatent. La couleur passe alors du rouge au orangé/doré.

Ensuite, on passe le tout au coton fromage/passoire fine, afin de se débarrasser des graines.

Il faut enfin ajouter au mélange environ 600 grammes de sucre par litre de bouillon. On fait recuire et on vérifie la texture avec un contenu pré-congelé/refroidi pour voir si la gelée fige. La couleur redeviendra alors un bel orangé foncé.

IMG_5274 IMG_5275 IMG_5276

Mes observations:

  1. La bouillon ainsi obtenu était intéressant, avec un goût fruité et sucré avec une saveur de doux caramel. Par contre, je trouvait que le mélange manquait un peu d’acidité/agrumes, j’y ai rajouté environ une cuillerée de jus de lime et une pincée de sel.
  2. Il aurait été préférable d’ajouter de la pectine au mélange, puisque j’ai du faire bouillir longtemps avant d’avoir une consistance suffisante pour de la gelée.

Le résultat:

IMG_5279

Gelée de sureau rouge 2015 – Et c’est pas mal du tout!

le temps des boutures en vert ou de bois semi-aoûté

Le temps file, déjà en août et à chaque visite de mon verger, je me demande toujours par commencer. Il y a toujours tant à y faire.

J’ai déjà pu faire quelques récoltes; les petits fruits, cassis, fraises, framboises de saison et même quelques premières cerises. Par contre, pour les pommes, poires, prunes et raisins, il faudra encore patienter.

IMG_5149

Première récolte de cassis ainsi que de quelques groseilles sauvages

IMG_5242

Les poires John qui murissent doucement

IMG_5172

Les pommes Norland seront bientôt prêtes (j’avoue en avoir déjà croqué une ou deux)

Et à chaque mois, différentes opportunités se présentent, comme celle en août de multiplier ses plantes gratuitement. En œil dormant sur porte-greffe, bien sur, mais aussi par bouture de bois vert ou de bois semi-aoûté. Un geste simple, qui ne nécessitant souvent que quelques minutes de son temps,
La technique fonctionne entre autre pour plusieurs variétés de petits-fruits; cassis, groseilles, gadelles, vigne aussi je crois. Et plusieurs autres que je n’ai pas essayé encore.
Pour ce faire, il suffit de récolter un bout de pousse neuve d’au moins 15-20cm, d’en effeuiller la partie du bas et de la replanter presque entièrement dans un endroit humide en ne laissant que quelques feuilles afin de limiter l’évaporation et à l’ombre, afin de lui laisser le temps de doucement se refaire des racines.
C’est ce que j’ai fait avec mes cassis et kiwi.

Voici un petit vidéo intéressant sur comment bouturer un kiwi à l’étouffé (en vert):

http://mag.plantes-et-jardins.com/conseils-de-jardinage/fiches-conseils/bouturer-le-kiwi

Sur le bouturage en général (vidéo très instructif) Avec Nicolas BOEHM des « Jardin Passagers » du parc de la Villette (tiré de youtube)

https://www.youtube.com/watch?v=EWpCKc8N0XU

Notez que dans ce deuxième vidéo, on parle de pralinage, alors qu’on peut aussi fabriquer nous même une hormone de croissance naturelle à base de saule. Voici la recette (celle-ci, tirée du web et pas encore testée):
Hormone de croissance naturelle de saule
source: http://mag.plantes-et-jardins.com/conseils-de-jardinage/trucs-astuces/hormones-de-bouturage-naturelles
« Afin de disposer d’hormones de bouturage à bon compte, il suffit de couper des rameaux de saule et de les faire tremper une nuit entière dans un peu d’eau. Il ne vous reste, ensuite, qu’à humecter de ce mélange la base de vos boutures ».

Autre source en anglais:
How to Make “Willow Water”
Source: http://deepgreenpermaculture.com/diy-instructions/home-made-plant-rooting-hormone-willow-water/
Here is the procedure for making willow water:
1. Collect young first-year twigs and stems of any of willow (Salix spp.) species, these have green or yellow bark. Don’t use the older growth that has brown or gray bark.
2. Remove all the leaves, these are not used. Don’t waste good green material though, compost the leaves or throw them in the garden as mulch.
3. Take the twigs and cut them up into short pieces around 1″ (2.5cm) long.
4. The next step is to add the water. there are several techniques to extract the natural plant rooting hormones:
a) Place the chopped willow twigs in a container and cover with boiling water, just like making tea, and allow the “tea” to stand overnight.
b) Place the chopped willow twigs in a container and cover with tap water (unheated), and let it soak for several days.
5. When finished, separate the liquid from the twigs by carefully pouring out the liquid, or pouring it through a strainer or sieve. The liquid is now ready to use for rooting cuttings. You can keep the liquid for up to two months if you put it in a jar with a tight fitting lid and keep the liquid in the refrigerator. Remember to label the jar so you remember what it is, and write down the date you brewed it up, and to aid the memory, write down the date that it should be used by, which is two months from the date it was made!
6. To use, just pour some willow water into a small jar, and place the cuttings in there like flowers in a vase, and leave them there to soak overnight for several hours so that they take up the plant rooting hormone. Then prepare them as you would when propagating any other cuttings.
The second way to use willow water is to use it to water the propagating medium in which you have placed cuttings. Watering your cuttings twice with willow water should be enough to help them root.