porte-greffe rustique et nanisant pour les pêches

En surfant sur l’internet, je suis tombé sur une étude vraiment chouette qui donne de l’espoir aux crinqués comme moi, qui désirent arriver un jour à faire pousser des pêches en zone très rustique. Il s’agit de la publication d’une recherche sur les porte-greffes nanisants pour les pêchers, pruniers et nectarines en Californie (EVALUATION OF SIZE CONTROLLING ROOTSTOCKS FOR CALIFORNIA PEACH, PLUM AND NECTARINE PRODUCTION) réalisée de 1986 à 1989 par ces messieurs:

Ted M. DeJong, R.S. Johnson D. Ramming
James F. Doyle et Kevin R. Day.

Je sais, nous sommes loin de la Californie, mais ce qui est vraiment intéressant ici, c’est que plusieurs des porte-greffes de l’étude sont des plantes qui résistent bien en zone 3! Je le confirme, j’en fais déjà pousser plus d’un sur mon terrain.

En autre, on y a testé des pruniers tels que le prunier Toka (P. americana x P. simonii),  Crescent, plusieurs variétés d’hybride besseyi (Western sand cherry) aussi appelés Cherry-plums ou chums, ainsi que plusieurs variétés pures, tels que les prunus Tomentosa, spinosa et maritima, davantage zonés 4.

Les gagnants? Bien que les Toka, prunus tomentosa et maritima fonctionnent, selon l’étude, ils finiraient tous au long terme par montrer des signes de déformation ou de maladies. À ma grande surprise, ce sont donc les Prunes-cerises (hybrides de prunus besseyi soit cerisiers des sables x prunier) qui remportent la palme et haut la main!

La bonne nouvelle pour moi, c’est que j’ai déjà trois variétés potentielles à tester, soit les Convoy (p. Besseyi x nigra), Opata (P. besseyi x P. salicina) et Manor (P. besseyi x P. salicina) op. Dans les deux premiers cas, la reprise des bourgeons et la survie long terme du plant de pêche serait à 100% pour l’échantillonnage de l’étude, tandis qu’il serait à 91% de reprise des bourgeons greffés et à 100% de taux de survie des pêcher pour le Manoir.

Ils sont tous naturellement nanisant et résistant au froid. Exactement ce dont j’ai besoin afin de garder des pêcher bas et buissonnants. Comme ça, je n’aurai pas de difficulté à les coucher au sol pour que la neige les isolent.

Par contre, il faudra probablement que je continue d’utiliser le prunus nigra comme porte-greffe au moins pour les racines, puisque le taux d’enracinement de mes candidats (en boutures de bois dur) n’était que de 39 et 41 % pour les Convoy et Manor. Opata ne semblerait pas s’enraciner très bien sans l’aide de porte-greffe. Peu importe, dans mon cas, ce n’est pas mon intention d’en faire une propagation industrielle.

Cet automne, j’ai donc semé une douzaine de graines de pêches, afin de voir si l’un deux survit deux ans, afin de conserver celui qui sera le plus résistant au froid. Enfin, j’ai multiplié plusieurs prunier nigra qui me serviront de porte-greffe pour mes prunes-cerises candidats à affranchir. Je leur donnerai une année afin de se remettre, en prévision de greffe de bourgeon en été ou sinon le printemps suivant. C’est selon.

Ce n’est que le début et j’aurai bien le temps de voir venir… et de m’amuser!

Je me suis bien juré que je finirais par avoir des pêches un jour et je n’ai pas dit mon dernier mot. À suivre!

IMG_6130

le prune-cerise Manoir (cherry-plum/chum Manor), un bon candidat pour la greffe de pêcher en zone très rustique. Sur la photo, mon prunier a été gracieusement taillé par un visiteur de la forêt (mes plantations attirent beaucoup d’amis non-sollicités)

 

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Le chum Opata – un autre bon candidat pour le prunus persica.

Le document en question:

EVALUATION OF SIZE CONTROLLING ROOTSTOCKS FOR CALIFORNIA PEACH, PLUM AND NECTARINE PRODUCTION

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4 réflexions sur “porte-greffe rustique et nanisant pour les pêches

  1. J’ai regardé mais la plupart de ces variétés me sont inconnues. Par contre, je recommande ce document (en anglais) sur les variétés rustiques (je devrais le relire pour vérifier si on y mentionne aussi la saison de maturation). Mais c’est ce que je connais de plus à jour en terme de liste des variétés d’abricot en climat rustique. https://sites.google.com/site/nafexsaskatoon2012/presentations , voir le powerpoint intitulée: Rob Purvis – Advances in Apricots for the North Country. Bon visionnement! 🙂
    PS: Mon père est parvenu à faire pousser un abricot Harcot pendant presque vingt ans. Il est mort l’an dernier après avoir tout juste survécu à un hiver de -45’C. Je l’ai bouturé in extremis, même s’il n’a jamais produit beaucoup (il n’en avait qu’un).

  2. Pingback: Le prunier nain des sables ou Prunus besseyi – Poires, fruitiers et Permaculture à Petit-Sag

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