Au delà des fruits moches

Ce matin, je partage une petite réflexion d’une blogueuse un peu rebelle, Eliza Greenman. Elle se présente comme étant une activiste, productrice de fruits, fermière et aussi consultante. C’est suite à son travail dans une exploitation commerciale que celle-ci s’est mise à remettre en question le modèle de production à grande échelle de la pomme.

Dans l’article There’s more to Eating Ugly, Eliza salue le recyclage des fruits moches, une initiative qui prend de l’ampleur avec des mouvements comme « fruitcycle » aux États-Unis, avec FruitRescue dans certaines villes canadiennes ou encore avec les épiceries de fruits moches en France.

Toutefois, Éliza se permet de questionner la pratique pour voir au delà du geste. Car bien que l’achat de fruit moches réduise le gaspillage, il n’en demeure pas moins que ceux-ci sont les produits de l’exploitation traditionnelle chimique et à grande échelle de fruits  commerciaux standardisés et « parfaits » pour un marché qui ne carbure qu’à l’image.

Eliza y questionne donc le modèle commercial et le recyclage de fruits moches, qui ne demeurent pas moins un sous-produit d’une industrie qui interdit la diversité et exige la perfection à tout prix, sans parler des impacts sur l’environnement.

Elle y aborde également la question des maladies esthétiques qui ne dérangent en rien le goût des fruits et pour lesquelles on traite au fongicide inutilement.

Un exemple de pommes naturelles non traitées et recouvertes de taches de suie (Phyllachora pomigena), un champignon inoffensif qui n’affecte que l’apparence et non le gout de la pomme. Source: https://elizapples.files.wordpress.com/2016/01/ugly-apples.png?w=676

Pour en nommer quelques unes, la moucheture (champignon Schizothyrium) et la maladie des taches de suie (Phyllachora pomigena) – celle-ci partira souvent au lavage – sont systématiquement traités avec des fongicides, bien qu’ils soient inoffensifs.

Fruit non traité et affecté par les taches de suie. Le fruit au naturel versus le même fruit après nettoyage. Source: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/14/Phyllachora_pomigena.jpg

 

la moucheture, une deuxième maladie esthétique sans conséquence sur le gout – source: http://www.omafra.gov.on.ca/english/crops/facts/flyspeckf1.jpg

Soit dit en passant, Eliza aborde aussi sur son blogue (dans d’autres articles) la question de la tavelure. Selon elle, celle-ci favoriserait une plus grande concentration des sucres dans les fruits… Assez extrême mais aussi plutôt intéressant comme théorie.

En gros, l’article en question aborde surtout la question de;  manger local, de la diversité et de manger des fruits non traités et sains, dans le respect de l’environnement et de la terre.

Je vous invite donc à le lire.

L’article (en anglais, mais sinon, vous pouvez toujours copier coller dans google traduction):
http://elizapples.com/2016/01/15/theres-more-to-eating-ugly/

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