La rédemption du poirier John

Grosse surprise en septembre dernier, quelqu’un pas très loin de mon terrain a fait pousser avec succès un poirier John et celui-ci produit abondamment sans aucun autre poirier aux alentours, il est donc autofertile. Mais la plus grande surprise, c’était de me faire dire que les poires étaient bonnes à manger. Il ne m’en fallait pas plus pour essayer d’en savoir davantage et retenter l’expérience afin de me faire convaincre de la chose.

Début septembre, les poires étaient déjà relativement grosses, mais n’étaient pas encore prêtes.

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J’y suis retourné début octobre et après le premier gros gel de la saison, les poires étaient presque toutes tombées au sol. Elles étaient presque mûres et d’un calibre vraiment impressionnant! 🙂

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Les belles poires John, prêtes la première d’octobre au Saguenay.

Cette fois, je pouvais enfin goûter aux poires John lorsque mûres. Le goût était sucré et acidulé, juteux. Les poires, bien que beurré, conservent une texture un peu granuleuse ainsi qu’un peu d’âpreté comparable au gout des cerises à grappe, mais en plus doux. Et surtout, les poires sont très parfumées. Wow! On sent bien la présence de l’ancêtre ussuriensis de type asiatique, mais c’est tout à fait comestible. Le seul défaut, la poire se conserve peu une fois prête. Il faut immédiatement la mettre au frigo, sinon elle blettit très vite.

Alors, à ma grande surprise, je constater que les poires en question sont, contrairement à ce que j’avais pu goûter avant, plutôt bonnes (selon mes critères) à manger fraîches. OK, on a déjà vu mieux, mais quelle bonne surprise!

J’ai donc fait un peu de troc avec les propriétaires de l’arbre et échangé des poires pour des tomates.

Devinez ce que j’ai cuisiné ce matin?

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Du bon beurre de poire au miel, recette Ricardo:

https://www.ricardocuisine.com/recettes/2298-beurre-de-poires-au-miel

Bonnes récoltes et recettes d’autmone!

J’ai aussi essayé une recette de poires en tranches dans un bouillon de sucre et miel et c’était vraiment excellent. Cent fois meilleur que les poires en canne vendues à l’épicerie. Pour la recette, j’ai fait une recherche à partir de mot clés en anglais, soit « canned pear » et kieffer, l’équivalent de la poire John en terme d’hybride communis x pyrifolia.

J’ai suivi les instructions au pif pour les quantités de sucre (soit environ moitié fruit en tranche, moitié sucre) et j’ai interchangé le jus de citron par du jus d’orange. Sinon, l’idée de laisser macérer les fruits 12 heures est géniale, car elle permet au liquide (eau/jus) de sortir, ce qui permet de faire mijoter les fruits sans ajouter d’eau. Le syrop de cuisson prend donc beaucoup moins de temps à épaissir.

La recette originale: http://newlifeonahomestead.com/recipe-for-canning-pear-preserves/

 

 

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