Les blues de juillet et la dure réalité de la vie de producteur de fruits et petits-fruits

Juillet, c’est un peu déprimant. On passe tout l’hiver à se préparer, le printemps à travailler dur pour essayer de tout planifier au mieux en espérant nos récoltes. On regarde nos plants fleurir, on rêve de fruits. Et là, la météo s’y met: il fait trop froid, trop chaud, gel hâtif, pluie persistante. Les petites bêtes aussi, puis les insectes, les maladies…

Je suis justement tombé sur un vidéo de Stefan Sobkowiak des Fermes Miracles, posté le 27 juillet dernier, qui nous partageait, en toute candeur, qu’il avait les blues et que les déboires de la saison en cours lui donnaient carrément l’envie de tout abandonner (I want to quit): https://www.youtube.com/watch?v=Hhh2PCv_r0E&feature=youtu.be

Comme quoi, ça nous arrive à tous, ce moment de perte de motivation, selon nos attentes et les résultats obtenus.

Cette année, le printemps était presque parfait, mais l’hiver a été dur. Au printemps, pas trop de dommages des mulots, mais plusieurs arbres brisés par la neige ou carrément cramés par le froid.
Ensuite, la sécheresse.

Quand même les adventices crament…


Et malheureusement, je suis à distance. Je visite mon verger du Saguenay aux deux semaines et j’arrose bien un peu, mais mon projet, c’est tout de même de la permaculture et j’aspire à avoir des plantes autonomes le plus possible. Néanmoins, quand même les adventices (mauvaises herbes) ont envie de mourir de sécheresse, c’est un peu extrême. Du coup, j’ai perdu presque tous mes nouveaux pommiers et poiriers greffés de l’année, sans compter plusieurs semis dans mon petit potager qui n’ont pas survécu.

C’est sans compter la constante guerre contre les attaques d’insectes et animaux sauvages. Cette année, y’a un chevreuil particulièrement peu farouche qui s’attaque à tout ce qui pousse même sur le bord de la route. Aucune gêne; il grignote jusqu’aux abords du chalet et des bâtisses. Il me nargue. Celui-là n’a carrément aucun instinct de survie. Comme si ce n’était pas assez, je suis aussi aux prises avec une grosse marmotte beaucoup trop intelligente. Elle contourne systématiquement tous les pièges, les déclenche et se pousse.

Ce qui reste des zucchini après le passage de la *&?%$#?%$# de marmotte.

Côté production, c’est une chance que d’avoir diversifié mes plantations et d’avoir planté des petits fruits: les fraises (j’ai failli les perdre tellement il faisait chaud) ont produit généreusement, les gadelles, groseilles cassis et mûres commencent et produisent, malgré tout. Les framboises s’en viennent. J’ai un peu de petites cerises sûres (de la série Romance) et plusieurs Chum, surtout des Sapa en route (cherry-plum), ce qui sauve un peu la mise.

On peut se fier sur les gadelles!

Super production de Sapa en route. Sapa est un peu moins rustique z3-4; il est un des premier croisement prunus Besseyi x prunier à avoir été fait, mais très productif.

Les pommes, on repassera. Le gros Norland est dans son année de repos alors que mon deuxième commence à produire. Les Norland, on peut s’y fier. J’aurai quand aussi quelques September ruby à goûter.

Le Norland, un arbre sur qui on peut se fier

Et les poiriers se font toujours attendre: mon John a enfin fleuri, mais n’a produit que deux poires, dont une bouffée par le %$#@?@%$G de chevreuil.

Donc, la patience est de mise, mais difficile de ne pas se sentir découragé.

C’est dans ces moments-là que je suis content que mes revenus ne dépendent pas du verger.

Enfin… pas encore!

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