Qu’est-ce qu’un brix et un réfractomètre?

Quand on lit des textes sur les fruits, on constate que ceux-ci se voient souvent attribués une valeur de Brix, sans qu’on sache ce que c’est, ou ce que ça représente.

Tout d’abord, on parle en fait de l’Échelle de Brix, et celle-ci sert en fait à mesurer le taux de saccharose (sucre) dans un liquide. Et plus le °Brix est élevé, plus l’échantillon est sucré.

Alors, c’est quoi un réfractomètre et quelle est son utilité?

Un réfractomètre, c’est simplement un tube avec des lentilles qui permettent de mesurer l’indice de réfraction d’un milieu, soit d’ainsi extrapoler la densité d’un liquide (par exemple du jus) et par le fait même, son taux de sucre.

Je vous présente mon nouveau réfractomètre RHB-32ATC

Son fonctionnement est très simple, on dépose quelques gouttes de liquide (jus de fruit en l’occurence) sur la surface bleue de la lentille, soit sur l’extrémité en angle et on referme le clapet transparent sur cette goutte. Le couvercle/plastique crée ainsi une pression sur le liquide. Voir le schéma ici:

C’est super utile quand on veut savoir par exemple si un fruit est bien mûr ou pour la préparation d’un jus ou de moult à fermenter et ainsi, pouvoir extrapoler approximativement quel sera notre taux d’alcool. C’est tout aussi pratique si on désire se garder des statistiques ou son information personnelle.

Et en passant, c’est léger, facile à transporter et ça ne prend pas de batterie.

Chez les fruits, on peut s’attendre à ce type de valeur selon les familles de fruits:

Oranges, poires, fraises, pêches, cantaloup

5 – 15%

Pommes, melons, jus de fruit, vin de raisins

10 – 20%

Raisins

10 – 30%

Par exemple: une pomme dont le taux de sucre est inférieur à 12 Brix est considérée comme une pomme « surette », ce sont souvent des pommes de début d’été tel que les Jaunes transparentes ou Lodi. Normal, ces pommes hâtives n’ont pas le temps d’accumuler de sucre dans le fruit très longtemps.

Vous irez consulter le document suivant qui a justement le degré de Brix de pommes Melba et de pommes jaunes et leurs donnent un taux de 11, donc peu sucrées. Voir le tableau en page 3, mais lors d’autres lectures, la McIntosh n’obtenait pas mieux avec un 11,1 seulement. Voir https://www.cetab.org/system/files/publications/cetab_2013._profil_varietes_ancestrales_pommiers_centre-du-quebec.pdf

Est-ce que ça voudrait dire qu’une bonne pomme contient préférablement un haut taux de sucre, 20 Brix serait excellent par exemple?

Ce n’est pas si simple. C’est qu’un fruit, ça ne contient pas que du sucre. Il faut aussi considérer le taux d’acidité ainsi que l’amertume et le tannin (pensez cerise à grappe ou les spitter en anglais), sans oublier l’umami. C’est donc un ensemble de toutes ces valeurs qu’il faut considérer afin de déterminer si un fruit est bon ou pas. Un fruit qui est très sucré, mais sans acidité et amertume, est, selon moi, inintéressant (un bon exemple, c’est une pomme de variété Délicieuse).

 

Pour plus de détail sur les réfractomètres: https://www.mesurez.com/refractometre-principe-mode-emploi.html

Bonne récoltes et bonne mesures!

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Poire Ure, Pomme William’s pride et Ours

Pas facile de cultiver en forêt nordique!

Ma mère a toujours dit: « récolter des fruits par ici, ça tient du miracle. Quand on réussit à faire survivre un arbre au froid, à la sécheresse et aux maladies, après, faut encore qu’il résiste aux insectes, rongeurs et animaux plus gros. Quand c’est pas rendu qu’à la récolte, on se fait voler nos fruits par les porcs-épics, oiseaux,, écureuils ou encore… les ours. »
C’est plein de sagesse, parce que c’est vrai. La fin de semaine dernière, j’était même à mon terrain, sur place. Je venais tout juste de cueillir ma première William’s pride, qui était enfin prête. On la disait partout une pomme d’été, prête en août. Et bien à Petit-Saguenay, c’est à la mi-septembre, soit effectivement deux semaines après la saison des Norland.
En plus j’avais bien protégé mes pommes contre les oiseaux ou chevreuils avec un filet, ce qui fonctionne très bien.

J’ai donc cueilli une première pomme que j’ai amené chez mes parents qui habitent en face afin de la déguster au souper. Miam et quelle couleur! J’imagine que le fait de l’avoir greffé sur un pommetier pourpre a intensifié les teintes rouges à l’intérieur. Sinon, un bon goût sucré, tannin et un peu acidulé vraiment chouette. Miam! J’avais hâte de cueillir les autres pommes.

William’s pride (la fierté de William) – un pomme hâtive, mi-septembre au Saguenay, dont la peau est d’une belle couleur rouge-pourpre foncé et dont la chair se teinte également de rouge à l’intérieur. On voit, par la coloration des pépins, que la pomme est bien mûre.

Par contre, on était en plein souper quand ma mère (ou mon père) ont remarqué qu’un gros ours rodait près du poulailler. Le simple fait de sortir sur la galerie l’a fait fuir et quelqu’un l’a même poursuivi jusqu’à l’orée de la forêt, piqures de guêpe en bonus.

J’ai quand même pris le temps de finir mon souper, en me disant qu’il valait mieux récolter mes pommes, avant que l’ours ne revienne.

Au retour au chalet, un autre ours, plus petit, était en train d’émonder gaiement le pommetier en cassant les branches du haut pour manger les pommettes au sol. Vite! On le chasse, lui aussi, avant de se rendre compte qu’il avait déjà plumé mes précieuses greffes et donc toutes les grosses pommes sur autre pommetier. Même les Honeycrisp y sont passées, malgré qu’elles n’étaient pas encore mûres, mais pas du tout. Ça ne devait pas gouter très bon, mais apparemment, l’ours, il est pas difficile.

NOTE: En passant, le William’s pride est limite rustique, j’ai réussis à le faire fructifier, mais greffé en tête d’arbre seulement.

Au moins, jaurai pas tout perdu. Ma consolation, c’est que j’en aurai goûté au moins une et qu’il n’est pas parti avec la branche greffée.

Sauf que ça remet en perspective.

J’ai lu quelque part qu’un fil électrique, comme pour les vaches, ça fonctionne bien.

En tout cas, c’est pas simple de produire des fruits dans le bois.

Sinon, sur une note plus joyeuse, j’ai enfin trouvé des poires Ure au marché public de Québec! C’est la ferme François Bélanger, de l’Ange-Gardien (coin de la côte de Beaupré) qui les produit. J’étais super content. Enfin! Depuis le temps que j’en cherchais.

Les poires Ure, de petits fruits, sucrés et un peu acide, avec presqu’un goût de miel! La pelure est un peu dure, mais c’est tant mieux pour le transport de toute façon. Très peu de cellules pierreuses en plus.

Du bonbon!

Les fruits sont petits, mais on leur pardonne tellement ils sont bons. Miam! Que du bon, pas de cellule pierreuses, une bonne balance de sucré/amer, pas âpre du tout. J’adore! Ça me donne encore plus hâte que mon arbre produise. Peut-être l’an prochain?

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Ure – Du bonbon! 17 brix au réfractomètre, une bonne balance de sucré et acide, pas ou peu d’arrière goût âpre. Ferait probablement un très bon poiré, j’ai hâte d’essayer ça… un de ces jours.

Et sinon, j’ai récolté mes kiwis. J’ai finalement la preuve que le kiwi Kolomikta est cultivable au Saguenay. C’est surtout, donc, une question de taille et de les protéger avec la neige. J’avais récolté une poignée de fruits début septembre et après quelques jours, ceux-ci s’étaient attendris, donc ils étaient prêt à manger. Rendu à la mi-septembre, certains fruits étaient déjà trop mûrs. J’ai donc tout récolté et mis au frigo. On les sort à mesure qu’on veut les manger en les laissant température pièce. Ils sont prêt quand ils ont ramolli.

Mes kiwis kolomikta tardifs. La taille a bien fonctionné, j’ai enfin une récolte.

Peut-être pas faramineux, mais pour quatre buisson, c’est pas si mal. J’en aurais eu davantage si je n’avais pas fait de l’échantillonnage depuis le début août. Et… ça goûte pareil à des kiwi du magasin.

Autre coup de cœur cette année, les achochas. Comme on dit, ça produit tempête! J’ai vécu la même situation que la blogueuse que j’avais lu l’hiver dernier. Été sec, concombres qui n’ont rien produit alors que mes deux plants d’achochas ont produit une quantité impressionnante de petits concombres.

Seul défaut, ce n’est pas juteux. Ça goûte un mélange de concombre et de courge chlorophyllée, mais sans jus au centre. Donc, ça se mange frais, ou sinon on le fait cuire en sauté et c’est pas mal. Même vapeur.

Au final, de belles récoltes, je garde le moral et maintenant, c’est l’heure de la popote et de la préparation des pommettes et autres légumes surabondants. J’ai bien hâte de faire mon vin, cette année, ce sera cerise à grappe et aronia, ainsi qu’une autre recette probablement au cassis. À suivre!

Je termine avec une photo de mes coings japonais. J’en aurai encore une production monstre cette année, plus encore que l’an dernier. Gelée et autres recettes à venir. J’attends qu’ils gèlent avant de les récolter pour un maximum de saveur. Des intéressés?

Bonnes récoltes, bon équinoxe et bonne popote! 🙂

C’est le temps des récoltes!

Comme mon titre l’indique, c’est le temps des récoltes. J’ai passé les deux dernières semaines à récolter les fruits de mon verger, surtout les petits fruits en fait, mais tout de même. Des gadelles, cassis, groseilles, mûroises, mûres, framboises et fraises. Sans compter les cerises de la série romance (un peu), des achochas et champignons.

Moi et ma récolte de champignon préféré: les hypomyces lactifluorum

Belle production de mes muroises cette année. Par contre, le goût demeure acidulé et leur jus est très tachant, donc ça explique l’utilisation du fruit/jus par l’industrie en France (on y vend du jus en sachet).

Première cueillette de framboises noires parties de semis. Ce sont des framboises sauvages, donc les fruits sont plutôt petits et leur goût est assez doux. Intéressant, mais vaut mieux combiner avec autre chose car le fruit a peu de saveur.

Récolte d’une journée sur deux: cassis (j’en ai récolté plusieurs fois), framboises et mûres, groseilles et achochas. Nous aimons bien l’achocha dont le goût rappelle un mélange de concombre et de pois vert, les plants sont productifs et résistent bien à la sécheresse. Leur seul défaut est que les fruits sont petits.

Ces derniers jours, c’était les Norland qui commençaient à être mûres (au stade pépin blanc, elles ont un gout proche de la MacIntosh).
Le vieux pommier de mes parents produit fidèlement comme toujours ses masses de petites pommes striées, bonnes à croquer, mais encore meilleures… en tartes!

Tartes aux pommes et baluchon de petits fruits mélangés. Miam!

Un mélange intéressant inusité et parfumé à essayer, qui fait différent de la traditionnelle tarte à la cannelle. Tombé par hasard dans les trucs du chalet.

Recette: pommes en quartier (avec un peu de jus de citron ou lime ou éviter le brunissement), mélange de sucre et fécule de maïs – pas plus de deux cuillères à soupe de fécule pour une tarte -, épices thaïlandaises (voir photo) et deux-trois cuillères à soupe de sirop d’érable, sans oublier la cuillerée de beurre au fond de l’abaisse pour la cuisson. Miam! Un délice.

Je termine avec une photo des poires Golden Spice. L’arbre aura produit huit poires cette année, pollinisée grâce à mon pollen congelé de poires de type Bartlett rustique et de Comice. J’en ai la certitude, puisqu’il n’est pas autofertile et que les autres poiriers n’ont pas fleuri cette année. J’aurai donc des semis des ces croisements prometteurs à venir! Et ce, même s’il me faudra des années de patience avant de voir quels arbres seront rustiques et quelles poires bonnes à manger dans le lot de ces croisements. Avec un peu de chance…

Bonnes cueillettes!

Attention aux porte-greffes supposément rustiques

Lors de mon dernier passage au verger, j’ai pu constater quelques bons et d’autres moins bons coups. Ma plus grande déception, dans ce cas, a été la perte de plusieurs  arbres et d’autant de greffes.

Après ma première visite, le temps a été exceptionnellement chaud et sec (après un printemps froid et gris), si bien que ça a fait « cramer » une grosse majorité de mes greffes de pommiers ainsi que certains pruniers, qui avaient pourtant bien repris après deux semaines.
Heureusement, mes poiriers sont presque tous sains et saufs.  J’ai quand même perdu mon Krazulya et j’avais aussi du Vekovaya qui lui aussi semble mort. Sinon, toutes mes autres greffes de poiriers semblent avoir survécues, c’est déjà ça!
J’ai eu moins de chance avec les pommiers. J’en ai sauvé tout de même quelques greffes et je garde encore espoir que – peut-être – certains autres reprennent, mais disons que ça regarde mal.
Comme on dit, les années se suivent mais ne se ressemblent pas.
L’hiver aussi a été dur.
J’ai perdu des arbres de trois ans dont les porte-greffes (des semis de selkirk achetés commercialement) n’étaient pas assez rustique. Ils ont gelé sous le point de greffe. Quand on dit que ce n’est pas le cœur de l’hiver qui fait mal aux arbres, mais le début et la fin de celui-ci. Novembre 2016 a été mortel. Les froids sont arrivés trop vite pour certains arbres qui n’avaient pas encore de couverture de neige, un test ultime pour les porte-greffe.

Mon Haralson, greffé sur M26 de trois ans est mort. Je comptais justement essayer de changer son porte-greffe. Heureusement, il reprend de la base, mais j’ai quand même perdu trois ans pour rien.

Dans certains cas, j’avais greffé, sans me méfier, des yeux dormants à environ 25-30 cm du sol. Et mes pommiers rustiques ont gelé en dessous du point de greffe. Dans d’autres cas, comme sur la photo, c’était des arbres greffés sur porte-greffe pas assez rustique, comme sur du M26. GRRRRR! À partir de maintenant, ça sera du Bud118 ou des semis de Dolgo.
Pour deux de mes arbres mourants, j’ai essayé des greffes de sauvetage dimanche (car le bois du bout des branches était encore vert) alors j’ai greffé et tout emballé avec du buddy wrap pour quelques semaines. J’étêterai dans trois semaines, des fois que… mais j’ai peu d’espoir.
Au moins, je n’ai pas perdu ma greffe de Shipova (un hybride de sorbier et poire) depuis le temps que j’en voulais! Et j’ai même réussi une greffe d’abricot avec branche intermédiaire de convoy.

Greffe d’abricotier Moongold sur prunus nigra en utilisant un intermédiaire de chum Convoy. J’ai laissé guérir l’abricot sur Convoy un mois au frigo (ziplock) avant de greffer à nouveau sur le prunier. Ça marche!

 Au final, mes boutures qui ont survécues semblent être celles qui ont le plus tardé et/ou qui étaient au nord ou à l’ombre.
Sinon, j’espère que vos boutures ont mieux réussi que moi. Avec la canicule, je dois bien être descendu à un taux de 60% comparativement à d’habitude, c’est pas très bon. Mais au moins, je sais que je n’y suis pour rien.
En contrepartie, j’ai une bonne nouvelle: mes expériences de pollinisation ont toutes fonctionné! Mon vieux pollen congelé de deux ans (celui de poires) était encore viable. J’ai réussi à polliniser le golden spice (qui était le seul poirier en fleur) et dimanche, avant de partir, il y avait 5 poires en route, dont au moins une issue d’un croisement avec mon pollen congelé de Doyenne de Comice! Voir mon billet précédent sur le sujet: https://poirespetitsag.wordpress.com/2015/03/28/la-congelation-du-pollen-ou-comment-croiser-deux-plantes-qui-ne-fleurissent-pas-en-meme-temps/
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Euréka! J’ai réussi à polliniser le vieux Golden Spice de mon père avec du pollen congelé depuis deux ans de poirier Doyenné du Comice!

J’ai aussi une pomme en route, issue de mon croisement Norland x William’s pride (croisement intéressant du point de vue rusticité, récolte hâtive, résistance potentielle à la tavelure et chair rosée). Et enfin, Priscilla x Honeycrisp! 🙂
Même si je ne constaterai pas le résultat final avant plusieurs années, je suis déjà super enthousiasmé du potentiel de ces croisements.

Mon Norland à l’étape de la floraison. Il était seul dans son coin, alors je n’ai pas enlevé les pétales.

Deux semaines plus tard, une pomme Norland issue de ma pollinisation avec du William’s pride (rustique, naturellement nain, hâtif, résistant aux maladies et potentiellement, à la chair rosée)

 

Deux fruits de Priscilla, une des variété de pommes les plus résistantes à toutes la maladies, pollinisée avec du Honeycrisp; en espérant obtenir la résistance aux maladies de la mère, rustique et savoureux, et aux fruits croquants et un gros calibre, comme ceux du père!

Enfin voilà! Et je ne parle même pas des petits fruits. J’aurai un déluge de gadelles, cassis et mûres, en plus de framboises, fraises et quelques prunes.

Déluge de fleurs sur mon mûrier sauvage de St-Tite. Je l’ai taillé déjà deux fois cette année afin de concentrer l’énergie dans les fruits pour avoir une meilleure production. Je crois que ça regarde bien. De plus, le plant est beaucoup plus hâtif que l’autre variété sans épines sans nom que j’ai, et qui est en plus n’est pas rustique du tout (comparé à celui-ci).

Plusieurs fruits en route sur mes branches de CHUM greffées sur prunus nigra. J’en aurai davantage, si ce n’était des charançons qui ont percé les 9/10 de mes fruits. Je vais devoir trouver comment régler ce problème le printemps prochain (de façon bio, de préférence).

Yééé! Ça commence à produire. J’ai hâte au mois d’août! 🙂
Je termine avec des photos des mes néflier, que j’ai enfin pu voir en fleur pour la première fois. Cette année, je les cueillerai le plus tard possible, soit en novembre. J’espère bien que cette année, ils auront le temps de grossir assez pour y goûter comme il faut!
 Bon jardinage!

nouvelles de mai

Ça y est, la température commence enfin à être un peu plus décente.
C’est l’heure de mes dernier semis avant la mise en terre début juin. Au Saguenay, les gels du printemps sont monnaie courante, la première pleine lune de juin nous joue souvent des tours, la vlimeuse!

C’est aussi la saison des greffes de courges. J’ai été malchanceux les deux dernières années avec greffes. Entre les attaques de chevreuils et de limaces ou encore le fumier trop frais, disons que j’ai un peu abusé des occasions d’apprentissage et j’espère bien avoir fait le tour. Néanmoins, je n’abandonne pas et cette année, je privilégierai la greffe par approche.

Mes semis de cantaloup, melon et courge en bas (mon hybride Hubbard x Grey ghost) que j’utilise en porte-greffe.

Surtout, la saison de la greffe bat son plein! De Montréal à Petit-Saguenay, c’est en plein de temps de faire du greffage. Je suis allé greffer une variété de prune sur un prunier isolé d’un ami cette semaine et pars tout à l’heure refaire la même chose pour un pommier à Baie-St-Paul. D’ici là, mon bois à moi dort sagement au frigo. Car ma semaine de greffage intensive, ça sera la semaine des Patriotes. Je garde à cet effet une semaine complète en tête à tête avec mon verger.

En train de greffer un prunier cette semaine. Photo par Louis Carrier.

D’ici là, je vous partage quelques photos de mes semis d’intérieur, qui m’aident à patienter jusqu’à ce que je m’amuse « pour vrai ».

Les reconnaissez-vous? Des pommiers, poiriers et un pêcher.

À gauche, mon semis de Chum Opata x Convoy et à droite, un pommier.

Mes semis de mirabelle.

Des semis de myrobolans. Ça pousse vite, ça!

Quelques semis de Tomentosa, avec au fond, un poirier Regelii

Mes semis de fraisier Cabot X. C’est fou comme ça pousse vite!

Et… j’allais oublier!

Bonne fête des mères! 🙂

 

Greffage 101 – sources de PG et de greffons

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Ça y est! C’est déjà terminé. C’était une chouette édition de la fête des semences (deux jours!) et j’ai pu y donner ma conférence express sur le greffage 101. La salle était presque pleine; des gens curieux, allumés et participatifs. J’ai été surpris du nombre de questions pointues et pertinentes. Une très belle expérience quoi! Il y a du potentiel pour un bon futur bassin de greffeur pour échanger.

Toutefois, 45 minutes, c’est très court.

J’ai eu plusieurs question sur mon expérience de greffe de tomate sur patate (deux membres des solonacés). Mon expérience s’était soldé par un résultat moyen. Reste à savoir si le choix du cultivar de tomate y est pour quelque chose… Voici donc un lien vers les deux articles sur ce sujet: https://poirespetitsag.wordpress.com/?s=pomate&submit=Recherche

Pendant ma conférence, j’ai présenté de façon très brève ma liste de sources de porte-greffes ainsi que de greffons. Pour ceux qui n’auraient pas eu le temps de tout prendre en note, tel que promis, je remet l’information ici, sur mon blogue.

Pour les Porte-greffes:

Verger Pépinière Bord du lac: Ils ont de tout et à prix raisonnable (mais je ne les ai pas encore essayé – vous me direz!): https://www.vergerpepiniere.com/porte-greffe

Pommiers: Whiffletree, GreenBarn (variés)
et ArbresEnLigne (malus siberica et Antonovka à partir de semis)
Poiriers :Whiffletree et GreenBarn (OldHome x Farmingdale – OHF 333) et ArbresEnLigne vendent du poirier Ussuriensis (poirier de Mandchourie)
Pruniers :Lafeuillé (lafeuillee.com) ont des prunus nigra et americana

Notez que dans certain cas, il faut contacter les vendeurs car l’information sur la vente des PG n’est pas sur leur catalogue/site.

Pour les greffons (bois à greffer)

Site d’échange:

-Fruitiers.net (davantage d’utilisateurs Français, mais de plus en plus de Québécois)
-Gardenweb canada (en anglais) – http://forums.gardenweb.com/forums/excan

Pépinières :
http://www.appleluscious.com
O’Keefe Grange, Dubbinton Ontario (j’ai déjà passé un commande avec eux et le bois pour greffer était très petit et moyen)
Corn Hill Nursery (pommes et qlqs poiriers)

Germoplasmes: ceux-ci privilégient la recherche, mais sont relativement ouverts aux requêtes du grand public.

GRIN.ca soit le site de Ressources phytogénétiques du Canada
Et le germoplasme de l’Université de Saskatchewan – soit le Prairie Fruit Genebank)

Voilà!

Et si quelqu’un a de l’information à ajouter à cette liste, n’hésitez pas à m’en faire part!

PS: J’ai quand même réussi à trouver un cinq minutes pour me rendre à la pièce d’échange de semis et après m’être délesté de quelques sachets de graines récoltées par moi, j’ai mis la main sur de la courge Potimarron. Une nouvelle variété de hubbard à faire pousser. Super!

Atelier de greffage 101 c’est dans une semaine!

Rappel: C’est bientôt, soit dans une semaine que je donnerai ma conférence sur le Greffage pour débutant!

Quand? dimanche 5 mars 12:30

Où? à la salle « Espace Jardin » de l’Université Laval (carte ici)

Combien? Gratuit!

J’y parlerai de quelques greffes courantes et faciles à faire, qu’on peut pratiquer avec du matériel déjà à la maison.

Le lien: Fête-des-semences-de-quebec-2017

C’est gratuit, venez en grand nombre! Pour plus d’info, voir: http://www.facebook.com/ events/465205413867067

ou http://fete.agricultureurbaine.net/conferences/espace-jardin/

Au plaisir de vous y voir!