Les fixateurs d’azote – un bilan

L’azote est l’élément indispensable à la croissance d’une plante, plus particulièrement pour la pousse en vert. Quand on achète un engrais, le premier chiffre des trois, c’est l’azote.
Par exemple, le 20 20 20 c’est Azote (vert), Phosphore (racines) et Potasse (fleurs et fruits).
Un fixateur d’azote : c’est une plante qui fixe l’azote de l’air avec ou sans symbiose avec des bactéries favorables dans le sol, pour ensuite rendre cet azote biodisponible aux autres plantes, soit lorsque les plantes fixatrices sont récoltées, déchiquetées ou lors de leur décomposition.
Ces plantes sont presque toutes de la famille des Fabaceae.
C’est donc une façon pérenne de se créer son propre engrais, une notion de base de la permaculture.

Au fil de mes lectures, j’avais donc identifié plusieurs plantes inspirantes pour utilisation sur ma terre, disséminées au travers du verger. Les voici, des plus grandes aux plus petites:

Arbres

Robinier faux Acacia (Robinia) : Les arbres sont jolis et font de jolies fleurs. On en trouve plusieurs dans la région de Québec métropolitain. J’ai ramassé des graines que j’ai plantées au Saguenay.
Constat: Après trois-quatre ans de culture, la plante est non rustique en zone 3. De plus, les quelques survivants perdent leurs feuilles trop tard et gèlent au niveau de la neige chaque hiver.
Les branches produisent des épines épouvantables, ce qui est un calvaire à manipuler et tailler et enfin, l’arbre est envahissant, ce qui veut dire que celui-ci produira des rejets jusqu’à 3-4 mètres plus loin.
Conclusion, à éviter comme la peste! À moins d’essayer une variété sans épine, je ne le recommande pas du tout.

Le Robinier au Saguenay, un échec. À éviter, car non rustique, envahissant et les épines sont atroces.

Févier d’Amérique ou Épineux (Gleditsia triacanthos L.) : Arbre à croissance lente et très très épineux.
Pour le moment, le mien survit bien. Il pousse très lentement et étant petit n’a pas encore subi de dommage de la neige (le mien fait environ 2m après 3 ans).
Encore une fois, j’aurais préféré une variété sans épines, car les branches sont impossibles à manipuler. Mais au moins, il n’est pas envahissant comme le Robinier, car n’a pas produit de rejets par les racines. Je crois que cette espèce vaut la peine à tester et cultiver. Il est souvent utilisé comme haie. Reste à voir si la rusticité suivra.

Pois de Sibérie (Caragana Arborescens) : Arbuste/Arbre épineux, mais beaucoup moins que les deux premiers, qui peut venir jusqu’à 4 m de haut. Il est assez rustique, même si j’ai réussi à en prendre un. Le caragana est souvent utilisé comme haie et croit rapidement et facilement à partir de graines (ne perdez pas votre temps avec des boutures). Les pois immatures que l’arbre produit sont comestibles, mais je ne connais personne assez « mal pris » pour les manger.
À recommander vivement! Facile à cultiver et à contenir. Un bon ajout au verger.

Argousier (Hippophae rhamnoides) est un arbrisseau dioïque (male et femelles) épineux qui peut atteindre de 1 à 5 m. Pour le moment, j’en cultive quelques plants depuis quatre ans et j’en ai quatre qui ont survécu. Les miens ne sont pas envahissants du tout, mais très épineux. Je me suis acheté une variété sans épines, pour comparaison.
Constat : Les arbrisseaux ne sont pas si rustiques. À ce jour, les miens se font malmener par la neige et la glace. De plus, les variétés épineuses sont très désagréables à manipuler lors de la taille. Si vous optez pour ce genre de plante, sélectionnez des variétés rustiques sans épines à gros fruits, sinon vous risquez de perdre votre temps. De plus, dernier point, certains disent que la plante peut produire des rejetons par les racines et devenir envahissante, bien que je n’ai pas rencontré ce problème chez moi.

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Vivaces

Lupins : Ils ne croissent pas bien dans mon coin qui est plutôt sec, de plus, les pucerons les adorent et les plants se retrouvent systématiquement envahis par des colonies de fourmis qui élèvent les pucerons dessus.
Constat : ne fonctionne pas chez moi.

Le lupin indigo (baptisia australis) : plante buissonnante qui croît en touffe d’environ 1m. Très jolie et non envahissante. Toutefois, j’en ai planté plusieurs (semis) et ceux-ci, bien qu’ils survivent, ont beaucoup de difficulté à s’établir et réagissent très mal à la sécheresse. Donc à moins d’avoir un endroit humide et riche, à oublier.

Trèfle des prés (violet) : Très prolifique, mais croit jusqu’à 50 cm de haut, ce qui est un peu haut à mon goût, à moins de vouloir passer la faux.

Trèfle blanc : Très prolifique et s’installe facilement lorsque semé à graine. Certains le trouvent trop envahissant, mais on le suggère souvent comme plante à labourer afin de revivifier un sol.
Constat et utilisation : De mon côté, je m’en sers comme les anciens le faisaient, soit comme couvre-sol du verger (en mélange avec du thym). Il sert peut-être de refuge aux rongeurs, mais je tonds bas plusieurs fois dans la saison et semble garder un bon contrôle des populations. Le trèfle est facile de culture et croit de façon généreuse, ce qui est parfait pour moi.

Le verger avant la tonte. Au pied du pommier, on peut voir la consoude à gauche, en haut des jonquilles (repoussent les mulots), et de la bourrache à droite.

Pois sauvages (Vesces): Utilisé en maraichage comme engrais vert. Pour ma part, j’évite, car c’est envahissant et ça grimpe partout. Je les arrache plutôt que de les semer.

Radis japonais ou daikon : Ma seule expérience est celle de cette année. J’ai semé les graines au printemps et celles-ci ont tout de suite « monté en fleur ». Il faudrait apparemment attendre après le solstice du 21 juin avant de les planter. C’est donc partie remise dans mon cas. Je n’ai qu’un seul radis qui a poussé jusqu’à maturité et il avait, effectivement, une racine profonde qui aurait bien aéré et nourrit le sol. Toutefois, c’est nous qui l’avons mangé (c’est doux et très bon en soupe).

La radis japonais ou Daikon

Raifort (Armoracia rusticana) de la famille des Brassicoideae, soit des choux. Cultivés surtout pour ses racines, le feuillage et la hampe florale qui ressemble à des rapini, ont un bon goût piquant.
Avantages : les racines plongent profondément dans le sol et peuvent créer de l’ombrage à des petites plantes plus fragiles à la sécheresse. Inconvénients : plutôt envahissant. Une fois installé c’est presque impossible de s’en débarrasser ; le moindre petit bout de racine repoussera. Malgré ses défauts, j’en ai planté un peu partout dans le verger, aux périphéries des racines des arbres.

La raifort est facile à faire pousser, mais attention! C’est envahissant. Sur la photo, il a bien protégé mon petit poirier, mais a envahi l’espace autour du petit arbre.

Consoude : Plante vivace généreuse et facile de culture, qui produit beaucoup de feuillage et qu’on peut récolter deux à trois fois dans la saison pour en faire un purin vert (on récolte le feuillage qu’on met dans un baril avec de l’eau pendant quelques jours). Il faut planter, des préférences, les variétés qui ne produisent pas de graines, au risque de se faire envahir.
Résultats : J’en ai récupéré quelques plants sauvages trouvés sur les plaines d’Abraham. Même si les miens semblent produire des graines, je n’ai, pour le moment, pas de difficulté à les contenir. Je suis en mode propagation, car je veux éventuellement en avoir à la base de chacun de mes fruitiers. Je recommande chaudement, car une fois installée, la plante se divise et multiplie facilement par morceaux de racines.

Bourrache : Même famille que la consoude, mais annuelle celle-là. Je l’affectionne bien. J’en ai planté à la base de tous mes fruitiers et elle se resème chaque année. En plus, le feuillage est très bon, après cuisson.

Patates chapelet ou glycine d’amérique (Wisteria frutescens): Très facile de culture, j’en fais pousser depuis plusieurs années. C’est une plante grimpante qui pousse à partir de tubercules comestibles surnommés les patates chapelets. Elles n’ont qu’un seul défaut, les rhizomes courent et se promènent sous le sol pour s’éloigner du site de culture. À tous les deux ans, je dois creuser et ramener mes plants dans leur site initial. J’en profite alors pour faire une petite récolte que je me fais cuire. En plus, les fleurs sont jolies!

La glycine américaine, facile à faire pousser, sauf qu’elle ne repousse pas au même endroit.

Voilà ! Il y en a d’autres, mais c’est celles que j’ai essayées jusqu’à maintenant.

Pour en savoir plus

Bon repos d’hiver !

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Sol vivant et permaculture – la radis d’hiver (daikon) et l’importance d’un bon couvre-sol

Je suis tombé par hasard sur des graines de radis d’hiver/japonais, ou de daikon (Raphanus sativus var. longipinnatus), dans une grande surface, que je me suis empressé d’acheter.

Radis japonais ou daikon (source: https://i.ytimg.com/vi/nveaDBNbSrQ/maxresdefault.jpg)

C’est qu’au fil de mes expériences de cultures et de défrichage sur mon terrain sec et montagneux, j’ai réalisé que celui-ci ne comportait qu’une très fine couverture de matière organique de surface.

Et malheureusement, lors de ma première expérience de dessouchage et de grattage de racines, presque tout avait été enlevé. On apprend à la dure! C’est là que j’ai appris que le sol est vivant et une plante a besoin de matière organique. Planter un fruitier dans du sable et des roches, il ne fera rien. Survivre tout au plus.

Dans mon cas, j’ai donc du reconstruire la matière organique avec l’aide des couvres-sols. Et c’est possible!

Après avoir expérimenté les bienfaits du trèfle, j’avais lu quelques articles et regardé quelques vidéos sur l’ivraie (ray grass), sur l’avoine, la luzerne et le seigle, ainsi que sur le Daikon, dont j’avais déjà pu lire et constater les bienfaits en utilisation comme couvre-sol. Le radis d’hiver possède une longue racine profonde qui peut « creuser » jusqu’à trois pieds (91 cm) de profondeur. Et n’étant pas vivace, la plante meurt au printemps et se décompose doucement jusqu’en été tout en laissant un trou, qui aère le sol. Dans le cas de cette plante, le processus de décomposition peut paraitre un peu long pour de la culture maraîchère, mais peut-être idéal pour un fruitier, ce que j’ai bien l’intention d’essayer.

D’autant plus que le radis en question est comestible, alors rien n’empêche d’en récolter et manger quelques uns!

D’ici là, voici quelques liens intéressants sur ce sujet:

http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/facts/cover_crops01/cover.htm

http://articles.extension.org/pages/64400/radishes-a-new-cover-crop-for-organic-farming-systems

http://dirtsecrets.com/2015/03/daikon/

Et quelques vidéos (en anglais):

Connaissez-vous le lupin indigo ou Baptisia australis?

Ça y est, j’ai enfin réussi à faire germer mon premier lupin indigo.
Je ne connaissais pas cette plante, avant de la remarquer l’été dernier dans les jardins des plaines d’Abraham. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert que cette joli vivace buissonnante, en plus d’être fort jolie, est aussi un fixateur d’azote? Il ne m’en fallait pas plus pour que je m’y intéresse.
La photo de la jolie coupable:

Le lupin indigo – source: http://www.gerbeaud.com

Originaire d’Amérique du nord, la plante fait partie des fabacée et ressemble beaucoup aux lupins. Par contre, elle résiste mieux à la sécheresse (une fois bien implantée) et pousse en formant un petit buisson d’environ 1m de haut.

Et surtout, il détient un avantage certain sur les lupins; les pucerons ne l’aiment pas. Car les lupins, dans le coin de Petit-Saguenay, se font systématiquement infester par des colonies de pucerons noirs, ce qui fait que j’avais abandonné pour de bon l’idée d’en faire pousser dans mon coin.

Le défaut, il en faut bien un: les graines du baptisia ne germent pas facilement. Du moins, beaucoup moins facilement que celles des lupins. J’ai essayé la technique de verser un peu d’eau bouillante et les faire tremper une journée. Une graine a germée (sur 5-6) après presqu’un mois d’attente… Heureusement, j’ai fini par en avoir quatre germées au total. Assez pour en essayer la culture en quelques endroits.

Par contre, encore une fois, le baptisia ne pousse pas très vite et peut prendre jusqu’à trois ans avant d’être bien établis et de fleurir la première fois. En plus, une fois installées, les « talles » ne se divisent pas volontiers. J’ai lu qu’il est préférable d’attendre que la touffe ait six à huit ans avant de songer à la diviser. Madame n’aime pas se faire déranger…

On lui pardonne toutefois ces quelques défauts. La patiente est toujours récompensée! 🙂

Bon jardinage!

Pour plus d’information au sujet de cette joli vivace zone 3:

http://www.jardinage.net/arbres-et-arbustes/?id=l-eternel-lupin-indigo

L’automne, le temps de la popote et des dégustations!

Ça fait un petit moment que je n’avais pas donné de nouvelles.
Déjà, manger tout ce qui avait été récolté, pas tant au verger que dans le jardin, ça occupe. Une petite photo à l’appui:

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récoltes automne 2014

Et je suis encore un peu en train de me remettre de la fermeture du verger (du terrain et de la roulotte aussi) à l’Action de Grâce. Au final, je suis assez content du résultat des travaux de l’année en cours. Encore bien des petits projets et ajustements à venir, mais le gros du travail initial est fait (prep du terrain et plantations) et j’en suis fier.

Une photo du résultat:

Verger avec le trèfle blanc comme couvre-sol et raifort.

Verger avec le trèfle blanc comme couvre-sol et raifort.

D’ici là, c’est la découverte de nouvelles variétés de  fruits et pommes au marché du vieux port, près de chez moi.

J’ai eu le bonheur de tomber sur des pommes Liberty ainsi que sur des Sweet 16, que j’avais l’intention de faire pousser. Je me suis même trouvé des raisins Sumerset, qui sont excellent (J’en ai un plant qui n’a pas encore produit). J’en ai rapporté une grappe à mes parents et ils ont confirmé le petit parfum de fraises. Ma mère n’en a fait qu’une bouchée! 🙂

Les raisins Summerset sans pépins!

Les raisins Summerset sans pépins!

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Les Sweet 16, mon coup de cœur de cette année côté pommes. Miam! Un petit goût juteux de bonbons et de canne à sucre.

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La Liberty, une bonne pomme juteuse, avec une bonne balance sucré-amer, dont le goût s’améliore avec le temps en entreposage.

Bon automne et bonne dégustations!

Commande d’arbres de chez Arboquebecium

Ça y est, ma dernière commande est arrivée, de chez Arboquebecium. Et cette fois, c’est vraiment la dernière de la saison.
Quelques fixateurs d’azote (robiniers et févier) et enfin un murier rouge.
Mes arbres m’attendaient dans la boîte aux lettres près de la porte, au retour du travail.

Mis à part qu’ils avaient soif, tout était en parfaite condition.
Super emballage, ça faisait vraiment pro! Je suis impressionné. J’étais un peu inquiet parce que c’était la première fois que je faisais affaire avec eux, mais le service et les produits étaient impeccables.

Et j’avoue que j’avais des doutes au niveau du Mûrier; en général, ils n’aiment pas trop se faire transplanter. Mais l’emballage (une cellule emballée avec un cello) a très bien préservé les racines. Il n’était même pas flétri au déballage.

L’an dernier j’avais reçu un murier blanc à racine nue (de la pépinière ancestrale) et malgré qu’il avait de très belles racines, il n’avait pas du tout apprécié de se faire transplanter. J’avais même eu peur de le perdre. Il avait fini par débourrer sur le tard, presque à la mi-juin. Une chance que j’avais attendu avant de l’arracher!

J’aurai donc encore quelques trucs à planter. Une chance que ceux là sont des durs à cuire, parce j’aurais presque eu envie de les garder à la maison tout l’été, sous observation. Mais bon, j’essaie d’arrêter de m’encombrer… Même si j’aime beaucoup ça m’entourer de plantes. Je suis un peu insatiable à ce niveau. 🙂

Robiniers murier et févier épineux de chez Arboquebecium

Deux robiniers, un murier et un févier épineux de chez Arboquebecium

Sinon, c’est en fds que j’irai voir de quoi ont l’air mes greffes et plantations. J’ai hâte! Et c’est presque un euphémisme.

Quelques photos des greffes du verger

De retour en ville après ma semaine intensive de jardinage. Une centaine de greffes à mon actif et déjà plusieurs reprises avant mon retour. J’en partage d’ailleurs quelques images.

Chum (cherry-plum) Convoy sur prunus nigra

Chum (cherry-plum) Convoy sur prunus nigra

Néflier Nottingham sur pommetier

Néflier Nottingham sur pommetier

poirier Lada, sur semis d'Anjou (à affranchir)

poirier Lada, sur semis d’Anjou (à affranchir)

cerisier tomentosa sur merisier (pensylvanica)

cerisier tomentosa sur merisier (pensylvanica)

coing Kaunching sur semis de poirier

coing Kaunching sur semis de poirier

Poirier Seckel Hâtif sur ussuriensis

Poirier Seckel Hâtif sur ussuriensis

À la maison, mes fixateurs d’azote font 50 cm de haut (les robinias, féviers et caraganas). Je me suis semé quelques graines de bourrache et un ami est supposé me faire parvenir des plants de consoude. Grâce à Pascal, nous avons aussi un sac de semence de trèfle blanc de 2kg qui couvre 20000 p carré, un excellent couvre-sol en perspective pour mon sous-sol de verger.
Ça a été plus dur à trouver que je ne le pensais, le sac de semence a été acheté chez Gérard Bourbeau & Fils Inc. et le produit est à leur nom, c’est donc eux qui font faire l’emballage du produit. Ça revient à 39,99$ pour le 2kg, mais ça vaut la peine. C’est les petits lièvres qui vont être content! 🙂

J’ai deux douzaine de tomates et plus encore de semis de poiriers sur lerebord des fenêtre, sans parler de mes boutures de vigne, cassis, gadelles et caseilles.
Enfin, je me suis parti des semis de courges pour une dernière expérience de greffe avant de tout transférer en pleine terre, vers le 8 juin. Ça va faire du bien, au condo, les fenêtres commençaient à être pas mal remplies.

Le printemps qui se laisse désirer

23 mars et encore de la neige.

Comme on dit, veut, veut pas, c’est déprimant.

IMG_6533 - le printemps n'arrive pas

Mais au moins, j’ai mes semis à l’intérieur pour me changer les idées. En voici quelques-uns, dans toute leur splendeur! 🙂 Tout au fond, on peut voir mes poires et pommes que je fais pousser pour des expériences de greffe en approche. Au centre à droite, des semis de poires et au centre-droite, des poivrons. Enfin en bas, ce sont mes caraganas (ou pois de sibérie).

IMG_6538 - semis

La bonne nouvelle, c’est que j’ai réussi à me dégoter des fruits d’argousier (Hippophae rhamnoides) congelés, au CRAC, une épicerie bio locale.

Je n’ai même pas attendu de faire sécher les graines (on suggère différentes méthodes pour les faire germer, les sécher, la stratification). Je me suis dit que rendu en février/mars, les graines avaient déjà eu bien assez de temps de dormance au congélo. Par contre, une constante, les graines ont besoin de beaucoup de chaleur pour germer.

Je les ai donc mises au soleil, avec un plastique pour faire un effet de serre. Et une à une, elles ont presque toutes germées. J’en suis à 10 sur 12.

C’est certain que c’était de petits fruits pas très impressionnants et que les plants donneront aléatoirement des mâles et des femelles (seules les femelles produisent des fruits). Et j’imagine également que ça sera des plants à épines avec des fruits plutôt petits. Mais bon, ils feront d’excellents brise-vent et transformateurs d’azote pour mon verger. Les fruits, s’ils en produisent, seront de la valeur ajoutée.

Et de toute façon, les fruits sont très acidulés (c’est pas mauvais, mais c’est aussi amer que du citron).

IMG_6539 - argousiers

Une photo des argousiers adultes (en anglais, du Sea buckthorn):

Argousier

Hippophae rhamnoides source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Argousier