nouvelles du verger – mai 2018

De retour d’un cinq jours bien rempli à préparer le verger pour une nouvelle saison. En gros, beaucoup de plaisir en alternant les menus travaux incontournables d’entretien, soit: détacher les branches des arbres, tailler le bois brisé par la neige, retirer les protecteurs à mulots, remplacer les arbres morts, ajout de fumure (en partie), taille des petits fruits et de la vigne.

Je me suis gardé le meilleur pour la fin: le greffage! 🙂 Comme chaque année, je m’étais dit que j’avais déjà tout ce dont j’avais besoin et n’avais prévu que quelques remplacements au verger… Rien à faire: d’un courriel entre amis à un autre, j’ai récupéré du bois à greffer d’une quarantaine de variétés de poires, pommes et prunes intéressantes à essayer. Impossible de résister! Alors, pourquoi pas ? J’aurai donc des arbres en avance lors de ma prochaine extension du verger dont les travaux sont lentement mais surement en route.

Mes quelques pertes de l’année: mes poiriers Luscious et Summercrisp ainsi que Northbrite. Pour les pommes; c’est mon Ginger gold qui a rendu l’âme, tandis que j’ai aussi perdu mon prunier Stanley et mon abricot Moongold.

Qu’à cela ne tienne, j’ai plusieurs remplaçant en lice.

Voici donc quelques images du verger qui se réveille.

Photo du verger à la mi-mai. Cette année, il reste encore beaucoup de neige, conséquence des tempêtes tardives de fin d’hiver et aux accumulations record; plus de 2m par endroits.

En bas à droite, on voit bien mon prunier Mont-Royal qui se porte à merveille, alors que j’ai du remplacer plusieurs autres pruniers à proximité dont la rusticité laissait à désirer.

Un prunier de remplacement: l’hybride japonais (salicina) Fofonoff ou Homesteader, supposé rustique zone 2.

Au centre, mes semis de pommes Empire, dont j’espère avoir les premières fleurs et peut-être fruits cette année. J’ai bien hâte de voir – après cinq ans – s’ils produiront des pommettes, des pommes et surtout, si ça sera bon au goût! Au pire, ils deviendront d’excellents porte-greffe.

Quelques unes de mes greffes de l’année; dans ce cas-ci, des pommiers sur bud 118; un peu de tout; du Wealthy, Spartan, Red Baron, Collet, Cox’s Orange Pippin, Fall red…

Enfin! des bourgeons floraux de poires. Sur la photo, c’est mon porte-greffe John, auquel j’ai laissé quelques branches qui se prépare à fleurir.

Bon jardinage!

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Cueillette du bois à greffer pour l’atelier du 5 mai à venir

Encore beaucoup de neige au verger, à Petit-Saguenay. À certains endroits dans le verger, la neige passe dessus ma clôture à chevreuil de 7 pieds de haut, c’est donc qu’il reste encore plus que 2m.
Quelqu’un m’avait demandé des boutures de cassis et j’ai du creuser 1m dans la neige avant d’atteindre le haut de la talle.


Moi qui dans ma grande naïveté, croyait pouvoir tailler et nettoyer les dommages d’après hiver et en plus, pulvériser mon huile de dormance. Oups, je suis soit en avance dans ma tête, soit le printemps en retard. Je vote pour un peu des deux.

Ça sera donc partie remise au début mai pour l’entretien de printemps.

Au moins, mes récoltes de bois à greffer sont faites. J’ai plusieurs variétés de pommes et de poires prêtes à partager le 5 mai prochain. Ce que j’ai récolté de mémoire:

Pommes: Liberty, Norland, Priscilla, Honeycrisp, September Ruby, McIntosh, Sweet 16, Scarlet O’Hara

Poires: John, Miney, Old Home, Summer Blood birne, Patten, Golden Spice, Beauté Flamande, Early Gold.

Ma récolte de bois à greffer pour l’atelier du 5 mai

Et en passant, j’aurai d’autres boutures de variétés supplémentaires en provenance d’un deuxième verger, donc le choix sera au rendez-vous.

Au plaisir de vous y voir en grand nombre!

Un rappel du lien avec les détails de la formation du 5 mai:

https://poirespetitsag.wordpress.com/2018/03/31/atelier-de-greffage-a-quebec-le-5-mai-2018-prochain/

Atelier de greffage à Québec le 5 mai 2018 prochain

Joyeuses Pâques et bon congé aux chanceux qui sont en fériés! Bon courage à tous les autres.

Je vous parlais récemment d’un possible atelier de greffage à venir dans cet article. https://poirespetitsag.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=1990&action=edit

Alors, je le confirme. Je donnerai bel et bien un atelier pratique sur le greffage le 5 mai prochain, à Québec (Ulaval), en collaboration avec l’asso étudiante VIA Agro-écologie (http://viaagro.wixsite.com/via-agro-ecologie).

Détails de l’atelier sur le greffage :

Quand : le 5 mai 2018, de 9 à 12h

   Où : sur le campus de l’Université Laval, pavillon Paul-Comtois (local à déterminer)

      Prérequis : un couteau à greffer (ou canif bien affuté) + un rouleau de ruban électrique et marqueur permanent

   Combien : 30$ (1 arbre à greffer) ou 40$ (3 arbres à greffer) pommier ou poirier au choix

Contenu de la formation : courte présentation sur les techniques de greffage. La greffe proposée sera la greffe anglaise compliquée avec démonstration à l’appui.

  • Porte-greffes: Bud118 pour les pommiers et du OHxF97 pour les poiriers, dans les deux cas du 75-80% par rapport à un franc et surtout, du rustique au moins zone 3-4.
  • Bois à greffer : j’apporterai des greffons de plusieurs variétés de fruitiers de mon verger (avec une courte description de chacun). Vous pouvez aussi apporter votre bois de pommiers ou poiriers à propager ou échanger, de la maison.

Les places (et porte-greffes) sont limitées à 15 personnes

pour réservez votre place, écrivez-moi à ajetteaqua@yahoo.ca

***

Petits rappels pour ceux qui veulent récolter leur bois à greffer (pommiers ou poiriers)

Votre bois à greffer doit être dormant (bourgeons non-ouverts), et prélevé sur un arbre exempt de maladies.

Pour en savoir plus sur la conservation du bois à greffer:

http://www.greffer.net/?p=752

Un atelier de greffage début mai

Je suis en train de regarder pour organiser un atelier de greffage à Québec début mai (probablement le 5 ou 6 mai).
La formule serait de type; faite votre greffe sur place et repartez avec votre arbre, avec une courte présentation/formation sur diverses techniques, mais celle suggérée sera celle de la greffe anglaise compliquée (il ne faut pas se laisser impressionner par son nom, elle n’est pas du tout difficile à apprendre ni à faire).

Je pensais offrir la formation avec deux tarifs de: Formation + 1 arbre à greffer pour 30$ ou 40$ pour 3, avec combinaison de poires ou pommiers aux choix (premiers arrivés premiers servis) car j’en aurai 40 à offrir au total (sans compter le bois de greffage, que j’apporterai gracieusement).

Les portes-greffes seraient du Bud118 pour les pommiers et du OHxF97 pour les poiriers, dans les deux cas du 75-80% et surtout, du rustique au moins zone 3.

L’avantage, ça serait que j’apporterais mes retailles de bois de fruitiers à greffer et ça permettrait aussi aux gens d’apporter leur propre bois de pommiers ou poiriers à propager ou échanger.

Reste à me trouver un endroit.

Pommier Liberty sur pommetier de type baccata

S’il y a des intéressés, me faire signe, puisque les places seront TRÈS limitées.

Porte-greffes rustiques des pommes: le pommetier Selkirk et autres Ranetka de ce monde

Quelqu’un me demandait récemment quelle était mon expérience avec l’utilisation des porte-greffes de type pommetier Selkirk pour les pommiers.

Pour ce qui est de l’utilisation des Selkirk comme PG, si c’est des clones, pas de problème. Bien que ceux-ci ne soient pas toujours compatibles avec les variétés de pommes greffées, ce sont des pommetiers rustiques, résistants aux maladies et à la sécheresse et qui donnent en général de bons résultats.

Toutefois, dans mon cas, dans ma grande hâte d’avoir un verger rapidement et à peu de frais, j’avais acheté un lot de semis de Selkirk de Montréal et des environs (donc au parent pollinisateur inconnu). Les résultats ont été très décevants: croissance et vigueur aléatoire, la moitié (même plus) des porte-greffes n’étaient pas rustiques, problèmes d’incompatibilité et surtout, perte de temps et d’arbres.

La morale de cette histoire: mieux vaut investir un peu d’argent dans des porte-greffes fiables et éprouvés que perdre plusieurs années (temps et argent) sur un porte-greffe issu de semis, donc aux caractéristiques aléatoires.

C’est que même si le parent est un rustique éprouvé, quand le deuxième parent est inconnu, rien n’est certain quant à la rusticité du pollinisateur et donc, le résultat peut donner n’importe quoi.

J’avais vu un super vidéo sur un français qui prônait l’utilisation des plantes locales le plus possible dans l’implantation d’un verger en permaculture. Et je confirme, c’est une bonne idée dans la mesure où l’on réussit à mettre la main sur des pommetiers ou poiriers rustiques qui réussissent bien dans notre coin, et qu’on peut propager facilement pour en faire des porte-greffes.

Pour ma part, et pour ce qui est des pommiers, j’utilise désormais le porte-greffe B118 (Budagovsky ou bud). Celui-ci est résistant à la sécheresse, rustique (z3, peut-être z2), de bonne taille (moyenne) et de bonne vigueur pour chez moi. De plus, sa couleur bourgogne le rend facile à identifier, au cas de repousse du porte-greffe.

Un plant de Bud 118 avant de recevoir son greffon le printemps suivant. Le feuillage presque bourgogne est facilement identifiable.

À propos du Bud 118 (en anglais): Apple Rootstock Info: B.118 – eXtension

Des images du porte-greffe Bud118 sont disponibles ici: https://www.flickr.com/photos/67002978@N02/albums/72157627492272255

Pour ma part, je suis convaincu. Vive les clones! C’est tellement de temps et d’investissement faire pousser un arbre, ça ne vaut pas le coup (ni cout) de prendre des risques inutiles.

PS: Il est disponible chez Whiffletree, en Ontario.

Je termine avec un lien sur une réflexion similaire qui avait été faite par Mark Weaver et paru dans un article du journal de l’APFGA (alaska pioneer fruit growers) sur la supposée rusticité du Ranetka (en anglais):

Ranetka is a Ranetka is a . . . ? (Some Inconvenient Observations about Apple Rootstocks) By Mark Weaver — December 2012

Évaluation à ce jour des poiriers rustiques à Petit-Saguenay (zone 3)

Je le confirme, la culture des poires en z3 est bien possible. Mes résultats à ce jour sont très prometteurs et encourageants!

Par contre, mieux vaut commencer en plantant de l’hyper rustique. Vous pourrez toujours compléter votre collection avec de la greffe en tête (intermédiaire) de variétés plus fragile afin d’augmenter votre zone de rusticité d’au moins 1 (de z3 à z4 disons). C’est de cette façon que j’ai réussi à garder pendant plusieurs années plusieurs cultivars réputés z4 à Petit-Saguenay, en montagne limite z2 (hivers à -45’C).

Source: Fruits de verger pour les prairies (1982) – Agriculture Canada

Pour plus de détails sur la technique de greffe en question, voir la section Greffage intermédiaire à la page 30:

Fruits de verger pour les prairies (1982) par Agriculture Canada – A53-1672-1982-fra

 

Voici de quoi a l’air mon Ure avec entre quinze et vingt greffes différentes, mais en ayant conservé le tronc et la base des branches (sa structure rustique) de l’arbre intact afin que celui-ci garde ses propriétés rustiques, et ça fonctionne! Au pire, je perds un bout de branche, mais pas l’arbre.

Voici donc la liste des cultivars que j’ai à ce jour et le nombre d’années que j’ai réussi à les conserver.

Je commence avec les moins rustiques:

Z4-5 NON rustiques (même greffés en tête) sinon morts – Éliminés

Giffard, Clapp’s Favorite, Kieffer, Tait dropmore, Pioneer #3 (rusticité incertaine).

 

Z3b-4 (rustique, mais limite, je perds parfois des greffons) – survécus à 2-3 hivers à ce jour:

Beauté Flamande, Miney, Somercrisp, Gerry (type Bartlett de Montréal), Gras vert.

 

Z3 (fonctionne bien en greffe en tête) – survécus à 2-3 hivers à ce jour:

Phileson, Early seckel, Old home, Westfort, Parker, bloodbirne (sanguine), Patten,

 

Très rustique (solo hors de la neige en z2) et à utiliser comme porte-greffe:

Golden Spice, John, Olia, Ure, Lada, EarlyGold (JefGold), semis de poiriers Ussuriensis de Québec, Korshenskii X

De ce lot, les Ure sont pour le moment, les meilleures incontestées au point de vue gustatif, Beedle serait tout aussi rustique et tout aussi bon, peut-être même meilleur, mais reste à mettre la main dessus.

Ure – du bonbon! 17 brix au réfractomètre, une bonne balance de sucré et acide, pas ou peu d’arrière-goût âpre. Ferait probablement un très bon poiré, j’ai hâte d’essayer ça… un de ces jours.

En évaluation :

Harvest Queen, Beurré Amanlis, Luscious, Mission (Joinville, Wright), Northbrite, Philip, St-Julienne, Ste-Sophie, Savignac, Larinskaya, Kurskaya, Ya Li, Kikushui, pyrus regelii, pyrus nivalis et pyrus spinosa.

 

En conclusion, voici quelques sources vraiment intéressantes d’autres recherche similaires conduites celles-ci dans deux autres vergers. Je les considère « nordiques », même si dans les deux cas, c’est plus chaud que chez moi. Je m’excuse à l’avance, tout est en anglais.

Le premier est le verger Walden Height Nursery and Orchard du Vermont. Le propriétaire, Todd Parlo, a reçu une bourse de recherche afin de sélectionner des cultivars de pommes et de poires rustiques:

L’article de Good fruit growers: http://www.goodfruit.com/in-the-hunt-for-cold-hardy-pears/

Le résultat de ses recherches: https://waldenheightsnursery.com/category/research/rssf

Et un dernier lien, les articles de Claude Jolicoeur (il a un verger sur le bord du Fleuve à Petite-Rivière-Saint-François). Je considère donc qu’il est tout de même en zone plus chaude qu’à mon terrain. Il a écrit au moins deux articles sur ses résultats:

Voir les articles de 2002 et 2008 publiés dans la revue Pomona: http://cjoliprsf.awardspace.biz/#pomona

Un poirier John à Petit-Saguenay. Les poires sont peut-être surtout pour la cuisson, mais il est est rustique comme pas un.

Poire Ure, Pomme William’s pride et Ours

Pas facile de cultiver en forêt nordique!

Ma mère a toujours dit: « récolter des fruits par ici, ça tient du miracle. Quand on réussit à faire survivre un arbre au froid, à la sécheresse et aux maladies, après, faut encore qu’il résiste aux insectes, rongeurs et animaux plus gros. Quand c’est pas rendu qu’à la récolte, on se fait voler nos fruits par les porcs-épics, oiseaux,, écureuils ou encore… les ours. »
C’est plein de sagesse, parce que c’est vrai. La fin de semaine dernière, j’était même à mon terrain, sur place. Je venais tout juste de cueillir ma première William’s pride, qui était enfin prête. On la disait partout une pomme d’été, prête en août. Et bien à Petit-Saguenay, c’est à la mi-septembre, soit effectivement deux semaines après la saison des Norland.
En plus j’avais bien protégé mes pommes contre les oiseaux ou chevreuils avec un filet, ce qui fonctionne très bien.

J’ai donc cueilli une première pomme que j’ai amené chez mes parents qui habitent en face afin de la déguster au souper. Miam et quelle couleur! J’imagine que le fait de l’avoir greffé sur un pommetier pourpre a intensifié les teintes rouges à l’intérieur. Sinon, un bon goût sucré, tannin et un peu acidulé vraiment chouette. Miam! J’avais hâte de cueillir les autres pommes.

William’s pride (la fierté de William) – un pomme hâtive, mi-septembre au Saguenay, dont la peau est d’une belle couleur rouge-pourpre foncé et dont la chair se teinte également de rouge à l’intérieur. On voit, par la coloration des pépins, que la pomme est bien mûre.

Par contre, on était en plein souper quand ma mère (ou mon père) ont remarqué qu’un gros ours rodait près du poulailler. Le simple fait de sortir sur la galerie l’a fait fuir et quelqu’un l’a même poursuivi jusqu’à l’orée de la forêt, piqures de guêpe en bonus.

J’ai quand même pris le temps de finir mon souper, en me disant qu’il valait mieux récolter mes pommes, avant que l’ours ne revienne.

Au retour au chalet, un autre ours, plus petit, était en train d’émonder gaiement le pommetier en cassant les branches du haut pour manger les pommettes au sol. Vite! On le chasse, lui aussi, avant de se rendre compte qu’il avait déjà plumé mes précieuses greffes et donc toutes les grosses pommes sur autre pommetier. Même les Honeycrisp y sont passées, malgré qu’elles n’étaient pas encore mûres, mais pas du tout. Ça ne devait pas gouter très bon, mais apparemment, l’ours, il est pas difficile.

NOTE: En passant, le William’s pride est limite rustique, j’ai réussis à le faire fructifier, mais greffé en tête d’arbre seulement.

Au moins, jaurai pas tout perdu. Ma consolation, c’est que j’en aurai goûté au moins une et qu’il n’est pas parti avec la branche greffée.

Sauf que ça remet en perspective.

J’ai lu quelque part qu’un fil électrique, comme pour les vaches, ça fonctionne bien.

En tout cas, c’est pas simple de produire des fruits dans le bois.

Sinon, sur une note plus joyeuse, j’ai enfin trouvé des poires Ure au marché public de Québec! C’est la ferme François Bélanger, de l’Ange-Gardien (coin de la côte de Beaupré) qui les produit. J’étais super content. Enfin! Depuis le temps que j’en cherchais.

Les poires Ure, de petits fruits, sucrés et un peu acide, avec presqu’un goût de miel! La pelure est un peu dure, mais c’est tant mieux pour le transport de toute façon. Très peu de cellules pierreuses en plus.

Du bonbon!

Les fruits sont petits, mais on leur pardonne tellement ils sont bons. Miam! Que du bon, pas de cellule pierreuses, une bonne balance de sucré/amer, pas âpre du tout. J’adore! Ça me donne encore plus hâte que mon arbre produise. Peut-être l’an prochain?

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Ure – Du bonbon! 17 brix au réfractomètre, une bonne balance de sucré et acide, pas ou peu d’arrière goût âpre. Ferait probablement un très bon poiré, j’ai hâte d’essayer ça… un de ces jours.

Et sinon, j’ai récolté mes kiwis. J’ai finalement la preuve que le kiwi Kolomikta est cultivable au Saguenay. C’est surtout, donc, une question de taille et de les protéger avec la neige. J’avais récolté une poignée de fruits début septembre et après quelques jours, ceux-ci s’étaient attendris, donc ils étaient prêt à manger. Rendu à la mi-septembre, certains fruits étaient déjà trop mûrs. J’ai donc tout récolté et mis au frigo. On les sort à mesure qu’on veut les manger en les laissant température pièce. Ils sont prêt quand ils ont ramolli.

Mes kiwis kolomikta tardifs. La taille a bien fonctionné, j’ai enfin une récolte.

Peut-être pas faramineux, mais pour quatre buisson, c’est pas si mal. J’en aurais eu davantage si je n’avais pas fait de l’échantillonnage depuis le début août. Et… ça goûte pareil à des kiwi du magasin.

Autre coup de cœur cette année, les achochas. Comme on dit, ça produit tempête! J’ai vécu la même situation que la blogueuse que j’avais lu l’hiver dernier. Été sec, concombres qui n’ont rien produit alors que mes deux plants d’achochas ont produit une quantité impressionnante de petits concombres.

Seul défaut, ce n’est pas juteux. Ça goûte un mélange de concombre et de courge chlorophyllée, mais sans jus au centre. Donc, ça se mange frais, ou sinon on le fait cuire en sauté et c’est pas mal. Même vapeur.

Au final, de belles récoltes, je garde le moral et maintenant, c’est l’heure de la popote et de la préparation des pommettes et autres légumes surabondants. J’ai bien hâte de faire mon vin, cette année, ce sera cerise à grappe et aronia, ainsi qu’une autre recette probablement au cassis. À suivre!

Je termine avec une photo de mes coings japonais. J’en aurai encore une production monstre cette année, plus encore que l’an dernier. Gelée et autres recettes à venir. J’attends qu’ils gèlent avant de les récolter pour un maximum de saveur. Des intéressés?

Bonnes récoltes, bon équinoxe et bonne popote! 🙂