Atelier de greffage 101 c’est dans une semaine!

Rappel: C’est bientôt, soit dans une semaine que je donnerai ma conférence sur le Greffage pour débutant!

Quand? dimanche 5 mars 12:30

Où? à la salle « Espace Jardin » de l’Université Laval (carte ici)

Combien? Gratuit!

J’y parlerai de quelques greffes courantes et faciles à faire, qu’on peut pratiquer avec du matériel déjà à la maison.

Le lien: Fête-des-semences-de-quebec-2017

C’est gratuit, venez en grand nombre! Pour plus d’info, voir: http://www.facebook.com/ events/465205413867067

ou http://fete.agricultureurbaine.net/conferences/espace-jardin/

Au plaisir de vous y voir!

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Bonne année 2017 – le partage en cadeau!

confetti-background-free-vector-139Bonne année 2017!

Je vous souhaite du succès dans vos expériences jardinage, des récoltes abondantes, du plaisir et de la sérénité dans vos projets.
Et surtout, je vous souhaite de tisser des liens forts avec votre famille, vos amis et votre communauté!

Un petit mot sur le partage, puisque c’est la raison d’être de mon blogue. Dans mon cas, même s’il s’agit d’un partage de connaissance, et que j’essaie de faire sauver du temps et de faire profiter aux autres des bons coups et expériences réussies, le partage, c’est le plaisir de donner. Donner sans attendre quelque chose en retour, d’abord. Avec néanmoins cette possibilité, cette surprise du peut-être, d’un éventuel retour de l’autre. Et pour l’avoir pratiqué depuis un petit moment, c’est vraiment gratifiant et satisfaisant.

C’est surtout particulièrement agréable, puisque le parallèle est là, c’est comme de semer une graine. Parfois, rien ne se produit, la plante meurt (sécheresse, maladie, insectes, autres aléas météo). Alors que le plus souvent, c’est l’inverse qui se produit; d’une simple graine surgit une plante parfois immense, et dont la récolte sera généreuse et abondante. Comme quoi les plantes, c’est un peu comme nos relations, il faut les entretenir et souvent, elles nous le rendent au centuple! Mais si on plante une graine dans la forêt dense et qu’on ne s’en occupe pas…

Enfin, au delà de cet élan philosophe de début d’année, je tenais à partager cet état d’être que je trouve tout à fait grisant (et que j’espère, pourra en inspirer d’autres). Le partage, c’est le fun! Depuis le début de mon aventure sur ce blogue, j’ai pu rencontrer plein de gens de divers milieux, des amateurs comme de passionnés. Et ces rencontres ont toujours été très nourrissantes. Merci de me lire!
Alors pour terminer, j’en profite pour partager cette ressource vraiment bien, découverte récemment au hasard de mes explorations sur les réseaux sociaux.

Le site s’appelle Le jardin comestible et en voici une capture d’écran:

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Capture d’écran du site Le Jardin Comestible. Une mine d’or d’information sur la permaculture. http://jardincomestible.fr/

À propos du site:

«  Le Jardin Comestible est un site d’information sur des thèmes qui me sont chers comme la permaculture, l’agro-écologie et la sobriété heureuse. C’est aussi le nom d’une toute nouvelle pépinière de plantes vivaces, utiles et souvent comestibles située dans le Rhône, à côté de Lyon. » (http://jardincomestible.fr/)

Pour en savoir plus: http://jardincomestible.fr/a-propos/

Conférence de novembre sur l’art de la greffe est en ligne!

Vous avez manqué la conférence sur la greffe en milieu rustique du début novembre dernier à l’Université Laval?

Que cela ne tienne, les gentils bénévoles et organisateurs de VIA Agro Écologie l’ont filmée et le tout est désormais en ligne ici: https://www.youtube.com/watch?v=BY_fmK5xLNI

Sans prétendre à la science infuse, ni à la vérité absolue, le tout se voulait une conférence présentant le résultat de mes recherches et expérimentations à ce jour. Quand on parle en « Je » et de ses expériences personnelles, d’habitude, c’est difficile de se tromper.

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En gros, j’y présente mon projet de permaculture en zone 3, au Saguenay. J’y aborde les variétés de fruitiers rustiques, les greffes (greffons et porte-greffes) ,et surtout, j’y partage mes sources à ce jour (végétales et bibliographiques).

Bon visionnement! 🙂

 

Conférence le 9 novembre prochain sur l’Art de la greffe dans un contexte de verger rustique

Petite invitation à une conférence que je donnerai sur mes expériences avec l’art de la greffe dans un contexte de verger en permaculture au Saguenay zone 3.

Le tout s’est décidé un peu sur le tard, mais si ça vous tente, c’est le mercredi 9 novembre prochain à 17h30, au pavillon Paul Comtois Local 3111 et… c’est gratuit!

J’encouragerai toutefois une contribution volontaire aux organisateurs, soit le groupe étudiant VIA Agro-Écologie, qui m’ont invité.

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VIA Agro-Écologie « fait la promotion et la sensibilisation des alternatives agro-écologiques, pour un environnement sain dans l’optique du développement durable. Plusieurs conférences sont organisées chaque année sous cette trame de fond. On y trouve une bibliothèque détenant des livres sur l’agriculture et le maraîchage biologique, la traction animale, les énergies vertes, la gestion des matières résiduelles, les plantes médicinales, l’agriculture urbaine (et beaucoup d’autres sujets!) pouvant être consultés et empruntés par tous les étudiants de la FSAA. VIA tient aussi un jardin écologique et communautaire situé tout près du Jardin Roger Van den Hende. Une parcelle peut y être louée à coût modique! Informez-vous auprès de la personne responsable.  » source: http://www.agetaac.ulaval.ca/clubs-et-comites/via-agro-ecologie/

Les prunes, ces vilaines xénophobes

Quoi? Xénophobes vous dites! Et puis quoi encore. Pourquoi dire que les prunes sont xénophobes?

C’est que les prunes, elles ne se laissent pas polliniser par n’importe qui. Elles n’acceptent que le pollen de certaines prunes et pas d’autres.
Être xénophobe, c’est être hostile à l’étranger.
En fait, c’est une blague pour exprimer que chez les pruniers, il existe plusieurs variétés, voire famille, et que celles-ci ne sont souvent pas compatibles en matière de pollinisation. Quand on se penche sur la question, c’est pas simple et c’est une question de chromosomes.

Le prunier Japonais – prunus salicina – source Wikipédia

Oui, certaines variété sont autofertiles, mais ça demeure une aberration de la nature et elles produiront beaucoup plus si vous leur plantez un/une amie de variété semblable.

De ces grandes familles de prunes, les deux les plus connues sont sans doutes les prunes Européennes (prunus communis) et les prunes Japonaises (prunus salicina). Il y a aussi les prunes-cerises, mais celles-ci sont des hybrides de prunes des sables (prunus besseyi) croisées avec autre chose, souvent des prunes. Celles-ci se pollinisent entre elles, mais n’acceptent pas le pollen des prunes européennes ou japonaises.

Il y a aussi les cerises, prunus avium, qui n’accepteront le pollen que de leurs compatriotes et les abricots, les prunus armeniaca, pour qui c’est la même chose.
Je parle de ça pour imager un peu ce qui se passe quand vient le temps d’expliquer comment faire pour que les pruniers produisent.

C’est que plusieurs variétés de pruniers rustiques (je parle de résistant à -40’C) sont souvent des hybrides; des croisements entre variétés qui incluent parfois des gènes d’abricots, de prunes européennes, de prunes asiatiques et de cerises même.

Jusque là, on s’en fout un peu! En quoi ça nous regarde? Au final, on veut un bon fruit et son bagage génétique, ça nous importe peu. Toutefois, le problème, c’est qu’en terme de chromosomes; celui-ci est souvent cumulatif lors de l’hybridation. Si bien que celui-ci s’en retrouve augmenté et qu’il n’est plus compatible avec ses semblables. C’est ce qui explique (de façon très basique) pourquoi les hybrides ne se reproduise souvent pas et par le fait même ne produisent pas grands fruits.

Le prunier noir ou prunier canadien. Un excellent pollinisateur. Source, http://www.quebec-horticole.ca/images/arbre/prunus-nigra2.jpg

Par compte, il existe une solution: l’utilisation de prunier sauvage comme pollinisateur! Pourquoi? Parce que ceux-ci ont des gènes purs (ou plus simples) qui se croiseront avec tous les hybrides, même si les hybrides ne les croiseront pas en retour. Et de toute façon, on n’y tient pas tant que ça, puisque les prunes sauvages ne donnent souvent que de petits fruits astringents ou amers.

Par exemple, on peut planter un prunier noir (nigra) ou un americain (american), ou encore un prunelier (spinosa) ou un myrobolan ou même un prunier des dunes (maritima) ou enfin un prunier des sables (besseyi). Dans tous les cas, ceux-ci polliniseront tous les pruniers, presque sans exception.  Je dis presque, parce que dans le cas des prunus Tomentosa (ragouminier), celui-ci est plus près des cerises que des prunes et il faut donc un autre tomentosa pour le polliniser.

Enfin, même chose donc pour les cerisiers nains des prairies de la série Romance. Plantez-en deux, et n’essayez pas d’autres variétés de cerises pour les polliniser, ils ne seront pas compatibles avec eux.

La série Romance – des hybrides de plusieurs variétés de cerises qui ne se polliniseront qu’entres elles. Source UofSask

La seule exception (car il y en a toujours une) c’est avec les pêches (prunus persica) qui sont presques tous autofertiles… Sauf que ceux-ci ne sont pas très rustique au delà de la zone 5, donc au nord de Montréal (au Canada en tout cas).

 

Je termine avec quelques liens pour aider dans vos lectures, au cas ou vous désiriez tenter d’en savoir un peu plus:

  • Un document publié par le gouvernement de l’Ontario sur les prunes Européennes et Japonaises avec les bases de la pollinisation.

http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/facts/07-040.htm

  • Un article de Rick Sawatzky intitulé Plums for the prairies de l’Université de Saskatchewan (en anglais), qui explique très bien les nuances entre les espèces et variété de prunes ainsi que leurs affinités.

http://www.fruit.usask.ca/articles/plums.pdf

  • Lien avec un chapitre sur la pollinisation des prunes de l’Université de Californie (en anglais):

http://ucanr.edu/sites/fruitreport/Pollination/

On y apprend entre autre une technique très intéressante qui est de greffer une branche de pollinisateur au centre de l’arbre et de la laisser pousser en hauteur, à la façon de parasol, afin que le pollen tombe sur les autres branches.

  • Un article plus pointu ici sur les chromosomes chez les prunus. Voir la page 726.

http://www.academicjournals.org/article/article1380706614_Das%2520et%2520al.pdf

Bonne lecture! 🙂

PS: Désolé, mes références sont presque toutes en anglais. Si quelqu’un a des choses en français à me proposer, je les ajouterai volontiers.

La taille et le sécateur – la bonne technique et le bon outil

Les journées réchauffent et si dans certains cas, la neige est déjà fondue (au sud dans le coin de Montréal), à Québec ce n’est pas encore le cas.
Par contre, en mars, c’est les sucres et déjà la sève commence à monter.
C’est aussi la saison de la taille des arbres fruitiers. Dès que les premières journées plus chaudes se pointent, on peut enfin en profiter pour mettre le nez dehors et préparer ses arbres pour la prochaine saison à venir.

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Les journées réchauffent et ça sera bientôt le temps de tailler ses fruitiers à pépins!

La taille:

Pour ce qui est de la taille, il y a plusieurs écoles de pensées. Tout comme il y a plusieurs formes que l’on peut donner à son arbre. La pyramide, le gobelet, en fuseau, à tige centrale, en espalier.
En gros, on veut des branches dont l’angle est le plus près possible de 90 degré par rapport au tronc principal afin d’encourager la fructification.
Sans entrer dans les détails, je vous recommande ce site pour les bases:
http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/facts/00-006.htm

Et je vous recommande également quelques vidéos pour ceux qui, comme moi, sont peut-être plus de type visuel. Ils sont en anglais pour certains, mais démontrent bien les branches qu’il faut conserver afin d’encourager la fructification.

Les vidéos:

 

Les outils – le sécateur:

Je suis tombé sur un site vraiment, mais vraiment génial qui traite de façon très détaillée des sécateurs. J’étais ravi d’enfin savoir comment entretenir mes outils, mais aussi désolé d’apprendre que mon nouveau sécateur était un mauvais outil. C’est que je me suis acheté un sécateur à enclume, en me disant que ça devait être un meilleur outil, étant donné qu’il avait l’air plus solide. C’était sans me douter q’un sécateur à enclume ÉCRASE la branche et ne fait pas une coupe nette. J’avais remarqué que l’outil en question brisait toujours un peu la branche. Et bien, c’est normal, puisqu’il n’y a qu’une lame d’un côté.

Sécateur à enclume = mal 😦

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Sécateur à enclume. Une seule lame et de l’autre côté l’enclume qui écrase la branche. Source de l’image: http://blog.hortik.com/wp-content/uploads/2012/11/secateur-enclume.jpg

Je vais donc devoir refaire du shopping et m’en acheter un nouveau. Celui que j’ai n’est bon que pour du ménage de sous-bois, pas pour les fruitiers.

Et en attendant, voici donc la super page dont j’avais parlé plus tôt: http://mapassionduverger.fr/taille-et-forme-fruitiere/laffutage-et-lentretien-du-secateur/

Elle provient du site « ma passion du verger » de Serge HAEHNEL, en Lorraine (France). Un site rempli d’information intéressante, mais pour un climat un peu plus clément.

Bon jardinage! 🙂

 

petit glossaire du semeur, calendrier des semences et compostage domestique

C’est la saison des semences! 🙂 Les journées rallongent et c’est aussi le temps de reprendre la fertilisation de ses plantes d’intérieur qu’on avait laissé en punition tout l’hiver.

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Mes tomates cerises pour le balcon. Je les décolle en février et en général, je récolte dès la St-Jean.

J’ai déjà quelques tomates et poivrons germés – et c’est sans parler de mes semis de poiriers et de pommiers expérimentaux. Bientôt, s’y ajoutera des herbes et aromates pour le balcon et enfin mes greffes de courges, jusqu’à ne plus avoir de fenêtres disponibles. C’est ma petite tradition à moi et ça m’aide à passer les rudes journées froides de l’hiver.

Je me permets ici de partager deux sites d’intérêt.

Le premier, c’est le site du populaire chroniqueur horticole Larry Hodgson, le jardinier paresseux. Son site regorge d’idée, de trucs et de conseils. Et je vous partage ici un de ses derniers articles de saison: le petit glossaire du semeur et calendrier des semences (http://jardinierparesseux.com/2015/04/14/petit-glossaire-du-semeur-neophyte/)

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Quelques uns de mes semis. En avant plan, un semis d’une poire Kieffer.

En second lieu, je vous partage le Calendrier des semences pour la ville de Québec (de Craque-bitume):
http://www.craquebitume.org/agriculture-urbaine/trucs-et-conseils-pratiques/calendrier

CraqueBitume

Le collectif CraqueBitume de Québec. Source: http://www.craquebitume.org

CraqueBitume est un collectif de Québec dont la mission est de « Développer et promouvoir des actions écoresponsables favorisant l’engagement citoyen et l’adoption d’un mode de vie durable. « 

Les trois valeurs qui y sont misent de l’avant:

  • Le respect des êtres vivants et de leur environnement par des rapports harmonieux et la reconnaissance de l’autre;
  • L’autogestion par la recherche du consensus, de la transparence, des rapports égalitaires, de l’écoute et d’un mode de fonctionnement décentralisé;
  • L’innovation par la créativité, l’expérimentation et l’ouverture aux nouvelles idées tout en valorisant les savoirs traditionnels.

C’est d’ailleurs grâce à Craquebitume que je composte à Québec depuis plus de six ans. La Ville n’a toujours pas mis en place de système de compostage municipal et ce, malgré des projets pilotes dont on entend plus du tout parler. Mais bon, pourquoi jeter le blâme sur autrui, alors qu’on peut prendre l’initiative et composter quand même. OK, j’avoue que dans mon cas, c’est pas évident. En condo et sans terrain extérieur, il faut beaucoup de détermination mais c’est faisable.

Le lien à propos du compostage urbain: http://www.craquebitume.org/compostage-urbain

Super document qu’ils ont créé sur les bases du compostage domestique: http://www.craquebitume.org/wp-content/uploads/2013/06/compostagedomestique.pdf

C’est donc une initiative citoyenne que je salue et que je vous invite à découvrir. Et si vous n’habitez pas à Québec et que ce genre de collectif n’existe pas chez vous, pourquoi pas en créer un? 🙂

Bon jardinage!