nouvelles de mai

Ça y est, la température commence enfin à être un peu plus décente.
C’est l’heure de mes dernier semis avant la mise en terre début juin. Au Saguenay, les gels du printemps sont monnaie courante, la première pleine lune de juin nous joue souvent des tours, la vlimeuse!

C’est aussi la saison des greffes de courges. J’ai été malchanceux les deux dernières années avec greffes. Entre les attaques de chevreuils et de limaces ou encore le fumier trop frais, disons que j’ai un peu abusé des occasions d’apprentissage et j’espère bien avoir fait le tour. Néanmoins, je n’abandonne pas et cette année, je privilégierai la greffe par approche.

Mes semis de cantaloup, melon et courge en bas (mon hybride Hubbard x Grey ghost) que j’utilise en porte-greffe.

Surtout, la saison de la greffe bat son plein! De Montréal à Petit-Saguenay, c’est en plein de temps de faire du greffage. Je suis allé greffer une variété de prune sur un prunier isolé d’un ami cette semaine et pars tout à l’heure refaire la même chose pour un pommier à Baie-St-Paul. D’ici là, mon bois à moi dort sagement au frigo. Car ma semaine de greffage intensive, ça sera la semaine des Patriotes. Je garde à cet effet une semaine complète en tête à tête avec mon verger.

En train de greffer un prunier cette semaine. Photo par Louis Carrier.

D’ici là, je vous partage quelques photos de mes semis d’intérieur, qui m’aident à patienter jusqu’à ce que je m’amuse « pour vrai ».

Les reconnaissez-vous? Des pommiers, poiriers et un pêcher.

À gauche, mon semis de Chum Opata x Convoy et à droite, un pommier.

Mes semis de mirabelle.

Des semis de myrobolans. Ça pousse vite, ça!

Quelques semis de Tomentosa, avec au fond, un poirier Regelii

Mes semis de fraisier Cabot X. C’est fou comme ça pousse vite!

Et… j’allais oublier!

Bonne fête des mères! 🙂

 

Faire pousser son jardin intérieur de verdure comestible

D’ici l’arrivée de l’été, c’est toujours agréable de se faire pousser quelques primeurs, c’est à dire de la verdure et des légumes un peu plus tôt que prévu en jardin.
À cet effet, je n’ai pas résisté à l’envie de me planter quelques graines de verdure à l’intérieur, histoire de profiter d’un peu de croquant avant les récoltes du début d’été.

Mon cœur de chou, environ une semaine après sa plantation le 14 avril dernier.

Mes semis et cœur de chou. En haut, du gombo, au centre mon chou déjà repoussé. En bas et à droite, des semis de Kale et de choux à feuillage.

Et pour y arriver, rien de mieux que les membres de la famille des choux: les brassicaceae (https://fr.wikipedia.org/wiki/Brassicaceae) ! Cette vaste famille de plantes comprend les choux, brocolis, radis, navets et choux-fleurs, mais aussi les moins connus légumes à feuillages tels que les bok choy, choux chinois, kale et cie!

Quelques graines de Kale Red russian, de bette à carde et voilà! J’avais déjà une petite réserve à venir de feuillage vert vitaminé dans laquelle je pourrais piger tout le printemps, sans avoir à me soucier des insectes et des vers à choux!

J’en ai profité pour recycler un cœur de choux qui voulait vivre! J’avais un vieux chou au frigo et qui avait commencé à faire des racines. Je l’ai dépouillé de ses feuilles et ne lui ai laissé que sa tête ou presque. Une fois replanté, il a aussitôt repris vie. Bien qu’il essaiera immanquablement de fleurir, d’ici là, je peux déjà récolter un plant de chou frais gratuit qui a repoussé en à peine un mois, alors que je m’apprêtais à le jeter de toute façon.

Mon chou ressuscité: prêt à manger après un mois et demi; à récolter avant qu’il ne prenne toute la place de mon « potager » d’intérieur et surtout, qu’il ne monte en fleur.

Cette idée m’a inspiré à essayer de trouver un article intéressant sur le sujet. L’Internet regorge de liste de légumes à repousser soi-disant facilement à la maison. Toutefois, d’expérience, ce n’est pas toujours le cas et ce n’est pas toujours aussi facile qu’on le dit. Plusieurs articles vantent la plantation du gingembre par exemple, ou du poireau ou encore du fenouil avec lesquels je n’ai jamais eu bien du succès. C’est donc dire que ce n’est pas si facile qu’on le dit.

Par contre, le céleri vaut la peine d’essayer. Voire mon autre billet sur le sujet ici: https://poirespetitsag.wordpress.com/2015/09/20/des-nouvelles-du-verger-2/

J’ai trouvé un article intéressant, inspiré du livre de Bernard Lavallée – que je n’ai pas lu – mais dont la liste de légumes qu’on peut faire pousser à la maison parait plutôt réaliste et que je vous recommande (l’article du moins):

Article du Huffingtonpost: « Faire pousser soi-même des légumes… dans sa cuisine! inspiré du livre de Bernard Lavallée http://quebec.huffingtonpost.ca/2015/03/24/legumes-cuisine-jardinage_n_6932710.html

PS: À noter que faire repousser les têtes de légumes racines fonctionne assez facilement. Par contre, le plant qui en résultera essaiera quasiment toujours de « monter en fleur ». C’est bien parfait si on veut en récolter les graines, ou encore si on veut en consommer le feuillage et/ou les fleurs. Il ne faut pas s’attendre à une nouvelle production de ladite racine, voilà tout.

Sol vivant et permaculture – la radis d’hiver (daikon) et l’importance d’un bon couvre-sol

Je suis tombé par hasard sur des graines de radis d’hiver/japonais, ou de daikon (Raphanus sativus var. longipinnatus), dans une grande surface, que je me suis empressé d’acheter.

Radis japonais ou daikon (source: https://i.ytimg.com/vi/nveaDBNbSrQ/maxresdefault.jpg)

C’est qu’au fil de mes expériences de cultures et de défrichage sur mon terrain sec et montagneux, j’ai réalisé que celui-ci ne comportait qu’une très fine couverture de matière organique de surface.

Et malheureusement, lors de ma première expérience de dessouchage et de grattage de racines, presque tout avait été enlevé. On apprend à la dure! C’est là que j’ai appris que le sol est vivant et une plante a besoin de matière organique. Planter un fruitier dans du sable et des roches, il ne fera rien. Survivre tout au plus.

Dans mon cas, j’ai donc du reconstruire la matière organique avec l’aide des couvres-sols. Et c’est possible!

Après avoir expérimenté les bienfaits du trèfle, j’avais lu quelques articles et regardé quelques vidéos sur l’ivraie (ray grass), sur l’avoine, la luzerne et le seigle, ainsi que sur le Daikon, dont j’avais déjà pu lire et constater les bienfaits en utilisation comme couvre-sol. Le radis d’hiver possède une longue racine profonde qui peut « creuser » jusqu’à trois pieds (91 cm) de profondeur. Et n’étant pas vivace, la plante meurt au printemps et se décompose doucement jusqu’en été tout en laissant un trou, qui aère le sol. Dans le cas de cette plante, le processus de décomposition peut paraitre un peu long pour de la culture maraîchère, mais peut-être idéal pour un fruitier, ce que j’ai bien l’intention d’essayer.

D’autant plus que le radis en question est comestible, alors rien n’empêche d’en récolter et manger quelques uns!

D’ici là, voici quelques liens intéressants sur ce sujet:

http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/facts/cover_crops01/cover.htm

http://articles.extension.org/pages/64400/radishes-a-new-cover-crop-for-organic-farming-systems

http://dirtsecrets.com/2015/03/daikon/

Et quelques vidéos (en anglais):

La diversité dans le potager et culture de légumes inusités

Ça y est, j’ai craqué.

Je m’étais pourtant dit que j’attendrais un peu, d’autant plus qu’il y a la Fête des semences et de l’agriculture urbaine de Québec qui s’en vient…à l’Université Laval de Québec. J’y assisterai début mars, car j’y animerai un atelier sur la greffe pour débutants (heure et jour à confirmer).

Tant pis, j’ai tout de même craqué, j’ai passé une commande de graines.

Ça a commencé avec une petite lecture anodine de blogues sur la permaculture. De fil en aiguille, je tombe sur un article (que je ne retrouve plus) vantant les mérites du Cyclantera pedata, ou achocha/concombre du Pérou. Dans l’article en question, la personne avait eu une très bonne récolte d’achocha, alors que ses concombres n’avaient rien produit à cause d’une sécheresse en août. La personne clamait haut et fort que le concombre du Pérou était depuis un incontournable de son potager.

Hummm. Prometteur! Il y a souvent des sécheresses en août à mon terrain.

L’Achocha est une grimpante – qu’il faut palisser – qui produit à partir de 90 jours de petits concombres qui se consomment avant maturité, sinon farcis.

source: Alsagarden.com

Le cyclanthère ou Achocha source: Alsagarden.com

Voir l’article ici du site Alsace Garden: http://www.alsagarden.com/blog/cyclanthera-pedata-une-curiosite-pour-votre-potager/

Il ne m’en fallait pas plus pour piquer ma curiosité.

Et hop! Une visite rapide à mon pusher de semences préféré, Semences Solana (https://solanaseeds.netfirms.com/accueil.html)

Et sur quoi, je tombe… des graines d’achocha! 🙂

Puis, tant qu’à y être. J’explore un peu et me laisse tenter par quelques légumes supplémentaires. Les prix sont abordables et je n’ai pas l’impression de me faire arnaquer.

  • De l’Okra variété Clemson Spineless (hâtive et sans épines)
  • De l’Aubergine Slim Jim (hâtive, résistant à la sécheresse et aux fruits plus petits allongés) – ma dernière tentative de culture d’aubergine géante a été un échec retentissant. J’ai fait pousser de beaux plants qui n’ont fait que du feuillage.
  • Du Kale Red Russian (50 jours, relativement hâtif) – de la belle verdure! 😉
  • Des courges Delicata – des super courges d’hiver qui se mangent à toutes les sauces, mes préférées.
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Une belle présentation et une commande soignée chez Semences Solona de Repentigny, au Québec.

En résumé, de belles cultures prévues et espérons le, des récoltes qui le seront tout autant.

Je termine avec quelques liens:

  • D’abord un lien sur les différentes fêtes des semences du Québec, tiré du site semences du patrimoine:

http://www.semences.ca/evenements?prov=QC

  • Aussi, un lien du Ministère de l’agriculture de l’Ontario sur les légumes spéciaux:

http://www.omafra.gov.on.ca/CropOp/fr/spec_veg/index.html

  • Enfin, un lien de shopping, celui-là avec une liste de différents catalogues de semenciers disponibles, tirée du site du Jardinier paresseux, M. Hodgson en personne:

Catalogue des semences: jardinierparesseux.com/catalogues/

(https://jardinierparesseux.com/catalogues/)

L'Okra ou Gumbo - variété Clemson sans épines. Un fruit méconnu qu'il faut apprêter de la bonne façon.

L’Okra variété Clemson sans épines.

Source: http://renaissancefarms.org/healingharvest/wp-content/uploads/sites/5/2015/08/clemson-spineless-Okra.jpg


L’Okra est de la famille des Hibiscus – Hibiscus esculentus – d’où la ressemblance de ses fleurs avec les variétés ornementales. Source: Wikipédia.org

 

Bonne année 2017 – le partage en cadeau!

confetti-background-free-vector-139Bonne année 2017!

Je vous souhaite du succès dans vos expériences jardinage, des récoltes abondantes, du plaisir et de la sérénité dans vos projets.
Et surtout, je vous souhaite de tisser des liens forts avec votre famille, vos amis et votre communauté!

Un petit mot sur le partage, puisque c’est la raison d’être de mon blogue. Dans mon cas, même s’il s’agit d’un partage de connaissance, et que j’essaie de faire sauver du temps et de faire profiter aux autres des bons coups et expériences réussies, le partage, c’est le plaisir de donner. Donner sans attendre quelque chose en retour, d’abord. Avec néanmoins cette possibilité, cette surprise du peut-être, d’un éventuel retour de l’autre. Et pour l’avoir pratiqué depuis un petit moment, c’est vraiment gratifiant et satisfaisant.

C’est surtout particulièrement agréable, puisque le parallèle est là, c’est comme de semer une graine. Parfois, rien ne se produit, la plante meurt (sécheresse, maladie, insectes, autres aléas météo). Alors que le plus souvent, c’est l’inverse qui se produit; d’une simple graine surgit une plante parfois immense, et dont la récolte sera généreuse et abondante. Comme quoi les plantes, c’est un peu comme nos relations, il faut les entretenir et souvent, elles nous le rendent au centuple! Mais si on plante une graine dans la forêt dense et qu’on ne s’en occupe pas…

Enfin, au delà de cet élan philosophe de début d’année, je tenais à partager cet état d’être que je trouve tout à fait grisant (et que j’espère, pourra en inspirer d’autres). Le partage, c’est le fun! Depuis le début de mon aventure sur ce blogue, j’ai pu rencontrer plein de gens de divers milieux, des amateurs comme de passionnés. Et ces rencontres ont toujours été très nourrissantes. Merci de me lire!
Alors pour terminer, j’en profite pour partager cette ressource vraiment bien, découverte récemment au hasard de mes explorations sur les réseaux sociaux.

Le site s’appelle Le jardin comestible et en voici une capture d’écran:

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Capture d’écran du site Le Jardin Comestible. Une mine d’or d’information sur la permaculture. http://jardincomestible.fr/

À propos du site:

«  Le Jardin Comestible est un site d’information sur des thèmes qui me sont chers comme la permaculture, l’agro-écologie et la sobriété heureuse. C’est aussi le nom d’une toute nouvelle pépinière de plantes vivaces, utiles et souvent comestibles située dans le Rhône, à côté de Lyon. » (http://jardincomestible.fr/)

Pour en savoir plus: http://jardincomestible.fr/a-propos/

Conférence le 9 novembre prochain sur l’Art de la greffe dans un contexte de verger rustique

Petite invitation à une conférence que je donnerai sur mes expériences avec l’art de la greffe dans un contexte de verger en permaculture au Saguenay zone 3.

Le tout s’est décidé un peu sur le tard, mais si ça vous tente, c’est le mercredi 9 novembre prochain à 17h30, au pavillon Paul Comtois Local 3111 et… c’est gratuit!

J’encouragerai toutefois une contribution volontaire aux organisateurs, soit le groupe étudiant VIA Agro-Écologie, qui m’ont invité.

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VIA Agro-Écologie « fait la promotion et la sensibilisation des alternatives agro-écologiques, pour un environnement sain dans l’optique du développement durable. Plusieurs conférences sont organisées chaque année sous cette trame de fond. On y trouve une bibliothèque détenant des livres sur l’agriculture et le maraîchage biologique, la traction animale, les énergies vertes, la gestion des matières résiduelles, les plantes médicinales, l’agriculture urbaine (et beaucoup d’autres sujets!) pouvant être consultés et empruntés par tous les étudiants de la FSAA. VIA tient aussi un jardin écologique et communautaire situé tout près du Jardin Roger Van den Hende. Une parcelle peut y être louée à coût modique! Informez-vous auprès de la personne responsable.  » source: http://www.agetaac.ulaval.ca/clubs-et-comites/via-agro-ecologie/

Le temps fort des récoltes et des marchés publics

C’est la saison des récoltes! Je suis passé à mon terrain la fin de semaine dernière et suis revenu avec des caisses de tomates, courges, patates, haricots et quelques fruits de chez mon père, mes arbres n’étant pas encore assez gros pour produire.

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Les récoltes 2016: courges zucchini, spaghetti, butternut et hybrides inattendus.

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Récoltes 2016

En plus, j’ai mis la main sur quelques kiwis pas encore murs (mes kolomiktas). Cette année, je voulais les cueillir avant maturité et les laisser finir de mûrir à l’intérieur, car j’avais lu que ça fonctionnait bien.

Et bien, réussite! C’est effectivement ce qu’il faut faire. C’est donc dire que mes kiwis sont donc assez rustiques et mûrissent suffisamment pour être cultivés au Saguenay! Succès! 🙂 Je les avais complètement négligés cette année (aucune taille) et ceux-ci n’ont donc presque rien produit. Toutefois, ce revirement positif est tout ce qu’il me fallait pour me redonner espoir. Je retournerai faire mes devoirs en termes de lecture pour revoir les techniques de taille et espérer une belle production en septembre 2017.

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Une baie de kiwi poussée à Petit-Saguenay! 🙂 Le secret, on le récolte encore ferme et on le laisse finir de mûrir à l’intérieur. Il est prêt lorsqu’il ramollit légèrement. Variété: Actinidia Kolomikta X

Et malgré tout ça, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller faire une saucette au marché public du Vieux-Port, à deux pas de chez nous. C’est le temps de l’année ou l’on peut profiter des récoltes des autres, aux marchés publics locaux; des produits frais cultivés près de chez nous  qui demandent moins d’essence pour le transport, donc on laisse une meilleure empreinte écologique. Et surtout, enfin la chance d’avoir des produits différents de ce qui est vendu le reste de l’année à l’épicerie. Ça, c’est précieux!
Pas plus tard qu’hier, j’ai justement mis la main sur du melon d’eau (variété inconnue), des poires locales sans nom, ainsi que sur des pommes Duchesse et des Zestar!® 🙂 Miam!

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Un melon d’eau cultivé à Québec de variété inconnue. Devinez qui a ramassé des graines?

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Une nouvelle pomme à découvrir, Zestar!® de l’Université du Minnesota

Zestar!® a été développée par l’Université du Minnesota, mieux connue pour ses variétés Honeycrisp, Haralson et Sweet 16. Zestar!® a été introduite en 1999 et est le fruit d’un croisement entre State Fair et MN 1691. State Fair est une pomme hâtive, un peu plus « surette », ce qui a certainement joué un rôle dans le gout de Zestar!®; juteux et croquant d’un sucré amer très bien balancé. D’où son nom de « Zest- star » 😉 Lorsque j’ai mangé ma première pomme, je n’ai pas pu m’empêcher d’en prendre une deuxième.

À propos de la pomme Zestar!® – http://mnhardy.umn.edu/varieties/fruit/apples/zestar

J’en profite pour partager un épisode de l’émission l’Épicerie qui vous parle de la vie/réalité de ces petits producteurs de nos marchés publics.

Bonnes découvertes!

2016-09-07_19_30_00_epi_0715_01_01http://ici.radio-canada.ca/tele/l-epicerie/2015-2016/segments/reportage/8584/marches-publics-producteurs