Une bonne vieille presse à jus

En attendant le printemps, quoi de mieux que de s’amuser à faire un peu de cidre avec les pommes de fin de saison.

Je me suis un peu – probablement – laissé influencé par ma visite au Mondial des cidres de la fin de semaine dernière, à Montréal. Merci encore à la cidrerie le Somnambule pour les billets!

J’avais prévu me bricoler une presse à jus, mais faute de temps, je craque et m’achète un modèle fait d’avance. Il est justement en spécial sur Amazon.ca 170$ livraison incluse.

Le bon vieux modèle classique de 18 litres (4,75 gallons)

source Amazon: presse EJWOX 17 litres (4,75 gallons) en solde à 170$ livraison incluse

https://www.amazon.ca/Fruit-Gallon-Basket-Berries-Making/dp/B0777VKQPK/ref=pd_sbs_79_8?_encoding=UTF8&pd_rd_i=B0777V1JNB&pd_rd_r=4f35ef7c-428c-11e9-870e-afb0e07225f8&pd_rd_w=M4FgZ&pd_rd_wg=mDahB&pf_rd_p=5dcda75b-8643-4da3-9bb1-5c0233790500&pf_rd_r=H8NW0QE2YSTYAWRM0VVG&refRID=H8NW0QE2YSTYAWRM0VVG&th=1

Tout ça, c’est en attendant mon projet d’achat une coche au-dessus, soit une presse hydraulique du type modèle EJWOX (copie chinoise des classiques Spiedel) : Hydropress Fruit Grape Apple Wine Press 10.5 Gallons (qui fonctionne en branche l’eau du robinet), donc sans effort! 🙂

Pour comparaison: https://www.elnova.ca/fr/equipement/presses/presse-ballon/504-hp40.html

J’en profite pour partager une source québécoise intéressante de matériel professionnel de vinification, située à Rougement:

https://www.elnova.ca/fr

Bon magasinage! 🙂

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Récoltes 2018

Ça y est! Le mois d’août est déjà dernière nous. Les récoltes vont bon train, même si tout n’est pas encore terminé. Les pommiers et les poiriers tardent à produire, mais au moins les petits fruits, eux, sont généreux.
Je vous partage quelques photos des récoltes à ce jour.

href= »https://poirespetitsag.files.wordpress.com/2018/09/img_5707.jpg »> Ma cueillette annuelle de cerises à grappe (prunus virginiana) pour mon vin de cerise[/c

Encore une autre récolte généreuse de petits fruits, cette fois les cassis:

La taille des vignes (en Docteur Guyot), avant et après avec filet anti brouteurs et voleurs. Je suis agréablement surpris par la production de mes Radisson et Frontenac gris (voir photo 2 et 3). Wow!

Avant la taille (conduite en Docteur Guyot simple)

Après la taille – les radisson et frontenac produisent vraiment beaucoup, je suis impressionné.

Mes pommes Norland:

Mon nouvel arbre de Norland greffé sur pommetier donne de superbes pommes. Étrangement, les fruits issus de cet arbre ne sont pas striés comme ceux du vieil arbre de mon père (à gauche sur la photo). C’est pourtant un clone! Quand on dit que le porte-greffe a tout de même une influence…

J’ai aussi une belle récolte de Chum Sapa à venir (pruniers hybrides bessyei x domestique). Sapa et Opata semblent très heureux ensemble, je n’ai jamais eu une pareille quantité de chum sur mes buissons. La pollinisation entre ces deux variété est donc très efficace.

Mon pommier september ruby:

Vitis Baltica à l’essai:

Première cueillette de raisins Baltica. Même sans aucune taille, les quelques raisins produits on pu me confirmer un excellent potentiel gustatif. On le dit plutôt productif, je pourrai tester davantage. Prêt fin août au Saguenay, même avant le Somerset. Je suis impressionné!

J’ai aussi réussi à faire tout de même quelques greffes à œil dormant, étant donné que ça demeure une des meilleures greffes pour assurer le succès de reprise au printemps. Cette année, mon objectif était surtout de me créer une banque de doublons de mes variétés plus rare, afin d’éviter de perdre mes spécimens au cas où il arriverait un pépin.

Greffe d’un œil dormant de pêcher poussé à partir du compost et qui a survécu à un hiver. Le porte-greffe est un chum Convoy.

Bonnes récoltes! 🙂

Poire Ure, Pomme William’s pride et Ours

Pas facile de cultiver en forêt nordique!

Ma mère a toujours dit: « récolter des fruits par ici, ça tient du miracle. Quand on réussit à faire survivre un arbre au froid, à la sécheresse et aux maladies, après, faut encore qu’il résiste aux insectes, rongeurs et animaux plus gros. Quand c’est pas rendu qu’à la récolte, on se fait voler nos fruits par les porcs-épics, oiseaux,, écureuils ou encore… les ours. »
C’est plein de sagesse, parce que c’est vrai. La fin de semaine dernière, j’était même à mon terrain, sur place. Je venais tout juste de cueillir ma première William’s pride, qui était enfin prête. On la disait partout une pomme d’été, prête en août. Et bien à Petit-Saguenay, c’est à la mi-septembre, soit effectivement deux semaines après la saison des Norland.
En plus j’avais bien protégé mes pommes contre les oiseaux ou chevreuils avec un filet, ce qui fonctionne très bien.

J’ai donc cueilli une première pomme que j’ai amené chez mes parents qui habitent en face afin de la déguster au souper. Miam et quelle couleur! J’imagine que le fait de l’avoir greffé sur un pommetier pourpre a intensifié les teintes rouges à l’intérieur. Sinon, un bon goût sucré, tannin et un peu acidulé vraiment chouette. Miam! J’avais hâte de cueillir les autres pommes.

William’s pride (la fierté de William) – un pomme hâtive, mi-septembre au Saguenay, dont la peau est d’une belle couleur rouge-pourpre foncé et dont la chair se teinte également de rouge à l’intérieur. On voit, par la coloration des pépins, que la pomme est bien mûre.

Par contre, on était en plein souper quand ma mère (ou mon père) ont remarqué qu’un gros ours rodait près du poulailler. Le simple fait de sortir sur la galerie l’a fait fuir et quelqu’un l’a même poursuivi jusqu’à l’orée de la forêt, piqures de guêpe en bonus.

J’ai quand même pris le temps de finir mon souper, en me disant qu’il valait mieux récolter mes pommes, avant que l’ours ne revienne.

Au retour au chalet, un autre ours, plus petit, était en train d’émonder gaiement le pommetier en cassant les branches du haut pour manger les pommettes au sol. Vite! On le chasse, lui aussi, avant de se rendre compte qu’il avait déjà plumé mes précieuses greffes et donc toutes les grosses pommes sur autre pommetier. Même les Honeycrisp y sont passées, malgré qu’elles n’étaient pas encore mûres, mais pas du tout. Ça ne devait pas gouter très bon, mais apparemment, l’ours, il est pas difficile.

NOTE: En passant, le William’s pride est limite rustique, j’ai réussis à le faire fructifier, mais greffé en tête d’arbre seulement.

Au moins, jaurai pas tout perdu. Ma consolation, c’est que j’en aurai goûté au moins une et qu’il n’est pas parti avec la branche greffée.

Sauf que ça remet en perspective.

J’ai lu quelque part qu’un fil électrique, comme pour les vaches, ça fonctionne bien.

En tout cas, c’est pas simple de produire des fruits dans le bois.

Sinon, sur une note plus joyeuse, j’ai enfin trouvé des poires Ure au marché public de Québec! C’est la ferme François Bélanger, de l’Ange-Gardien (coin de la côte de Beaupré) qui les produit. J’étais super content. Enfin! Depuis le temps que j’en cherchais.

Les poires Ure, de petits fruits, sucrés et un peu acide, avec presqu’un goût de miel! La pelure est un peu dure, mais c’est tant mieux pour le transport de toute façon. Très peu de cellules pierreuses en plus.

Du bonbon!

Les fruits sont petits, mais on leur pardonne tellement ils sont bons. Miam! Que du bon, pas de cellule pierreuses, une bonne balance de sucré/amer, pas âpre du tout. J’adore! Ça me donne encore plus hâte que mon arbre produise. Peut-être l’an prochain?

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Ure – Du bonbon! 17 brix au réfractomètre, une bonne balance de sucré et acide, pas ou peu d’arrière goût âpre. Ferait probablement un très bon poiré, j’ai hâte d’essayer ça… un de ces jours.

Et sinon, j’ai récolté mes kiwis. J’ai finalement la preuve que le kiwi Kolomikta est cultivable au Saguenay. C’est surtout, donc, une question de taille et de les protéger avec la neige. J’avais récolté une poignée de fruits début septembre et après quelques jours, ceux-ci s’étaient attendris, donc ils étaient prêt à manger. Rendu à la mi-septembre, certains fruits étaient déjà trop mûrs. J’ai donc tout récolté et mis au frigo. On les sort à mesure qu’on veut les manger en les laissant température pièce. Ils sont prêt quand ils ont ramolli.

Mes kiwis kolomikta tardifs. La taille a bien fonctionné, j’ai enfin une récolte.

Peut-être pas faramineux, mais pour quatre buisson, c’est pas si mal. J’en aurais eu davantage si je n’avais pas fait de l’échantillonnage depuis le début août. Et… ça goûte pareil à des kiwi du magasin.

Autre coup de cœur cette année, les achochas. Comme on dit, ça produit tempête! J’ai vécu la même situation que la blogueuse que j’avais lu l’hiver dernier. Été sec, concombres qui n’ont rien produit alors que mes deux plants d’achochas ont produit une quantité impressionnante de petits concombres.

Seul défaut, ce n’est pas juteux. Ça goûte un mélange de concombre et de courge chlorophyllée, mais sans jus au centre. Donc, ça se mange frais, ou sinon on le fait cuire en sauté et c’est pas mal. Même vapeur.

Au final, de belles récoltes, je garde le moral et maintenant, c’est l’heure de la popote et de la préparation des pommettes et autres légumes surabondants. J’ai bien hâte de faire mon vin, cette année, ce sera cerise à grappe et aronia, ainsi qu’une autre recette probablement au cassis. À suivre!

Je termine avec une photo de mes coings japonais. J’en aurai encore une production monstre cette année, plus encore que l’an dernier. Gelée et autres recettes à venir. J’attends qu’ils gèlent avant de les récolter pour un maximum de saveur. Des intéressés?

Bonnes récoltes, bon équinoxe et bonne popote! 🙂

C’est le temps des récoltes!

Comme mon titre l’indique, c’est le temps des récoltes. J’ai passé les deux dernières semaines à récolter les fruits de mon verger, surtout les petits fruits en fait, mais tout de même. Des gadelles, cassis, groseilles, mûroises, mûres, framboises et fraises. Sans compter les cerises de la série romance (un peu), des achochas et champignons.

Moi et ma récolte de champignon préféré: les hypomyces lactifluorum

Belle production de mes muroises cette année. Par contre, le goût demeure acidulé et leur jus est très tachant, donc ça explique l’utilisation du fruit/jus par l’industrie en France (on y vend du jus en sachet).

Première cueillette de framboises noires parties de semis. Ce sont des framboises sauvages, donc les fruits sont plutôt petits et leur goût est assez doux. Intéressant, mais vaut mieux combiner avec autre chose car le fruit a peu de saveur.

Récolte d’une journée sur deux: cassis (j’en ai récolté plusieurs fois), framboises et mûres, groseilles et achochas. Nous aimons bien l’achocha dont le goût rappelle un mélange de concombre et de pois vert, les plants sont productifs et résistent bien à la sécheresse. Leur seul défaut est que les fruits sont petits.

Ces derniers jours, c’était les Norland qui commençaient à être mûres (au stade pépin blanc, elles ont un gout proche de la MacIntosh).
Le vieux pommier de mes parents produit fidèlement comme toujours ses masses de petites pommes striées, bonnes à croquer, mais encore meilleures… en tartes!

Tartes aux pommes et baluchon de petits fruits mélangés. Miam!

Un mélange intéressant inusité et parfumé à essayer, qui fait différent de la traditionnelle tarte à la cannelle. Tombé par hasard dans les trucs du chalet.

Recette: pommes en quartier (avec un peu de jus de citron ou lime ou éviter le brunissement), mélange de sucre et fécule de maïs – pas plus de deux cuillères à soupe de fécule pour une tarte -, épices thaïlandaises (voir photo) et deux-trois cuillères à soupe de sirop d’érable, sans oublier la cuillerée de beurre au fond de l’abaisse pour la cuisson. Miam! Un délice.

Je termine avec une photo des poires Golden Spice. L’arbre aura produit huit poires cette année, pollinisée grâce à mon pollen congelé de poires de type Bartlett rustique et de Comice. J’en ai la certitude, puisqu’il n’est pas autofertile et que les autres poiriers n’ont pas fleuri cette année. J’aurai donc des semis des ces croisements prometteurs à venir! Et ce, même s’il me faudra des années de patience avant de voir quels arbres seront rustiques et quelles poires bonnes à manger dans le lot de ces croisements. Avec un peu de chance…

Bonnes cueillettes!

La taille des baies de kiwis (kolomikta), ça marche!

Ça y est! Je peux enfin confirmer que ma technique de taille des kiwis précédemment expliquée fonctionne. Lien ici: https://poirespetitsag.wordpress.com/2017/06/10/suivi-du-verger-et-question-sur-la-taille-des-kiwi/

En voici la preuve:

Étant donné que ma variété est plus tardive, je ne commencerai les cueillettes qu’en août, mais certains sur les réseaux sociaux (probablement plus dans le coin de Montréal), ont déjà commencé à récolter leurs baies de kiwi.

Je prendrai une photo de mes récoltes (pour donner une idée de la quantité), mais ça regarde bien. Considérant qu’à l’épicerie, ils vendaient un petit casseau de baies de kiwi 2,99$, mes fruits valent cher! Et en plus, je les ai fait pousser moi-même.

Sinon je me permets également de partager quelques photos de fruits à venir.

Tout d’abord mes concombres du pérou (Achocha). Super content du résultat! Ils commencent déjà produire alors que les mois de juin et juillet on été assez secs sur mon terrain. Les concombres n’ont presque pas poussé et les achochas vont, eux, produire! 🙂 Très hâte d’y gouter!

Les plants produisent des grappes de fleurs mâles et des fleurs femelles séparément. Sur la photo, on voit deux petits fruits (femelle) qui s’en viennent.

Je termine avec des images de pommes à venir jamais goûtées encore (par moi). Sur la première photo, les William’s pride (ou fierté de William), greffées en surgreffage sur pommetier en bout de branche. Mon arbre de William’s pride, lui, a souffert du gel et reprend de la base.

Sur la dernière photo, mes deux premières Priscilla. Les pommes ne viennent pas grosse (limite pommettes), mais leur goût est supposément excellent!

Ma première production de William’s pride

Mes deux premières pommes Priscilla! J’ai hâte d’y goûter! 🙂

Bon jardinage!

Attention aux porte-greffes supposément rustiques

Lors de mon dernier passage au verger, j’ai pu constater quelques bons et d’autres moins bons coups. Ma plus grande déception, dans ce cas, a été la perte de plusieurs  arbres et d’autant de greffes.

Après ma première visite, le temps a été exceptionnellement chaud et sec (après un printemps froid et gris), si bien que ça a fait « cramer » une grosse majorité de mes greffes de pommiers ainsi que certains pruniers, qui avaient pourtant bien repris après deux semaines.
Heureusement, mes poiriers sont presque tous sains et saufs.  J’ai quand même perdu mon Krazulya et j’avais aussi du Vekovaya qui lui aussi semble mort. Sinon, toutes mes autres greffes de poiriers semblent avoir survécues, c’est déjà ça!
J’ai eu moins de chance avec les pommiers. J’en ai sauvé tout de même quelques greffes et je garde encore espoir que – peut-être – certains autres reprennent, mais disons que ça regarde mal.
Comme on dit, les années se suivent mais ne se ressemblent pas.
L’hiver aussi a été dur.
J’ai perdu des arbres de trois ans dont les porte-greffes (des semis de selkirk achetés commercialement) n’étaient pas assez rustique. Ils ont gelé sous le point de greffe. Quand on dit que ce n’est pas le cœur de l’hiver qui fait mal aux arbres, mais le début et la fin de celui-ci. Novembre 2016 a été mortel. Les froids sont arrivés trop vite pour certains arbres qui n’avaient pas encore de couverture de neige, un test ultime pour les porte-greffe.

Mon Haralson, greffé sur M26 de trois ans est mort. Je comptais justement essayer de changer son porte-greffe. Heureusement, il reprend de la base, mais j’ai quand même perdu trois ans pour rien.

Dans certains cas, j’avais greffé, sans me méfier, des yeux dormants à environ 25-30 cm du sol. Et mes pommiers rustiques ont gelé en dessous du point de greffe. Dans d’autres cas, comme sur la photo, c’était des arbres greffés sur porte-greffe pas assez rustique, comme sur du M26. GRRRRR! À partir de maintenant, ça sera du Bud118 ou des semis de Dolgo.
Pour deux de mes arbres mourants, j’ai essayé des greffes de sauvetage dimanche (car le bois du bout des branches était encore vert) alors j’ai greffé et tout emballé avec du buddy wrap pour quelques semaines. J’étêterai dans trois semaines, des fois que… mais j’ai peu d’espoir.
Au moins, je n’ai pas perdu ma greffe de Shipova (un hybride de sorbier et poire) depuis le temps que j’en voulais! Et j’ai même réussi une greffe d’abricot avec branche intermédiaire de convoy.

Greffe d’abricotier Moongold sur prunus nigra en utilisant un intermédiaire de chum Convoy. J’ai laissé guérir l’abricot sur Convoy un mois au frigo (ziplock) avant de greffer à nouveau sur le prunier. Ça marche!

 Au final, mes boutures qui ont survécues semblent être celles qui ont le plus tardé et/ou qui étaient au nord ou à l’ombre.
Sinon, j’espère que vos boutures ont mieux réussi que moi. Avec la canicule, je dois bien être descendu à un taux de 60% comparativement à d’habitude, c’est pas très bon. Mais au moins, je sais que je n’y suis pour rien.
En contrepartie, j’ai une bonne nouvelle: mes expériences de pollinisation ont toutes fonctionné! Mon vieux pollen congelé de deux ans (celui de poires) était encore viable. J’ai réussi à polliniser le golden spice (qui était le seul poirier en fleur) et dimanche, avant de partir, il y avait 5 poires en route, dont au moins une issue d’un croisement avec mon pollen congelé de Doyenne de Comice! Voir mon billet précédent sur le sujet: https://poirespetitsag.wordpress.com/2015/03/28/la-congelation-du-pollen-ou-comment-croiser-deux-plantes-qui-ne-fleurissent-pas-en-meme-temps/
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Euréka! J’ai réussi à polliniser le vieux Golden Spice de mon père avec du pollen congelé depuis deux ans de poirier Doyenné du Comice!

J’ai aussi une pomme en route, issue de mon croisement Norland x William’s pride (croisement intéressant du point de vue rusticité, récolte hâtive, résistance potentielle à la tavelure et chair rosée). Et enfin, Priscilla x Honeycrisp! 🙂
Même si je ne constaterai pas le résultat final avant plusieurs années, je suis déjà super enthousiasmé du potentiel de ces croisements.

Mon Norland à l’étape de la floraison. Il était seul dans son coin, alors je n’ai pas enlevé les pétales.

Deux semaines plus tard, une pomme Norland issue de ma pollinisation avec du William’s pride (rustique, naturellement nain, hâtif, résistant aux maladies et potentiellement, à la chair rosée)

 

Deux fruits de Priscilla, une des variété de pommes les plus résistantes à toutes la maladies, pollinisée avec du Honeycrisp; en espérant obtenir la résistance aux maladies de la mère, rustique et savoureux, et aux fruits croquants et un gros calibre, comme ceux du père!

Enfin voilà! Et je ne parle même pas des petits fruits. J’aurai un déluge de gadelles, cassis et mûres, en plus de framboises, fraises et quelques prunes.

Déluge de fleurs sur mon mûrier sauvage de St-Tite. Je l’ai taillé déjà deux fois cette année afin de concentrer l’énergie dans les fruits pour avoir une meilleure production. Je crois que ça regarde bien. De plus, le plant est beaucoup plus hâtif que l’autre variété sans épines sans nom que j’ai, et qui est en plus n’est pas rustique du tout (comparé à celui-ci).

Plusieurs fruits en route sur mes branches de CHUM greffées sur prunus nigra. J’en aurai davantage, si ce n’était des charançons qui ont percé les 9/10 de mes fruits. Je vais devoir trouver comment régler ce problème le printemps prochain (de façon bio, de préférence).

Yééé! Ça commence à produire. J’ai hâte au mois d’août! 🙂
Je termine avec des photos des mes néflier, que j’ai enfin pu voir en fleur pour la première fois. Cette année, je les cueillerai le plus tard possible, soit en novembre. J’espère bien que cette année, ils auront le temps de grossir assez pour y goûter comme il faut!
 Bon jardinage!