l’hiver, la saison du shopping – ou comment bien choisir son fruitier

Ça y est! L’hiver et la neige sont arrivés et seront avec nous pour quelques mois.
C’est la saison idéale pour les lectures et surtout, pour le magasinage de nouveaux fruitiers, soit comme nouveaux arbres, soit comme remplacement.

Après quelques essais et erreurs, je me permets de partager quelques critères essentiels à la sélection du bon arbre fruitier. C’est que pour l’avoir vécu, dans notre engouement initial, nous sommes souvent portés à nous laisser séduire au printemps par des coups de cœur en pépinière: des beaux arbres souvent en fleur, dont les branches sont bien formées et qui semblent prêts à produire en un rien de temps.

Par contre, qui n’a pas vécu la triste expérience de voir son arbre tomber malade ou pire encore, mourir gelé au premier hiver venu? Alors au-delà du magasinage, il faut aussi en profiter pour faire un minimum de réflexion sur les achats à venir, ce qui vous évitera bien des déceptions et pertes de temps et d’argent.

Liste des critères essentiels à considérer

pour le choix d’un BON cultivar pour vous!

  1. La rusticité
  2. La résistance aux maladies – et insectes*
  3. Le fruit obtenu (saveur et utilisation).
  4. La saison de fructification
  5. Le temps de conservation
  6. Le bon porte-greffe
  7. La quantité de fruits désirés

Préalable: Avant tout, bien choisir le site, avec un bon sol et un bon ensoleillement et humidité suffisante. Sans élaborer davantage sur ces points, je reviens sur mes critères essentiels que je détaille un peu davantage.

1- La rusticité: la plante doit être rustique selon votre zone de culture, et idéalement, choisir quelque chose une zone en dessous. Par exemple, si vous êtes en zone 4 à Québec, pour être certain qu’un hiver exceptionnellement froid ne vienne pas à bout de vos arbres, il est plus sûr de planter un arbre qui résistera jusqu’en zone 3.

Voir la carte suivante: http://www.planthardiness.gc.ca/index.pl?lang=fr

Les zones de rusticité approximatives au Québec

2- La résistance aux maladies – et insectes*: pour moi, ce critère arrive en second, car je crois à l’agriculture biologique, donc avec un minimum de pulvérisation possible et d’intrants chimiques. Les résistances aux maladies les plus courantes et essentielles, selon moi, sont la tavelure (bien que ce problème soit surtout esthétique) ensuite au feu bactérien. Sachez que pour ce qui est des insectes, il n’existe pas de fruits « résistants »*. Les populations d’insectes devront nécessairement être contrôlées, tout comme les animaux sauvages. La résistance à la sécheresse peut aussi être un critère important, mais surtout pour les francs ou sinon pour le porte-greffe, selon le site de culture choisi.

* Je nuance ici mon point de vue sur la résistances aux insectes: il existe effectivement des variétés de fruitiers, dont de pommes, qui sont plus résistantes – ou moins sensibles – aux carpocapses, aux tétranyques par exemple, tout comme certaines variétés de poires sont plus résistantes aux psylles, aux tenthrède limace ou aux carpocapses. Par contre, au final, je ne pense pas qu’une variété fruitières peut être vraiment considérée immunisée. Il va toujours falloir surveiller les populations d’insectes ou prédateurs, du moins un peu. C’est davantage comme ça que je le vois. Par contre pour l’avoir vécu avec les cassis Ben Conan par exemple avec les tétranyques, certaines variété sont carrément sensible aux insectes et sont alors à éviter.

3- La saveur du fruit: à quoi bon faire pousser un arbre complet d’un fruit qu’on n’aime pas et surtout, dont l’usage ne nous intéresse pas. J’ai vu des gens avec un pommier Lodi (pomme verte à tarte) sur leur terrain dont tous les fruits tombaient au sol dans le plus grand désintérêt total. Ne pas oublier qu’en automne, un arbre produira une grande quantité de fruits. À moins d’avoir une variété de longue conservation et un entrepôt réfrigérées, les pommes seront toutes prêtes en même temps et il faudra gérer cette grande quantité de fruits et surtout, avoir envie de les manger ou le temps et l’envie de les transformer. N’oubliez pas! Un fruit réfrigéré se conservera toujours beaucoup plus longtemps qu’un fruit à température pièce.

4- La saison de fructification: si vous plantez plusieurs pommiers, poiriers ou pruniers, la saison de fructification est un élément important à considérer puisqu’il permet de mieux répartir la production, de la fin de l’été à la fin de l’automne. Si on ne peut avoir que trois pommiers, mieux vaut planter une variété hâtive, de mi-saison, puis tardive. Ceci permet de répartir la production et de pouvoir profiter de pommes plus longtemps, sur une période de trois à quatre mois, voir jusqu’à l’hiver.

5- La période de conservation: cet élément est ici crucial quand on veut avoir le temps de profiter de sa production plus longtemps. Certaines pommes se conservent au plus une semaine, alors que pour d’autres, c’est plusieurs mois. C’est donc un élément très important quand vient le temps de choisir ses variétés.

Le fidèle Norland, à Petit-Saguenay. Bien que sa production soit plutôt biennale, il produit tout de même une quantité phénoménale de pommes qui doivent être mangées, au mieux, en dedans d’un mois.

6- Le bon porte-greffe: cet élément est vital. J’en ai déjà plusieurs fois parlé, mais le choix du bon porte-greffe est essentiel au succès de la bonne croissance de votre arbre. Je ne stresserai jamais assez l’importance de tout d’abord savoir quel est le porte-greffe utilisé pour votre plante; sa vigueur, sa résistance à la sécheresse et aux maladies, la taille (grandeur) qu’il confère. Obtiendrez-vous un arbre de 10 mètres ou de 2 mètres? Une fois le bon porte-greffe trouvé, mieux vaut acheter un petit arbre d’un an ou deux, greffé sur le porte-greffe choisi que de perdre 5 ans à cultiver un arbre qui ne réussira jamais bien, sinon mourra lors d’un hiver plus froid ou lors d’une soudaine éruption de maladie au verger.

7- La quantité de fruits désirée: si vous êtes une personne seule ou que vous êtes deux, combien de fruits pouvez-vous manger ou transformer en une année? Selon le document suivant d’agriréseau, un pommier planté en moyenne densité, soit avec une distance de 12 3,64 m (ou 12 pieds) finira par produire annuellement jusqu’à 65 kg de pommes annuellement, quoique certaines variétés de fruitiers ont tendance à plutôt produire davantage aux deux ans. N’oubliez pas que la météo (printemps pluvieux, gel) peut carrément empêcher la production entière d’une variété X ou d’un type d’arbre ciblé. Au-delà de la quantité, la diversité ne peut être qu’un gage de réussite. Et si vous ne voulez pas planter douze arbres (3 pommiers, 3 poiriers, 3 pruniers, 3 cerisiers), pensez aux greffes! Un seul pommier peut très bien être greffé avec plusieurs variétés sur un seul arbre afin d’optimiser l’espace disponible.

Quelques références:

L’étude de rendement par type de densité de plantation d’agriréseau: https://www.agrireseau.net/reseaupommier/documents/Profitabilit%C3%A9%20selon%20la%20densit%C3%A9%20de%20plantation.pdf

Tableau des variétés recommandées pour la culture en Alaska (APFGA) avec différentes critères, comme la résistance au froid (hardiness) : http://www.apfga.org/fruit_varieties/

Publication sur les cultivars résistants à la tavelure et aux maladies pour l’Ontario (attention à la résistance au froid): http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/facts/scabresist.htm

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Le pommier originel – malus sieversii

J’ai reçu mon cadeau de Noël en avance: il s’agit de graines de malus sieversii en provenance du germoplasme de pommiers de Geneva, New York aux États-Unis.

J’en avais déjà eu quelques pépins l’an dernier d’un ami qui m’avait fait découvrir cette ressource méconnue du germoplasme de Geneva, New York. C’est le même centre de recherche qui avait mené, jadis, à la création de la pomme Empire, en 1945!

Les semis de mon KAZ 96 09-02 GMAL_4054_.i au printemps 2017

Les mêmes semis à la fin septembre. Remarquez le beau feuillage impeccable! Viva la résistance aux maladia!

Le pommier KAZ 96 09-02 GMAL_4054_.i tel que retrouvé sur la base de données en ligne du GRIN ici: https://training.ars-grin.gov/gringlobal/AccessionDetail.aspx?id=1693594

Mais qu’est-ce qu’un malus sieversii (par opposition aux pommiers cultivés ordinaires)

La diversité des pommes sauvages du malus sieversii – photo d’une expédition prise et menée par les chercheurs de l’Université Cornell qui gère le site du germoplasme de Geneva, New York. Source: http://exhibits.mannlib.cornell.edu/apples/expeditions.htm

Le malus (pommier en latin) sieversii est une variété de pommes qui se trouve être l’ancêtre de la plupart des pommes que nous cultivons et consommons aujourd’hui. Celui-ci provient des montagnes du massif du Tian Shan soit de l’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, et Xinjiang en Chine).

Depuis la description complète du génome de la pomme en 2010 (source Wikipédia), il a été établi que le malus pumila (la variété européenne des pommiers cultivés) serait en fait apparenté de très près aux pommiers sauvages kazakhs, dont ils seraient des versions appauvries (suite à plusieurs générations de consanguinités).

L’ancêtre de la pomme, le malus sieversii, y pousse encore à l’état sauvage, par groupes isolés dans les montagnes.

Étonnamment, le malus sieversii produit des pommes presque aussi grosses que celles que nous consommons, et ce contrairement à la plupart des autres variétés de pommes sauvages. Et la raison en est for simple. C’est qu’un animal sauvage en fait une sélection naturelle depuis des siècles… les ours! Ceux-ci ont choisi et mangé les meilleurs fruits, tout en les disséminant via leurs fientes, un peu partout dans la région.

Ces pommiers étaient restés relativement inaccessibles et coupés du reste du monde à cause du régime soviétique et de la guerre froide. Toutefois, entre 1989 et 1996, plusieurs expéditions ont été financées afin d’explorer et répertorier ces pommiers sauvages riches en bagages génétiques. Il a alors été découvert que plusieurs de ces populations endémiques de malus sieversii étaient en fait naturellement résistantes aux insectes et maladies (tavelure et feu bactérien), des traits essentiels pour la culture des pommiers de demain. Car qui dit résistance aux maladies dit moins d’utilisation de produits chimiques!

Suite à ces expéditions menées entre autres par l’Université de Cornell qui gère la station de recherche de Geneva, aux États-Unis a implanté un arboretum (ou germoplasme) de milliers de clones et semis des ces pommiers sieversii. Vous pouvez lire les articles en bas pour plus de détails.

Mais ce qui est magnifique, c’est que ceux qui veulent en faire pousser le peuvent.

C’est pour ça que j’ai reçu un joli colis à la mi-novembre.

Ma commande de graines de malus sieversii en provenance de Geneva, New York (États-Unis)

Notez que lorsqu’on commande, il faut bien faire attention à la nomenclature des individus souhaités. Il existe plusieurs codes d’identification (GMAL, PI et KAZ). Le PI est unique, tandis que les GMAL sont des séries de semis et que la lettre finale (.a ou .j) fait partie de l’identifiant. Le KAZ suivi d’une date réfère à une date de cueillette et n’ont donc pas fiable comme identificateur unique.

 

Lorsqu’on en fait la demande, il est donc possible d’obtenir 25 graines d’un individu (ils nous fournissent une liste de ce qui est disponible) mais en pollinisation ouverte. La résultante demeure donc en grande partie inconnue.

À l’hiver dernier, j’avais donc échangé avec des chercheurs du National Germplasm Respository de Geneva pour finalement être redirigé à Mme Dawn Dellefave qui s’est chargée de gérer ma commande de graines selon une liste de disponibilité. Vous pouvez la contacter ici (en anglais). Les livraisons se font à l’automne, on peut donc les contacter pour les commandes en tout temps (enfin, je crois). Voici ce qu’on m’avait répondu au début de ma démarche.

Hello Alain,

I am attaching a list of what we do have to offer.  They are in conjunction with the program listed below.  You can read about the different PI# or GMAL #’s by going to: https://npgsweb.ars-grin.gov/gringlobal/search.aspx

You can type in the PI# or GMAL# or variety name.  They have created a website with instructions, videos etc. so you can become more familiar with the new system.

 http://www.ars-grin.gov/npgs/gringlobal/HTML5/Default.htm

If you see anything off the attached list that interests, please let me know.  Otherwise I will select this fall and send some along to you.

Dawn

« Below you will find information about our program involving the wild malus sieversii seeds from our work that you may have read/heard about in the popular book « The Botany of Desire: A Plant’s-Eye View of the World » by Michael Pollan, the Documentary: http://www.pbs.org/thebotanyofdesire/ or the Nov. 21, 2007 NY Times article (Stalking the Placid Apple’s Untamed Kin) By HAROLD McGEE): http://www.nytimes.com/2007/11/21/dining/21curi.html?_r=1&ref=dining&oref=slogin

Back in the late 1990’s, our former apple curator Phil Forsline collected apple seeds from the wild native species in Kazakhstan.  Original seed from Kazakhstan is reserved for use by scientists doing genetic research. However we can supply open-pollinated (O.P.) seed from our grow-outs which are in a somewhat isolated area and these would be a blend of all genes from many sites in Kazakhstan.  This site contains over 1000 trees of Malus sieversii and most of these trees have produced seed since 2001. We do not have any trees to send out. We can send a small seed lot that you will need to germinate (see the section at the end of this message from our Procedures manual on how that is done).

We have received numerous requests since Michael Pollen’s book was published. Fruits from the grow-out site were collected in the fall of 2001 to 2014 and we extracted seeds. We have sent about 100 seeds per requester (open-pollinated) from at least 4 different mother trees that represent diverse ecosystems in Kazakhstan.  « 

Selon les nombreuses informations disponibles dans la base de données du GRIN, il devient intéressant de piger parmi certaines caractéristiques prometteuses d’un cultivar ciblé:

  • l’altitude du site originel de croissant,
  • la résistance aux maladies,
  • le taux de sucre des fruits du parent,
  • la saison de production (hâtif de préférence),
  • la grosseur de fruit du parent ou encore,
  • si l’habitat d’origine hostile, donc une une propension à la résistance à la sécheresse par exemple.

J’ai donc choisi, entre autres, des graines provenant de cultivars ayant survécu et prospéré dans des habitats désertiques difficiles dont les précipitations annuelles sont parfois moins de 275mm de pluie (xérophytique). Restera à vérifier la rusticité de mes arbres ainsi obtenus.

L’accession KAZ 96 08-17 PI_637780 ; un malus sieversii dont j’ai obtenu des semences et qui provient d’un site aride et dont l’arbre original démontrait une bonne résistance aux maladies. Source: https://npgsweb.ars-grin.gov/gringlobal/accessiondetail.aspx?id=1670296

Notez qu’il existe un débat et questionnement sur le danger de contamination possible des populations locales de pommiers sauvages que cela représente, notamment en France. Par contre, dans la mesure où il n’existe pas ou très peu de population de pommiers rustiques dans mon coin hyper nordique, je ne pense pas que cela me concerne tellement.

Et enfin attention! Plusieurs de ces pommiers sont davantage de l’ordre de pommettes (petites) et souvent très amères ou surettes. De plus, c’est de la pollinisation ouverte, donc on n’aura certainement pas la même chose que le parent. Voir cet image à cet effet, à la page 47 on voir le fruit du parent en haut à gauche avec ceux de trois de ses semis: http://www.homeorchardsociety.org/wp-content/uploads/2014/08/11-Phil-Forsline-%E2%80%93-The-REAL-Origin-of-the-Apple.pdf

 

Articles et médias sur le sujet:

En français: https://krapooarboricole.wordpress.com/2011/11/05/aux-origines-de-la-pomme-ou-le-jardin-d%E2%80%99eden-retrouve/

 

En anglais:

Remarkable Kazak Apples: Their resistance to disease may boost an entire industry ,USDA Online Magasine, Vol.54 No. 1

Collecting and managing wild malus germplasm in its center of diversity, 1997, D. Djangaliev et J. Luby dans HortScience

Malus sieversii: A Diverse Central Asian Apple Species in the USDA-ARS National Plant Germplasm System, Gayle M. Volk2, Adam D. Henk and Christopher M. Richard + Philip L. Forsline Hortscience 2013

Excursions to the origin of apple enhance gene pool article dans Good Fruit Growers, février 2006: http://www.goodfruit.com/excursions-to-the-origin-of-apple-enhance-gene-pool/

Power point de la conférence de M. Forsline donné lors d’une convention du NAFEX  pour le Home Orchard Society (OHS) en 2014, à Troutdale (http://www.homeorchardsociety.org/events/hos-nafex-crfg-meeting-2014/)

Phil Forsline – The REAL Origin of the Apple

Sur les pommiers sauvages du Kazakhstan du point de vue permaculture: http://www.appleseedpermaculture.com/tag/kazakhstan/

Débats sur le sujet de la contamination des pommes locales en France (forum greffer.net):

http://www.greffer.net/discussion/viewtopic.php?f=14&t=3957&sid=95ffd3349a6dd6dbdf1f2ea1f01e8477

Porte-greffes rustiques des pommes: le pommetier Selkirk et autres Ranetka de ce monde

Quelqu’un me demandait récemment quelle était mon expérience avec l’utilisation des porte-greffes de type pommetier Selkirk pour les pommiers.

Pour ce qui est de l’utilisation des Selkirk comme PG, si c’est des clones, pas de problème. Bien que ceux-ci ne soient pas toujours compatibles avec les variétés de pommes greffées, ce sont des pommetiers rustiques, résistants aux maladies et à la sécheresse et qui donnent en général de bons résultats.

Toutefois, dans mon cas, dans ma grande hâte d’avoir un verger rapidement et à peu de frais, j’avais acheté un lot de semis de Selkirk de Montréal et des environs (donc au parent pollinisateur inconnu). Les résultats ont été très décevants: croissance et vigueur aléatoire, la moitié (même plus) des porte-greffes n’étaient pas rustiques, problèmes d’incompatibilité et surtout, perte de temps et d’arbres.

La morale de cette histoire: mieux vaut investir un peu d’argent dans des porte-greffes fiables et éprouvés que perdre plusieurs années (temps et argent) sur un porte-greffe issu de semis, donc aux caractéristiques aléatoires.

C’est que même si le parent est un rustique éprouvé, quand le deuxième parent est inconnu, rien n’est certain quant à la rusticité du pollinisateur et donc, le résultat peut donner n’importe quoi.

J’avais vu un super vidéo sur un français qui prônait l’utilisation des plantes locales le plus possible dans l’implantation d’un verger en permaculture. Et je confirme, c’est une bonne idée dans la mesure où l’on réussit à mettre la main sur des pommetiers ou poiriers rustiques qui réussissent bien dans notre coin, et qu’on peut propager facilement pour en faire des porte-greffes.

Pour ma part, et pour ce qui est des pommiers, j’utilise désormais le porte-greffe B118 (Budagovsky ou bud). Celui-ci est résistant à la sécheresse, rustique (z3, peut-être z2), de bonne taille (moyenne) et de bonne vigueur pour chez moi. De plus, sa couleur bourgogne le rend facile à identifier, au cas de repousse du porte-greffe.

Un plant de Bud 118 avant de recevoir son greffon le printemps suivant. Le feuillage presque bourgogne est facilement identifiable.

À propos du Bud 118 (en anglais): Apple Rootstock Info: B.118 – eXtension

Des images du porte-greffe Bud118 sont disponibles ici: https://www.flickr.com/photos/67002978@N02/albums/72157627492272255

Pour ma part, je suis convaincu. Vive les clones! C’est tellement de temps et d’investissement faire pousser un arbre, ça ne vaut pas le coup (ni cout) de prendre des risques inutiles.

PS: Il est disponible chez Whiffletree, en Ontario.

Je termine avec un lien sur une réflexion similaire qui avait été faite par Mark Weaver et paru dans un article du journal de l’APFGA (alaska pioneer fruit growers) sur la supposée rusticité du Ranetka (en anglais):

Ranetka is a Ranetka is a . . . ? (Some Inconvenient Observations about Apple Rootstocks) By Mark Weaver — December 2012

Évaluation à ce jour des poiriers rustiques à Petit-Saguenay (zone 3)

Je le confirme, la culture des poires en z3 est bien possible. Mes résultats à ce jour sont très prometteurs et encourageants!

Par contre, mieux vaut commencer en plantant de l’hyper rustique. Vous pourrez toujours compléter votre collection avec de la greffe en tête (intermédiaire) de variétés plus fragile afin d’augmenter votre zone de rusticité d’au moins 1 (de z3 à z4 disons). C’est de cette façon que j’ai réussi à garder pendant plusieurs années plusieurs cultivars réputés z4 à Petit-Saguenay, en montagne limite z2 (hivers à -45’C).

Source: Fruits de verger pour les prairies (1982) – Agriculture Canada

Pour plus de détails sur la technique de greffe en question, voir la section Greffage intermédiaire à la page 30:

Fruits de verger pour les prairies (1982) par Agriculture Canada – A53-1672-1982-fra

 

Voici de quoi a l’air mon Ure avec entre quinze et vingt greffes différentes, mais en ayant conservé le tronc et la base des branches (sa structure rustique) de l’arbre intact afin que celui-ci garde ses propriétés rustiques, et ça fonctionne! Au pire, je perds un bout de branche, mais pas l’arbre.

Voici donc la liste des cultivars que j’ai à ce jour et le nombre d’années que j’ai réussi à les conserver.

Je commence avec les moins rustiques:

Z4-5 NON rustiques (même greffés en tête) sinon morts – Éliminés

Giffard, Clapp’s Favorite, Kieffer, Tait dropmore, Pioneer #3 (rusticité incertaine).

 

Z3b-4 (rustique, mais limite, je perds parfois des greffons) – survécus à 2-3 hivers à ce jour:

Beauté Flamande, Miney, Somercrisp, Gerry (type Bartlett de Montréal), Gras vert.

 

Z3 (fonctionne bien en greffe en tête) – survécus à 2-3 hivers à ce jour:

Phileson, Early seckel, Old home, Westfort, Parker, bloodbirne (sanguine), Patten,

 

Très rustique (solo hors de la neige en z2) et à utiliser comme porte-greffe:

Golden Spice, John, Olia, Ure, Lada, EarlyGold (JefGold), semis de poiriers Ussuriensis de Québec, Korshenskii X

De ce lot, les Ure sont pour le moment, les meilleures incontestées au point de vue gustatif, Beedle serait tout aussi rustique et tout aussi bon, peut-être même meilleur, mais reste à mettre la main dessus.

Ure – du bonbon! 17 brix au réfractomètre, une bonne balance de sucré et acide, pas ou peu d’arrière-goût âpre. Ferait probablement un très bon poiré, j’ai hâte d’essayer ça… un de ces jours.

En évaluation :

Harvest Queen, Beurré Amanlis, Luscious, Mission (Joinville, Wright), Northbrite, Philip, St-Julienne, Ste-Sophie, Savignac, Larinskaya, Kurskaya, Ya Li, Kikushui, pyrus regelii, pyrus nivalis et pyrus spinosa.

 

En conclusion, voici quelques sources vraiment intéressantes d’autres recherche similaires conduites celles-ci dans deux autres vergers. Je les considère « nordiques », même si dans les deux cas, c’est plus chaud que chez moi. Je m’excuse à l’avance, tout est en anglais.

Le premier est le verger Walden Height Nursery and Orchard du Vermont. Le propriétaire, Todd Parlo, a reçu une bourse de recherche afin de sélectionner des cultivars de pommes et de poires rustiques:

L’article de Good fruit growers: http://www.goodfruit.com/in-the-hunt-for-cold-hardy-pears/

Le résultat de ses recherches: https://waldenheightsnursery.com/category/research/rssf

Et un dernier lien, les articles de Claude Jolicoeur (il a un verger sur le bord du Fleuve à Petite-Rivière-Saint-François). Je considère donc qu’il est tout de même en zone plus chaude qu’à mon terrain. Il a écrit au moins deux articles sur ses résultats:

Voir les articles de 2002 et 2008 publiés dans la revue Pomona: http://cjoliprsf.awardspace.biz/#pomona

Un poirier John à Petit-Saguenay. Les poires sont peut-être surtout pour la cuisson, mais il est est rustique comme pas un.

Être ou ne pas être une Bartlett… l’étiquetage douteux des fruits au Québec

Au Canada, plus particulièrement au Québec, l’étiquetage des fruits est très minimaliste. Et je suis poli, il faudrait plutôt dire déficient même aberrant.

Pour les prunes, abricots, nectarines ou pêches, un fruit se limite apparemment à sa couleur. Il est très rare d’avoir l’honneur de savoir la variété auquel on a affaire. Prune bleue (asiatique, européenne, chum?) Pêche jaune, voiture rouge, ordinateur bleu.

Apparemment, le consommateur n’en a rien à cirer de ce qu’il mange, pourvu que ça soit beau. Le pays d’origine du fruit, lui, est plus important que la saveur du produit.

Pour les pommes et les poires, en général, on s’en tire un peu mieux. Au Québec, les pommes doivent nécessairement avoir une variété, c’est dans la loi (voir référence en bas), donc c’est clairement culturel.

Pour les poires, on semble plutôt subir l’étiquetage d’ailleurs et il semble n’y avoir que les noms suivants qui se rendent jusqu’à nous via l’épicerie:
Les Bartlett, Bosc, Anjou, Comice, Packham, Seckel et Forelle (+ Rocha et Abbé Fétel) et quelques poires asiatiques.
Et pour les variétés de poires rouges, c’est déjà plus limité: Red Anjou ou Starkrimson, et parfois l’étiquette se limite à « Red pears », soit poires rouges, donc n’importe quoi.

L’appellation « red pears », une abomination. Ici, des Starkrimson (mutation de Clapp’s favorite rouge) vendues chez Métro, mélangées sur l’étal avec des Anjou rouge. Une Anjou rouge, c’est tellement moyen, alors que les Starkrimson sont délicieuses! Comment voulez-vous fidéliser un consommateur? Encore faut-il que le client puisse discerner les différences: starkrimson; couleur presque fluo alors que celle d’une Anjou rouge sera plutôt bourgogne et souvent striée. La forme aussi diffère légèrement, mais il faut avoir l’oeil.

Sinon, pour la diversité des poires donc, à peu près impossible de trouver autre chose que les variétés ci-haut mentionnées dans les épiceries à Québec. Pour trouver autre chose, il faut ratisser les marchés locaux pour tomber (et à chaque fois, ça relève presque du miracle) sur quelques poires locales, souvent limitées à des Beauté Flamandes.

Pour déjouer l’industrie aux variétés limitées, donc, les producteurs se servent des noms de poires comme de « famille » fourre-tout et vendent des variétés de poires « similaires » sous un faux nom, car rien ne les en empêche (au Québec du moins).

Ainsi, sous la famille Seckel, on trouvera indépendamment des Early Seckel, des Seckel et des Honeysweet – et je n’en ai trouvé qu’une seule fois (des Honeysweet). Celles-ci sont faciles à distinguer des Seckel ou Early Seckel, puisque leur taille est le double des seckel « habituelles », d’autant que leur goût était semblable à une Seckel, mais en beaucoup moins parfumé et pas aussi sucré. Leur forme aussi diffère, elles ressemblent davantage à des Bosc ou Conférence, mais à la robe vert kaki intense.

J’ai aussi vu ce phénomène avec les Comice, puisqu’au-delà des Doyenné de Comice, il existe d’autres Comices: les Comice d’été et d’hiver, qui semblent interchangeables pour certains producteurs. Je suis à peu près sur d’être au moins deux fois tombé sur des Comice qui n’en étaient pas, du moins pas des Doyenné du Comice.

Le pire c’est les Bartlett; ce sont les poires les plus populaires internationalement. Donc, le nom est le plus grand fourre-tout qui soit. C’est qu’une grande partie des producteurs délaissement progressivement la culture des Williams et Bartlett de toute façon (trop sensibles au feu bactérien) pour la nouvelle série des Harrow dont les hybrides sont des croisements possédant une grande partie d’héritage Bartlett. Leur goût s’y rapproche à s’y méprendre, et surtout, les plants sont résistants au feu bactérien donc plus facile à cultiver. Voir les Harrow Sweet, Harrow Crisp et Harvest Queen à cet effet.
Au final, et particulièrement pour ce qui est des Seckel et des Bartlett, on nous passe un peu n’importe quoi.

Je me dis souvent que ça vaudrait la peine de faire une plainte ou une pétition et de pousser pour un étiquetage plus précis, particulièrement en ce qui a trait aux variétés des prunes, pêches, nectarines et abricots et surtout, pour les poires. Sauf que dans le cas des poires, ma crainte est de perdre le peu de variété qui se rend finalement jusqu’à moi; mes papilles ne s’en trouveraient qu’encore plus restreintes en terme de choix.
Par contre, si quelqu’un veut porter le flambeau et lancer une pétition, je serai le premier à la supporter!

Pour info, voir la loi au Québec: les vendeurs du commerce au détail ne sont tenus d’identifier la variété que dans le cas des pommes – aberration totale!

P-29, r. 3 – Règlement sur les fruits et légumes frais (Québec) – voir le paragraphe 22

Et c’est sans parler des produits locaux qui ne sont à peu près jamais vendus dans les grosses épiceries, dont les produits (au lieu de se tourner vers le local) proviennent de l’Ontario ou des États-Unis. Un petit article sur les prunes d’ici:

http://www.journaldemontreal.com/2015/08/13/un-fruit-qui-ne-compte-pas-pour-des-prunes

 

Poire Ure, Pomme William’s pride et Ours

Pas facile de cultiver en forêt nordique!

Ma mère a toujours dit: « récolter des fruits par ici, ça tient du miracle. Quand on réussit à faire survivre un arbre au froid, à la sécheresse et aux maladies, après, faut encore qu’il résiste aux insectes, rongeurs et animaux plus gros. Quand c’est pas rendu qu’à la récolte, on se fait voler nos fruits par les porcs-épics, oiseaux,, écureuils ou encore… les ours. »
C’est plein de sagesse, parce que c’est vrai. La fin de semaine dernière, j’était même à mon terrain, sur place. Je venais tout juste de cueillir ma première William’s pride, qui était enfin prête. On la disait partout une pomme d’été, prête en août. Et bien à Petit-Saguenay, c’est à la mi-septembre, soit effectivement deux semaines après la saison des Norland.
En plus j’avais bien protégé mes pommes contre les oiseaux ou chevreuils avec un filet, ce qui fonctionne très bien.

J’ai donc cueilli une première pomme que j’ai amené chez mes parents qui habitent en face afin de la déguster au souper. Miam et quelle couleur! J’imagine que le fait de l’avoir greffé sur un pommetier pourpre a intensifié les teintes rouges à l’intérieur. Sinon, un bon goût sucré, tannin et un peu acidulé vraiment chouette. Miam! J’avais hâte de cueillir les autres pommes.

William’s pride (la fierté de William) – un pomme hâtive, mi-septembre au Saguenay, dont la peau est d’une belle couleur rouge-pourpre foncé et dont la chair se teinte également de rouge à l’intérieur. On voit, par la coloration des pépins, que la pomme est bien mûre.

Par contre, on était en plein souper quand ma mère (ou mon père) ont remarqué qu’un gros ours rodait près du poulailler. Le simple fait de sortir sur la galerie l’a fait fuir et quelqu’un l’a même poursuivi jusqu’à l’orée de la forêt, piqures de guêpe en bonus.

J’ai quand même pris le temps de finir mon souper, en me disant qu’il valait mieux récolter mes pommes, avant que l’ours ne revienne.

Au retour au chalet, un autre ours, plus petit, était en train d’émonder gaiement le pommetier en cassant les branches du haut pour manger les pommettes au sol. Vite! On le chasse, lui aussi, avant de se rendre compte qu’il avait déjà plumé mes précieuses greffes et donc toutes les grosses pommes sur autre pommetier. Même les Honeycrisp y sont passées, malgré qu’elles n’étaient pas encore mûres, mais pas du tout. Ça ne devait pas gouter très bon, mais apparemment, l’ours, il est pas difficile.

NOTE: En passant, le William’s pride est limite rustique, j’ai réussis à le faire fructifier, mais greffé en tête d’arbre seulement.

Au moins, jaurai pas tout perdu. Ma consolation, c’est que j’en aurai goûté au moins une et qu’il n’est pas parti avec la branche greffée.

Sauf que ça remet en perspective.

J’ai lu quelque part qu’un fil électrique, comme pour les vaches, ça fonctionne bien.

En tout cas, c’est pas simple de produire des fruits dans le bois.

Sinon, sur une note plus joyeuse, j’ai enfin trouvé des poires Ure au marché public de Québec! C’est la ferme François Bélanger, de l’Ange-Gardien (coin de la côte de Beaupré) qui les produit. J’étais super content. Enfin! Depuis le temps que j’en cherchais.

Les poires Ure, de petits fruits, sucrés et un peu acide, avec presqu’un goût de miel! La pelure est un peu dure, mais c’est tant mieux pour le transport de toute façon. Très peu de cellules pierreuses en plus.

Du bonbon!

Les fruits sont petits, mais on leur pardonne tellement ils sont bons. Miam! Que du bon, pas de cellule pierreuses, une bonne balance de sucré/amer, pas âpre du tout. J’adore! Ça me donne encore plus hâte que mon arbre produise. Peut-être l’an prochain?

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Ure – Du bonbon! 17 brix au réfractomètre, une bonne balance de sucré et acide, pas ou peu d’arrière goût âpre. Ferait probablement un très bon poiré, j’ai hâte d’essayer ça… un de ces jours.

Et sinon, j’ai récolté mes kiwis. J’ai finalement la preuve que le kiwi Kolomikta est cultivable au Saguenay. C’est surtout, donc, une question de taille et de les protéger avec la neige. J’avais récolté une poignée de fruits début septembre et après quelques jours, ceux-ci s’étaient attendris, donc ils étaient prêt à manger. Rendu à la mi-septembre, certains fruits étaient déjà trop mûrs. J’ai donc tout récolté et mis au frigo. On les sort à mesure qu’on veut les manger en les laissant température pièce. Ils sont prêt quand ils ont ramolli.

Mes kiwis kolomikta tardifs. La taille a bien fonctionné, j’ai enfin une récolte.

Peut-être pas faramineux, mais pour quatre buisson, c’est pas si mal. J’en aurais eu davantage si je n’avais pas fait de l’échantillonnage depuis le début août. Et… ça goûte pareil à des kiwi du magasin.

Autre coup de cœur cette année, les achochas. Comme on dit, ça produit tempête! J’ai vécu la même situation que la blogueuse que j’avais lu l’hiver dernier. Été sec, concombres qui n’ont rien produit alors que mes deux plants d’achochas ont produit une quantité impressionnante de petits concombres.

Seul défaut, ce n’est pas juteux. Ça goûte un mélange de concombre et de courge chlorophyllée, mais sans jus au centre. Donc, ça se mange frais, ou sinon on le fait cuire en sauté et c’est pas mal. Même vapeur.

Au final, de belles récoltes, je garde le moral et maintenant, c’est l’heure de la popote et de la préparation des pommettes et autres légumes surabondants. J’ai bien hâte de faire mon vin, cette année, ce sera cerise à grappe et aronia, ainsi qu’une autre recette probablement au cassis. À suivre!

Je termine avec une photo de mes coings japonais. J’en aurai encore une production monstre cette année, plus encore que l’an dernier. Gelée et autres recettes à venir. J’attends qu’ils gèlent avant de les récolter pour un maximum de saveur. Des intéressés?

Bonnes récoltes, bon équinoxe et bonne popote! 🙂

C’est le temps des récoltes!

Comme mon titre l’indique, c’est le temps des récoltes. J’ai passé les deux dernières semaines à récolter les fruits de mon verger, surtout les petits fruits en fait, mais tout de même. Des gadelles, cassis, groseilles, mûroises, mûres, framboises et fraises. Sans compter les cerises de la série romance (un peu), des achochas et champignons.

Moi et ma récolte de champignon préféré: les hypomyces lactifluorum

Belle production de mes muroises cette année. Par contre, le goût demeure acidulé et leur jus est très tachant, donc ça explique l’utilisation du fruit/jus par l’industrie en France (on y vend du jus en sachet).

Première cueillette de framboises noires parties de semis. Ce sont des framboises sauvages, donc les fruits sont plutôt petits et leur goût est assez doux. Intéressant, mais vaut mieux combiner avec autre chose car le fruit a peu de saveur.

Récolte d’une journée sur deux: cassis (j’en ai récolté plusieurs fois), framboises et mûres, groseilles et achochas. Nous aimons bien l’achocha dont le goût rappelle un mélange de concombre et de pois vert, les plants sont productifs et résistent bien à la sécheresse. Leur seul défaut est que les fruits sont petits.

Ces derniers jours, c’était les Norland qui commençaient à être mûres (au stade pépin blanc, elles ont un gout proche de la MacIntosh).
Le vieux pommier de mes parents produit fidèlement comme toujours ses masses de petites pommes striées, bonnes à croquer, mais encore meilleures… en tartes!

Tartes aux pommes et baluchon de petits fruits mélangés. Miam!

Un mélange intéressant inusité et parfumé à essayer, qui fait différent de la traditionnelle tarte à la cannelle. Tombé par hasard dans les trucs du chalet.

Recette: pommes en quartier (avec un peu de jus de citron ou lime ou éviter le brunissement), mélange de sucre et fécule de maïs – pas plus de deux cuillères à soupe de fécule pour une tarte -, épices thaïlandaises (voir photo) et deux-trois cuillères à soupe de sirop d’érable, sans oublier la cuillerée de beurre au fond de l’abaisse pour la cuisson. Miam! Un délice.

Je termine avec une photo des poires Golden Spice. L’arbre aura produit huit poires cette année, pollinisée grâce à mon pollen congelé de poires de type Bartlett rustique et de Comice. J’en ai la certitude, puisqu’il n’est pas autofertile et que les autres poiriers n’ont pas fleuri cette année. J’aurai donc des semis des ces croisements prometteurs à venir! Et ce, même s’il me faudra des années de patience avant de voir quels arbres seront rustiques et quelles poires bonnes à manger dans le lot de ces croisements. Avec un peu de chance…

Bonnes cueillettes!