Mauvaises herbes ou adventices comestibles?

La nuance entre le mot mauvaise herbe et adventice est majeure: une herbe n’est jamais mauvaise intrinsèquement, elle ne fait que pousser à un endroit non désiré, d’où l’utilisation du terme plus juste d’adventice: « Se dit d’une plante qui n’a pas été semée par l’homme et qui nuit à la croissance d’une culture. »

En passant, je consomme déjà depuis plusieurs années la fameuse « poulette grasse » ou chénopode blanc qui se resème un peu partout de lui-même (https://fr.wikipedia.org/wiki/Chenopodium_album). Donc, plutôt que de l’arracher systématiquement, je choisis volontairement d’en conserver quelques-uns. Le chénopode se consomme comme des épinards et est excellent en salade, vapeur ou en soupe. Son seul défaut, c’est qu’une fois cueilli, il se flétrit immédiatement, ce qui explique sa non-commercialisation.

Le chou gras (ou poulette grasse) le chénopode blanc. Source: https://jardinage.ooreka.fr/plante/voir/2085/chenopode-blanc

Sinon, dans mes lectures sur la permaculture et le jardinage, j’avais plusieurs fois entendu dire que les orties (Urtica) étaient comestibles, voire même précieuses de par leurs nombreuses vertus: « toniques, dépuratives, diurétiques, anti-inflammatoires (douleurs rhumatismales) » source Wikipédia.

Talle d’ortie, source blogue de Stéphane Loriot: https://stephaneloriot.wordpress.com/2015/02/18/canapes-orties-ailles/

Détail des poils urticants en silice de l’ortie. Source: http://urticamania.over-blog.com/article-32447995.html

J’avoue que lorsqu’une plante produit des réactions urticaires (comme le fait l’ortie), mon premier réflexe n’est certainement pas de chercher à la manger. Qu’à cela ne tienne, j’étais presque content de découvrir par hasard une talle de celles-ci, bien installées près des pivoines chez mes parents. C’était l’occasion pour enfin tenter l’expérience.

On récolte les jeunes feuilles et on évite les manipulations à main nue. On rince le tout et puis hop! Dans mon cas, le résultat était un potage délicieux apprécié de tous. Nous étions quatre néophytes qui avons été unanimement charmés. Ma seule erreur, j’ai laissé les tiges qui sont franchement trop fibreuses.

ma petite récolte d’orties; il en restera pour une deuxième recette!

Le potage avant le passage au mélangeur.


Recette de potage aux orties:

Ingrédients: Bouillon de poulet ou de bœuf, environ 2 tasses de feuilles d’orties, 1 oignon et 4 tasses de pommes de terres pelées en morceaux.

Cuisson: On fait revenir et brunir les oignons et ensuite hop! On cuit les pommes de terre dans le bouillon. On ajoute les orties et on termine le tout au mélangeur. Et voilà!


Liens utiles

Pour identifier l’ortie:

http://www.lavisdesplantes.fr/ortie-carte-identite/

Des idées de recettes:

http://home.naturopathe.over-blog.com/article-toutes-les-recettes-et-astuces-pour-cuisiner-l-ortie-74281068.html

Pour reconnaître les plantes sauvages comestibles:

http://nomadity.be/blog_santenaturelle/les-plantes-sauvages-comestibles-du-quebec/

Bonne dégustation!

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Premier gel = que faire avec les surplus de tomates et de légumes

Premier gel aidant, voici venu la période des surplus de légumes du jardin; les tomates, poivrons, courges et patates. Je vous parlerai de mes trucs, plus particulièrement de celui pour les précieuses tomates, qu’on a dû ramasser à la hâte, et qui mûrissent souvent toutes en même temps. Car, que faire quand il y en a trop et qu’on veut éviter d’en perdre, sans avoir à cuisiner des heures?


En passant, les tomates ne se réfrigèrent pas. On les garde au comptoir et elles changent graduellement de couleur d’elles-mêmes.
Ma méthode de prédilection : les manger.
Mes recettes préférées :

La salade à la grecque (féta, oignon rouge, olives et tomates) et la casserole d’automne.

Recette de casserole d’automne

Ingrédients: courgettes zucchini, patates (tranchées et blanchies), tomates, herbes (assaisonnement) et fromage + chapelure.

On coupe les patates, tomates et courgettes en tranches, et on fait cuire en les déposant par étages en casserole ou à la cocotte au four, sans oublier d’assaisonner avec des herbes fraiches (persil et basilic), de , poivre et d’ail, et on recouvre de chapelure et de fromage râpé pour finir.

Autre option quand il y en a vraiment trop de tomates:

La congélation sans cuisson.

Deux choix faciles: 1 – congeler les tomates entières, ou coupées en dés. Je préfère le second choix.
On coupe simplement les tomates bien mûres et prélavées en cube grossier. On place le tout dans un sac dont on retire l’air (ou bocal qui visse) et hop! Au congélo.
Les tomates congelées (ou dans des bocaux), c’est super pour les recettes en hiver.

Et en passant, je congèle aussi mes poivrons excédentaires en les coupant en deux, je les épépine et les empile dans un sac dont j’enlève l’air. Tout simple, pratique et rapide.

Et pour les tomates vertes?

J’adore le ketchup vert. Mon ingrédient secret de prédilection; la moutarde de Dijon et un peu de vinaigre de cidre. Ma variante préférée : le ketchup vert aux fruits, avec pommes au choix ou poires John avec un peu de poivron orange et de chou-fleur.

Des poires John, c’est super pour le ketchup au fruits… ou pour du bon beurre de poires au miel!

Bonne popote!