Galarina, une des plus récente variété de pomme résistante à la tavelure

Êtes-vous à jour dans vos variétés résistantes à la tavelure?

Je suis tombé par hasard sur un étal de Galarina bio, produit du Québec. Étant de nature curieux, je n’ai pas pu résister et me suis attrapé quelques-unes de ces jolies petites pommes qui ressemblaient beaucoup, de par leur forme et leur taille à la Priscilla, sans en avoir la même couleur. Il s’agit donc de petites pommes sucrées d’un doré-rouge attrayant. Leur chair est croquante, aromatique avec un peu d’acidulé, mais très peu. C’est surtout le sucré qui ressort. On sent très bien la présence de la Gala, sa maman (Gala X Florina Querina).

C’est donc une jolie petite pomme, intéressante, mais reste à voir ce qu’est sa rusticité. Disons que si je mets la main sur du bois à bouturer, je l’essayerai volontiers.

À propos de la tavelure:

La tavelure, le Venturia inaequalis, c’est un champignon, qui affecte surtout les pommiers, poiriers et pruniers.

C’est que pour les producteurs, il s’agit d’un fléau; la maladie fongique rend le fruit tacheté et crevassé; si bien qu’on peut jusqu’à dire « impropre à la commercialisation ».  Car un fruit qui n’est pas parfait n’est souvent pas « vendable ».

Et pour lutter contre cette maladie, point de remède. Il faut obligatoirement appliquer des fongicides sur le feuillage et les fruits d’une bonne partie des cultivars commerciaux les plus connus, car la plupart sont très sensibles à ce champignon. On est loin du bio, bien qu’il existe quelques produits dont je parlerai plus loin.

Toutefois, depuis la découverte du pommier Floribunda résistant à la maladie dans les années 40, plusieurs programmes d’hybridation ont vu le jour. D’abord aux États-Unis; comme le programme des PRI (Purdue, Rutgers, Illinois), ensuite au Canada avec l’AAC (Agriculture et agroalimentaire Canada) à Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec, ainsi qu’en France à l’INRA(L’Institut national de la recherche agronomique) pour n’en nommer que quelques-uns. D’autres programmes existent également en Europe et ailleurs dans le monde.

Il fut un temps où il existait peu de variétés de pommes résistantes et/ou le choix était limité à quelques variétés insipides et plutôt moyennes. Mais cette époque a changé!

Des dizaines de variétés sont apparues depuis la fin des années 80, d’où l’intérêt de se tenir toujours à jour et à l’affut des nouvelles sortes de pommes disponibles.

Voici quelques nouvelles variétés de pommes résistantes à la tavelure testées au Québec:

En voici d’autres du programme PRI (pas nécessairement disponibles au Canada)

Voir leur site ici pour de nombreuses autres variétés: https://hort.purdue.edu/newcrop/pri/

Par contre, il reste beaucoup encore à faire afin de tester tous ces cultivars en milieu rustique, tel qu’en zone 3. Je teste présentement quelques cultivars en zone 3 et je confirme que pour le moment, Priscilla réussit bien, avec Liberty dont la rusticité est un peu limite.

Produits bio pour prévenir/traiter la tavelure:

Tel que mentionné précédemment, il existe quelques produits acceptés en bio afin d’aider à traiter ou du moins, contrôler la tavelure.

Pour le traitement de la Tavelure ET du Blanc:

  • La Chaux soufrée (Polysulfure de calcium 30%),
  • le Bartlett Microscopic Sulphur (Soufre 92%),
  • Le Kumulus (Soufre 80%)

Pour le tavelure seulement:

  • La Bouillie soufrée (Polysulfure de calcium 23.0%),
  • Le Buran (Poudre d’ail)
  • Le Bioprotec fongicide arbre fruitier (Poudre d’ail)
  • Le Bicarbonate de potassium (en essai par certains producteurs).

Rappelons que les deux principales manières de gérer la tavelure en bio sont en préventif, en combinaison avec un gestion serrée de l’assainissement du verger et des détritus organiques à l’automne (pour éviter la propagation du champignon).

Je vous recommande fortement ces sites pour vous tenir informés des derniers traitements disponibles et homologués au Québec:

http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/organic/news/2014/2014-04a3.htm

Tiré de la page de l’OMAFRA sur l’utilisation de produits à base de cuivre:  » L’efficacité des pulvérisations de produits à base de cuivre à cette période de l’année pour réduire la propagation de l’inoculum responsable du feu bactérien provenant des chancres qui ont survécu à l’hiver a souvent fait l’objet de débats. Tout compte fait, son efficacité dépend de la façon dont les traitements sont appliqués et de la température après l’application. Le cuivre crée un milieu hostile à la surface de l’écorce et des bourgeons de l’arbre qui empêche ces organismes de s’y établir, ou de se répandre dans les fleurs avec les éclaboussures de pluie ou les insectes. Ainsi, il doit être appliqué avec de grands volumes d’eau pour assurer un recouvrement suffisant. »

Assainissement à l’automne: bien nettoyer le verger et la base des arbres en disposant (déchiqueter) des feuilles contaminées afin de réduire les sources d’inoculum/spores au printemps suivant. Des études suggèrent que la pulvérisation d’urée fonctionne, cherchez et vous trouverez.

Références:

Le CRAAQ (https://www.craaq.qc.ca/Le-CRAAQ) soit le Centre de Référence en Agriculture et Agroalimentaire du Québec

AgriRéseau  (www.agrireseau.net) ainsi que le Réseau d’avertissement phytosanitaire https://www.agrireseau.net/rap

Tiré du site: Le rap « a pour mission d’informer les producteurs et autres intervenants de l’agroalimentaire québécois sur :

  • La présence et l’évolution des ennemis des cultures dans leur région.
  • Les stratégies d’intervention les plus appropriées dans un contexte de gestion intégrée des cultures et de développement durable. »

Et enfin l’Omafra (Ministère de l’Agriculture de l’Ontario) – section traitement bio des ravageurs des pommiers

À lire sur les variétés résistantes à la tavelure:

au Québec: http://cyberfruit.info/apple/releasedselections.asp

sur le site d’Agriculture Ontario (Omafra): http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/facts/scabresist.htm

à l’INRA: http://www.angers-nantes.inra.fr/Toutes-les-actualites/1979-2005-creation-Ariane :

« Au fil des croisements, les chercheurs de l’Inra ont sélectionné avec des pépiniéristes de nouvelles variétés de pommes à couteau moins sensibles : Florina® Querina, Ariane®, Antarès® Dalinbel, Choupette® Dalinette, Story® Inored. Des pommes à jus et à cidre ont été également sélectionnées pour leur moindre sensibilité aux maladies : Judaine®, Judeline®, Chanteline®, Douce de l’Avent et Fréquinette. »

Les PRI des États-Unis: https://hort.purdue.edu/newcrop/pri/

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Le rabattage des figuiers en hiver

Ça y est! J’ai récolté ma dernière figue de 2017. Elle était tombée ce matin. Il s’agit d’une figue de mon LSU Gold. Celui-ci n’est pas très productif sur ses propres racines, mais lorsqu’il est greffé sur un semis de figues de Turquie, il se transforme en poule aux œufs d’or.

Le figuier LSU Gold, peu productif sur ses propres racines lorsque cultivé en pot, l’est beaucoup plus lorsque greffé. Le fruit a tendance à être peu sucré, il lui faut beaucoup de soleil et j’attends même que les fruits tombent pour obtenir le plus haut taux de sucre possible.

J’attendais justement après cette dernière figue pour mon entretien annuel: le rabattage hivernal des tiges des figuiers. Ça parait drastique comme traitement, mais c’est comme ça qu’on garde nos figuiers productifs. Ainsi, chaque automne (ou printemps, avant que la pousse reprenne), je rabats les tiges à quelques centimètres de la pousse de la dernière année. De toute façon, un figuier en hiver, ce n’est jamais beau. Les feuilles sont à moitié tombées ou maladives et l’arbre a l’air moribond.

N’ayez donc aucune crainte, le figuier repoussera sans soucis et produira, de toute façon, encore mieux tout le long de ses nouvelles tiges neuves.
En gros, la taille permet de garder vos figuiers courts et surtout, productifs, tout en obtenant du bois supplémentaire pour des échanges. Car si vous ne le saviez pas, le figuier se bouture très facilement.
Dans mon cas, j’en profite aussi pour leur faire un petit traitement sanitaire à l’eau savonneuse pour me débarrasser des tétranyques.

Le résultat en image:

Sinon, bonne saison des Fêtes, bon repos d’hiver et lecture de jardinage! 🙂

Conférence de novembre sur l’art de la greffe est en ligne!

Vous avez manqué la conférence sur la greffe en milieu rustique du début novembre dernier à l’Université Laval?

Que cela ne tienne, les gentils bénévoles et organisateurs de VIA Agro Écologie l’ont filmée et le tout est désormais en ligne ici: https://www.youtube.com/watch?v=BY_fmK5xLNI

Sans prétendre à la science infuse, ni à la vérité absolue, le tout se voulait une conférence présentant le résultat de mes recherches et expérimentations à ce jour. Quand on parle en « Je » et de ses expériences personnelles, d’habitude, c’est difficile de se tromper.

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En gros, j’y présente mon projet de permaculture en zone 3, au Saguenay. J’y aborde les variétés de fruitiers rustiques, les greffes (greffons et porte-greffes) ,et surtout, j’y partage mes sources à ce jour (végétales et bibliographiques).

Bon visionnement! 🙂

 

Conférence le 9 novembre prochain sur l’Art de la greffe dans un contexte de verger rustique

Petite invitation à une conférence que je donnerai sur mes expériences avec l’art de la greffe dans un contexte de verger en permaculture au Saguenay zone 3.

Le tout s’est décidé un peu sur le tard, mais si ça vous tente, c’est le mercredi 9 novembre prochain à 17h30, au pavillon Paul Comtois Local 3111 et… c’est gratuit!

J’encouragerai toutefois une contribution volontaire aux organisateurs, soit le groupe étudiant VIA Agro-Écologie, qui m’ont invité.

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VIA Agro-Écologie « fait la promotion et la sensibilisation des alternatives agro-écologiques, pour un environnement sain dans l’optique du développement durable. Plusieurs conférences sont organisées chaque année sous cette trame de fond. On y trouve une bibliothèque détenant des livres sur l’agriculture et le maraîchage biologique, la traction animale, les énergies vertes, la gestion des matières résiduelles, les plantes médicinales, l’agriculture urbaine (et beaucoup d’autres sujets!) pouvant être consultés et empruntés par tous les étudiants de la FSAA. VIA tient aussi un jardin écologique et communautaire situé tout près du Jardin Roger Van den Hende. Une parcelle peut y être louée à coût modique! Informez-vous auprès de la personne responsable.  » source: http://www.agetaac.ulaval.ca/clubs-et-comites/via-agro-ecologie/

Comment réussir la production de figue chez soi (culture à l’intérieur)

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Après trois ans d’essais et erreurs, j’ai enfin une dizaine de figues en route sur mes plants. Étant donné que ça m’a pris pas mal de temps avant d’y arriver, je me suis dit que ça pourrait peut-être aider les autres de partager un peu mon expérience sur le sujet afin d’arriver à de bons résultats plus rapidement.

  1. l’emplacement: SOLEIL! SOLEIL! SOLEIL! Les figuiers ont besoin du plein soleil. Si vous n’avez pas de fenêtre au sud ou à l’ouest, laissez tout de suite tomber. Par contre, si c’est le cas, vous pouvez tenter votre chance et vous essayer à faire pousser un figuier à l’intérieur. Car s’il manque de soleil, votre figuier poussera quand même, produira peut-être quelque chose, mais les figues seront fade et sans sucre, donc sans goût. Donc, autre conseil important, ne tournez pas votre plante lorsqu’elle a commencé à préparer des fruits.

    Le figuier cherchera naturellement à pousser vers le soleil.

  2. la variété: Pour réussir vos figues à l’intérieur, il faut d’abord une variété parthénocarpique (qui produit des fruits sans pollinisation), mais aussi préférablement une variété bifère, soit à deux récoltes, donc qui produit au printemps ET à l’automne. C’est pour maximiser vos chances d’obtenir des résultats. Pour ma part, j’ai de très bons résultats avec Brown Turkey et LSU Gold.

    La variété bifère LSU Gold, LSU pour Louisiana University, production de 2015 à la maison!

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  3. La culture/pot: Le figuier n’est pas trop exigeant pour ce qui est du terrain, mais préfère un sol qui se draine bien et dont l’eau ne stagne pas. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’aime pas l’eau! Autre détail important: le figuier aime être à l’étroit. Donc, ne pas l’installer dans un trop grand pot, sinon il ne produira pas. Pour ma part, je préfère un pot de terre cuite qui s’assèche bien et je laisse toujours sécher entre les arrosages. NOTE: Dans un pot trop grand, la plante ne fera que pousser et ne cherchera pas à produire de fruits. J’ai installé mes figuiers dans un grand pot et ils n’ont presque pas produit pendant trois ans, soit tant qu’ils n’ont pas épuisé les réserves de terre du pot.
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    La variété Brown Turkey – mes premiers fruits en 2015 (culture en pot). J’ai tourné la plante et les fruits qui n’étaient plus au soleil n’ont jamais réussi à devenir sucrés et étaient fades.

    Le figuier aime être à l’étroit. Le mien est dans un pot de terre cuite, mais ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas l’arroser souvent, au contraire!

  4. Fertilisation: Je fertilise mes figuiers à l’engrais à tomate en cristaux qui se diluent dans l’eau avec de très bons résultats. Je laisse les plants se reposer l’hiver et fertilise au printemps et en été jusqu’au début de l’hiver.
  5. L’arrosage: Oui, les figuiers sont des plantes très résilientes. Toutefois, si vous voulez une belle production, il faut arroser régulièrement, surtout lorsque les plants ont commencé leur production fruitière. Une sécheresse subite fera avorter les fruits. Généralement, je laisse la surface du sol sécher entre les arrosages, mais un arrosage régulier est primordial.

Traitements et maladies:

Les deux problèmes que j’ai vécu avec les figuiers, ce sont la pourriture/champignons au niveau du sol et les araignées rouges. Voici comment j’ai réussi à surmonter ces problèmes de façon biologique.

  1. La pourriture/moisissure systémique des racines: En hiver, le sol de mon plus gros pot avait tendance à trop garder l’eau, d’autant plus que les plants en dormants buvaient et absorbaient beaucoup moins l’eau. En conséquence, j’ai donc développé un problème de champignon dans le sol, au grand détriment de mes figuiers qui semblaient dépérir. La solution: le thé! Je leur ai fait un arrosage de thé vert/noir asiatique, dilué dans l’eau d’un arrosoir. Ma recette, préparer une théière de thé vert ou noir en feuilles assez concentré qu’on laisse refroidir. Ensuite, on retire les feuilles et on dilue dans un arrosoir. On arrose simplement les plants « malades » avec ce thé tiède, en aillant préférablement laissé sécher le sol au préalable. Une fois le traitement complété, les racines/motte devrait être complètement « arrosé » d’eau au thé.
  2. Les araignées rouges adorent mes figuiers, plus particulièrement la variété LSU Gold qui semble davantage sensible que les autres. Ma recette bio: Du savon insecticide. J’ai découvert que le savon à vaisselle Palmolive aux pommes fonctionne très bien. Quelques gouttes diluées dans un litre d’eau et je pulvérise sur la plante. Attention, il faut vraiment pulvériser PARTOUT et répéter le traitement deux autres fois à une semaine d’intervalle, pour un total de trois. Pourquoi? Parce que la première fois, le savon tue les insectes vivants. Le deuxième traitement tuera la deuxième génération, soit celle qui n’était pas encore éclose. La troisième, c’est pour ceux qui auraient été échappés. Le truc ultime: pulvériser l’hiver. Pourquoi? parce que en hiver, le figuier perd presque toutes ces feuilles. Personnellement, en décembre-janvier, j’enlève tout ce qui peut rester de feuilles sur les figuiers pour « le mettre en hiver de force ». C’est le meilleur moment pour traiter contre les araignées rouges, puisque sans les feuilles, c’est tellement plus facile d’arroser partout! 🙂
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Je ne sais pas pourquoi, mais le Palmolive aux pommes est efficace contre les acariens.

Attention! Ce n’est pas toutes les sortes de savon à vaisselle qui fonctionnent. Certains ne feront que brûler les feuilles sans vous débarrasser des acariens.

Multiplication et greffes: Les figuiers sont hyper facile à bouturer! Donc c’est une super plante pour partager entre amis. Le figuier se greffe aussi très facilement et j’ai eu de très bons résultats de greffe sur figues d’Izmir (mini-figues séchées achetées au magasin dont j’ai fait pousser les graines).

Pour les boutures, un simple bout de branche de 20-30 cm peut être planté dans le sol en ne gardant que 3-5 cm hors de la terre. Si c’est en vert, on enlève toutes les feuilles sous la terre et on n’en conserve qu’une (ou pas du tout). On installe le tout à l’ombre avec un plastique sur le dessus pour ne pas que ça sèche (cloche) pendant au moins un mois. Ça, c’est pour une bouture en vert. Pour le bois en dormance, donc sans feuilles, on peut bouturer sans cloche de la même façon (enterré) et attendre que ça repousse au printemps. J’ai même fait le test de mettre une bouture dans l’eau et ça fonctionne aussi! Dans l’eau, on met en terre aux premiers signes de racines et ne gardant que les derniers cm hors de terre.

Pour les greffes, j’ai testé la greffe en écusson ainsi que la greffe en Z, les deux fonctionnent très bien. Le seul conseil que je donnerais par contre, c’est qu’il ne faut absolument pas laisser repousser le porte greffe tant que le greffon n’est pas bien repris.

En voici un exemple:

Notes

La technique de la greffe en Z:

La greffe une fois reprise. Il s’agit d’un LSU Gold sur un semis de figue d’Izmir. La feuille du bas est celle du porte-greffe.

La greffe quelques mois plus tard. Le point de contact est bien guéri et il reste de la cire sur le PG, qui partira éventuellement.

Taille et entretien: après quelques années, vous devrez raccourcir les branches pour les rajeunir, sinon le figuier a tendance à pousser ‘en orgueil’. Wiki du comment tailler un figuier et voir aussi comment tailler les arbres pour favoriser la fructification des variétés bifères (en anglais), How to prune figs in cool climate: https://www.youtube.com/watch?v=RB0D_tuKgtQ

***

Le défaut du figuier, car je me dois de le mentionner, c’est que lorsque la plante est en mode croissance au printemps, le plant dégage une odeur qui ressemble à du « pipi de chat », particulièrement lorsque le soleil plombe sur les nouvelles feuilles. La bonne nouvelle, c’est que l’odeur finit par passer, mais est un peu surprenante quand on ne s’y attend pas.

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Pour choisir ou en savoir plus sur les variétés de figues:

https://www.pommiers.com/figue/figuier.htm

Sites pour acheter des figuiers au Québec/Canada:

Brugmansia-Québec

FloraExotica

Adriano’s World of Fig

PS: Certaines variétés de figuiers résistent à l’hiver en zone 5, mais en étant couché au sol et/ou rentrés à l’intérieur. Mon Black Turkey survit depuis deux ans à Petit-Saguenay. Toutefois, la saison est trop courte pour la récolte d’automne, il faut donc impérativement conserver les branches qu’on couche au sol si on espère une production fruitière. J’en reparlerai dans un autre article quand j’aurai réussi à produire des fruits sur mon terrain.

La taille et le sécateur – la bonne technique et le bon outil

Les journées réchauffent et si dans certains cas, la neige est déjà fondue (au sud dans le coin de Montréal), à Québec ce n’est pas encore le cas.
Par contre, en mars, c’est les sucres et déjà la sève commence à monter.
C’est aussi la saison de la taille des arbres fruitiers. Dès que les premières journées plus chaudes se pointent, on peut enfin en profiter pour mettre le nez dehors et préparer ses arbres pour la prochaine saison à venir.

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Les journées réchauffent et ça sera bientôt le temps de tailler ses fruitiers à pépins!

La taille:

Pour ce qui est de la taille, il y a plusieurs écoles de pensées. Tout comme il y a plusieurs formes que l’on peut donner à son arbre. La pyramide, le gobelet, en fuseau, à tige centrale, en espalier.
En gros, on veut des branches dont l’angle est le plus près possible de 90 degré par rapport au tronc principal afin d’encourager la fructification.
Sans entrer dans les détails, je vous recommande ce site pour les bases:
http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/facts/00-006.htm

Et je vous recommande également quelques vidéos pour ceux qui, comme moi, sont peut-être plus de type visuel. Ils sont en anglais pour certains, mais démontrent bien les branches qu’il faut conserver afin d’encourager la fructification.

Les vidéos:

 

Les outils – le sécateur:

Je suis tombé sur un site vraiment, mais vraiment génial qui traite de façon très détaillée des sécateurs. J’étais ravi d’enfin savoir comment entretenir mes outils, mais aussi désolé d’apprendre que mon nouveau sécateur était un mauvais outil. C’est que je me suis acheté un sécateur à enclume, en me disant que ça devait être un meilleur outil, étant donné qu’il avait l’air plus solide. C’était sans me douter q’un sécateur à enclume ÉCRASE la branche et ne fait pas une coupe nette. J’avais remarqué que l’outil en question brisait toujours un peu la branche. Et bien, c’est normal, puisqu’il n’y a qu’une lame d’un côté.

Sécateur à enclume = mal 😦

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Sécateur à enclume. Une seule lame et de l’autre côté l’enclume qui écrase la branche. Source de l’image: http://blog.hortik.com/wp-content/uploads/2012/11/secateur-enclume.jpg

Je vais donc devoir refaire du shopping et m’en acheter un nouveau. Celui que j’ai n’est bon que pour du ménage de sous-bois, pas pour les fruitiers.

Et en attendant, voici donc la super page dont j’avais parlé plus tôt: http://mapassionduverger.fr/taille-et-forme-fruitiere/laffutage-et-lentretien-du-secateur/

Elle provient du site « ma passion du verger » de Serge HAEHNEL, en Lorraine (France). Un site rempli d’information intéressante, mais pour un climat un peu plus clément.

Bon jardinage! 🙂