Popote avec les coings japonais – chaenomeless japonica

Première récolte de coings japonais cette année; deux gros sacs de fruits entre 2-5 cm, une production intéressante pour une plante qui ne demande que très peu de soins.
J’avais écrit un article sur ces plantes l’année dernière ici: https://poirespetitsag.wordpress.com/2014/12/21/culture-de-coing-rustiques-et-chaenomeles-coings-japonais/

Les miens proviennent tous de semis récupérés d’un ami, soit d’un plant de « Knapp hill scarlet » qui pousse à Québec.

Au début, j’avais plus de 50 semis; j’en ai conservé une trentaine. Je les ai plantés au pied de mes fruitiers, répartis dans le verger.  Je n’avais pas trop d’attente, étant donné que ces plantes sont supposées être zoné 5. Toutefois, puisque ce sont des arbustes buissonnants qui restent près du sol, la couverture de neige abondante du Saguenay joue en ma faveur. Ça valait donc la peine d’essayer cette plante exotique prometteuse; je savais que son fruit, bien qu’amer, était comestible.

Suite à un hiver avec beaucoup de neige, les plants avaient bien hiverné. Voici de quoi ils avaient l’air en juin dernier. La floraison était magnifique et déjà un succès.

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Et effectivement, plus la saison avançait, et plus je savais que j’aurais droit à une bonne récolte.

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Avant de les récolter, j’avais fait quelques recherches sur Internet et je suis tombé sur ce document très intéressant:

Il s’agit d’une recherche produite par des chercheurs en Espagne et en Suède, sur l’utilisation et la transformation du coing japonais. On y explore les différentes avenues possibles, soit: le jus, les conserves, le sirop, la confiserie, le purée et gelée et même des produits de transformation aussi étonnants que de la crème glacée, du yogourt et dans du pain!

De plus, le fruit est très riche en pectine et possède un arôme extraordinaire; un parfum presque d’agrume, agréable et exotique, qui ajoute à toute confiture ou purée de pomme, poire ou prune.

Voici donc ma récolte 2016! Deux gros sacs d’épicerie, soit beaucoup plus que j’en avais besoin pour une première expérience. J’ai donc fait quelques heureux. Pour les utiliser, il suffit de les couper en deux et d’enlever les pépins. On cuisine tout le reste.

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Mes deux expériences de popote:

1.avec une compote de prunes:

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Le fruit n’est pas très gros, mais quand on sait qu’il suffit d’enlever les graines, c’est moins long à préparer que des pommes ou poires.

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Ma préparation de purée de prunes, avant macération de 12 heures avec du sucre. Miam!

2. en gelée, ça prend beaucoup de sucre. C’est très parfumé! hummm!

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Mise en garde: attention, sachez tout de même que la plante n’est pas parfaite. Certains la déteste, parce que une fois implantée, elle peut être difficile à contrôler et a tendance à envahir. Aussi, la plupart des semis de chaenomeles donneront des plants épineux. Pour un cultivar sans épines, mieux vaut se le procurer ou le cloner. Et pour une bonne pollinisation/fructification, il faut deux variétés différentes. Les chaenomeles ne sont pas auto-fertiles. Dans mon cas, j’ai dû porter des gants lors de la récolte de mes fruits.

Enfin, côté rusticité, la plante survivra à un hiver très froid (au-delà de -25’C) sans neige, mais les boutons floraux sont sensibles aux grands froids. Alors mieux vaut laisser vos branches près du sol et s’assurer que les plants soient bien cachés par la neige pour obtenir des fleurs/fruits.

Autre défaut, les plants produisent des fleurs sur le bois de deux ans, donc les fleurs ne seront pas réparties uniformément sur le plant.

Gare aux épines! Mes semis en possèdent tous. Toutefois, il existe des cultivars sans épines. J’ai présentement le cultivar Yukigoten à l’essai aux fleurs blanches doubles et… sans épines!

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Je termine avec une dernière photo de mes chaenomeles X en fleur, en juin dernier. Bon automne!

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2 réflexions sur “Popote avec les coings japonais – chaenomeless japonica

  1. C’est beau et intéressant, ce fruitier ! Peut-être que le port bas buissonnant et épineux peut être utile au verger autour des arbres fruitiers… ça pourrait peut-être faire un bon couvre-sol, des fruits comestibles et je demande si les aiguilles sont suffisamment désagréables pour éloigner des petits mammifères des troncs d’arbres…

    Je pense que je vais me trouver des semences et essayer ça !

  2. Je pourrai t’en donner au printemps, j’en ai une trentaine et ça drageonne. C’est facile à multiplier.
    Moi je les ai plantés au pied de fruitiers et c’est probablement assez épineux pour dissuader certaines bestioles.
    Ça prend plein soleil et il faut en avoir au moins deux, ça aide à la pollinisation. Mes plants ont produit après trois ans et c’étaient des petits semis!

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